Cercle de Samsara
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 L'ORACLE DE DELPHES

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MessageSujet: L'ORACLE DE DELPHES   Dim 23 Aoû - 8:59

L'ORACLE DE DELPHES


DELPHES (Oracle de), Myth. Hist. Littér. le plus fameux de tous les oracles du paganisme, et qui devint, pour ainsi dire, l'oracle de toute la terre ; il précéda le règne de Cadmus, et était même établi avant le déluge de Deucalion.

Diodore de Sicile, Strabon, Pausanias, et Plutarque, racontent que des chèvres qui paissaient dans les vallées du mont Parnasse, s'étant avancées vers une espèce d'antre peu connu, firent des bonds étonnants, et poussèrent des cris extraordinaires. Bientôt les pâtres, les villageois, et tous les habitants du lieu, furent à leur tour saisis des mêmes mouvements, et se persuadèrent que quelque dieu était venu se cacher dans le fond de l'abyme, afin d'y rendre ses oracles. On attribua d'abord l'oracle à Neptune et à la Terre ; de la Terre, l'oracle passa à Thémis sa fille : ensuite elle s'en démit en faveur d'Apollon