Cercle de Samsara
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 Enfant et Médiumnité en Afrique

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MessageSujet: Enfant et Médiumnité en Afrique   Lun 9 Nov - 12:08



Enfant et Médiumnité en Afrique


Nous attirerons l'attention sur une singularité de certains désordres présentés par les enfants de certaines communautés d'origine africaine. Les pathologies infantiles : enfant-sorcier, enfant-ancêtre, enfant-médium . Bien étrange que la place de ces enfants-sorciers, réputés nés avec la substance de sorcellerie. Il semble que ceux là constituent l'autre pôle extrême du système sorcier — "sorciers flottants", force ne s'étant pas encore mise au service d'une cause. Perçus comme particulièrement dangereux du fait de leur apparence innocente, leur action est indécelable. Une fois identifiés, ces enfants sont vigoureusement pris en charge… c’est souvent à ce moment qu'ils rencontrent les services médico-sociaux du pays d'accueil, en Europe.

Participez au Cercle de Samsara sur vos témoignages sur les enfants doués de don en Afrique ! cheers
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MessageSujet: Enfants-sorciers   Lun 9 Nov - 12:16



Enfants-sorciers


La République démocratique du Congo, qui connaissait déjà le fléau des « enfants soldats », est en proie depuis quelques années au phénomène tout aussi inquiétant des « enfants-sorciers ». Des enfants sont accusés, par des voisins quand ce n’est par leurs propres parents, de porter le mauvais œil. L’attribution à un enfant de pouvoirs maléfiques apparaît généralement au sein de familles touchées par un malheur : décès, maladies, perte de travail, etc. Accusé de sorcellerie, il est chassé de sa famille et mis au ban de la communauté.

Apparu il y a une dizaine d’années, surtout en ville, le phénomène des « enfants sorciers » s’est accentué avec le délitement du pays. Il a pris des proportions dramatiques ces derniers mois. En juin dernier, de présumés sorciers de 5 ou 6 ans ont été littéralement massacrés dans la région d’Aru, dans le nord-est du pays, à la frontière de l’Ouganda . À Kinshasa, à la mi-septembre, un adolescent de 14 ans accusé par la rumeur d’avoir ensorcelé une femme a été torturé jusqu’à la mort

Sociologiquement, l’enfant accusé de sorcellerie occupe souvent une position marginale, soit il est issu d’un premier mariage, soit il est l’enfant d’un membre de la famille qui s’est absenté. Les familles modestes ou pauvres sont plus vulnérables au phénomène, aussi bien sur le plan de la croyance en la sorcellerie, que sur celui des malheurs qui l’accablent. La propagation du phénomène a traversé les classes sociales, mais quand ce sont des familles aisées qui sont touchées, celles-ci font appel à un pasteur qui dans la plupart des cas assure leur réintégration.

Les causes d’un tel phénomène sont très difficiles à cerner. Il est certain que la crise économique, qui a cassé le mode de fonctionnement traditionnel de l’autorité familiale, y est pour beaucoup. Dans ce contexte, de nouveaux mécanismes de pouvoir se sont progressivement instaurés. Ils ont fini par supplanter la « sagesse traditionnelle ». Des enfants sont revenus des mines diamantifères plus riches que leurs parents. La guerre et le recrutement des enfants a également contribué à la déstabilisation de l’ordre familial. Mais c’est la multiplication de facteurs, dont certains ne sont pas accessibles à travers l’analyse sociétale et sont plus du domaine de l’affectif et de l’inconscient, qui a scellé la propagation du phénomène. Selon le professeur De Boeck, face aux traumatismes nés de la guerre, de la famine et du sida, la société congolaise a tendance à se rattacher de plus en plus au monde de l’imaginaire, le « monde pandémonium » ce qui signifie « monde de la nuit » ou « monde invisible ». La ligne de démarcation entre le rêve et le réel finit par s’estomper.



Pourtant ces enfants, errants dans les rues sous prétexte qu’ils sont ensorcelés, sont bien vivants et souffrent moralement et physiquement. « Le phénomène prend de l’ampleur dans les quartiers pauvres de la capitale », commente le pasteur évangéliste, Lobela Mati, régulièrement appelé par des familles pour « exorciser des enfants sorciers ». « Des enfants sachant à peine parler sont soupçonnés d’être sorciers » révèle-t-il, et il s’indigne que « les badauds soient toujours prêts à leur faire subir le supplice du collier », qui consiste à placer un pneu enflammé autour de la poitrine de l’enfant.

Aujourd’hui étudiant en Belgique, l’infirmier neuropsychiatre Célestin Lokonde [5] raconte l’histoire du petit Nganputu, 11 ans. L’équipe médicale avait été sidérée par la logique et la clarté du récit (délire, en termes médicaux) pour un enfant de cet âge : « Toutes les nuits ma grand-mère venait me chercher et nous partions rejoindre l’assemblée des autres et là-bas on décidait ensemble ce que nous allions faire cette nuit-là ».

Pour se faire accepter au sein du groupe, Nganputu avait « offert » son oncle défunt comme sacrifice. A sa première « rencontre nocturne » sa grand-mère lui a donné de la viande saignante et ce geste lui a ouvert l’esprit. Ainsi, il pouvait voir à travers les portes, deviner les pensées des gens, prédire les pluies, les foudres, etc. Nganputu est l’aîné d’une famille d’agriculteurs originaire de Bandundu où il vivait avec sa grand-mère. Lorsqu’elle est morte, il est retourné chez ses parents. C’est à la mort de son oncle, que sa « condition » d’enfant sorcier a été diagnostiquée par la famille. L’insouciance et le peu de respect des pratiques du deuil qu’affichait Nganputu, en tant qu’aîné des enfants, a convaincu l’entourage qu’un « esprit malin » l’habitait.

L’histoire de Nganputu est celle de tous les « Enfants sorciers », « Chégués », « Moineaux » (ceux qui chapardent), qui « hantent » les rues de Kinshasa, laissés-pour-compte de familles dépassées par la crise. Les petits sorciers s’organisent en groupes appelés « écuries », de manière militaire, avec distribution des tâches et attribution des grades.

Face à ce problème, deux réponses existent : les églises, et les associations. Les églises sont mieux « habilitées » à « soigner » les enfants sorciers, néanmoins, paradoxalement elles entretiennent sinon fécondent cet imaginaire lié au « monde des forces du mal ». Les chaînes évangéliques diffusent des aventures de ces « enfants-esprits ».

En revanche, les associations plus neutres s’occupent de tous les enfants des rues. Le Docteur Malele, du projet ’enfants de la rue’ de MSF à Kinshasa, constate que « face à l’agressivité de la rue et la répression de la police, ces enfants, animés par un sentiment de révolte et d’injustice, se laissent tenter par la drogue et l’alcool ou s’incarnent en sorciers. Par la crainte qu’il inspire, l’enfant sorcier se sent un peu plus protégé, ou mieux à même de prendre sa revanche sur les injustices qu’il endure ».

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MessageSujet: Enfants sorciers en Afrique   Lun 9 Nov - 12:31



Tués ou torturés
Le documentaire Saving Africa's Witch Children raconte l’histoire de milliers d’enfants qui sont catalogués comme sorciers par des prédicateurs charismatiques au Nigeria puis soit tués soit torturés lors d’horribles cérémonies d’excommunication, souvent par leurs propres parents.

Des enfants comme Mary, 9 ans, qui durant une cérémonie religieuse dans une église pentecôtiste est identifiée comme étant une sorcière par une prophétesse. Ses parents l’accusent d’avoir tué sa jeune sœur. Ils l’aspergent de soude caustique bouillante et l’abandonnent ensuite dans une forêt.

Mesures
Le tournage du film a attiré l’attention des autorités locales sur le sort de ces enfants. Celles-ci ont décidé de prendre des mesures pour mettre fin à ces pratiques. Joost van der Valk, le réalisateur néerlandais, se félicite de l’impact positif du documentaire sur l’Etat nigérian d’Akwa Ibom, où la Britannique Mags Gavan et lui ont tourné le film en 2008 :

Il est désormais interdit d’accuser les enfants de sorcellerie et un grand nombre de prêtres ont été arrêtés à la suite du film. De plus, les ONG locales du Nigeria ont reçu de nombreux dons, qui ont servi à améliorer les conditions de vie des enfants dans l'orphelinat.


Education
Le documentaire n’est pas qu’un tissu de misères : les enfants comme Mary sont secourues et mis en sécurité dans un centre dirigée par une institution caritative locale, le Child Rights and Rehabilitation Network (CRARN), dont le président, Sam Itauma, intervient dans le film.

Sam Itauma déclare qu’à la suite du documentaire, qui n’est pas sorti au Nigeria, les autorités locales ont introduit l’enseignement secondaire gratuit dans son Etat situé dans la région du delta du Niger. Par ailleurs, le gouverneur de l’Etat a signé la Charte des droits de l’Enfant et l’orphelinat est prospère.

L’attention suscitée par Saving Africa's Witch Children, cependant, n’a pas plus à tout le monde, remarque Sam Itauma:

Un grand nombre de Nigérians sont d’avis que nous n’avons pas présenté le Nigeria sous une lumière favorable et que nous avons contribué à donner une image négative du pays. Mais nous ne pouvons pas cacher la situation. Nous devons y faire face.


Menaces
La fondation caritative de Sam Itauma a reçu des menaces et l’orphelinat a été attaqué. Le président Itauma ne fait plus d’apparition publique :

Ils veulent maintenant réprimer nos activités, pour qu’on cesse notre campagne contre eux et qu’ils puissent poursuivre leurs activités néfastes au nom de Dieu. Je dois être extrêmement prudent parce que ma vie est menacée.

Déterminé
Sam Itauma n’est pas prêt à abandonner le combat. Pas plus tard que la semaine dernière, dit-il, Nwanakwo, 9 ans, est mort à l’hôpital après avoir été "aspergé avec de l’acide" par son père.

Il veut s’assurer que la nouvelle législation qui interdit la stigmatisation d’enfants accusés de sorcellerie soit renforcée. Mais aussi que les prédicateurs qui ont été incarcérés puis mis en liberté sous caution ainsi que les parents qui ont violenté leurs enfants soient poursuivis.

Les réalisateurs du documentaire projettent une suite au documentaire, qui, espèrent-ils, mettra en lumière les efforts positifs pour protéger les droits des enfants dans l’Etat nigérian d’Akwa Ibom.

Un récent rapport des Nations unies explique que les violences envers les enfants "ensorcelés" sont fréquentes dans les pays où les structures sociales traditionnelles se sont effondrées mais aussi où les morts soudaines sont courantes et les perspectives d’une vie meilleure sont faibles.
De plus en plus souvent, les femmes âgées et les enfants sont pointés et accusés de tous les maux de leurs familles, en Afrique, mais aussi en Inde et au Népal.

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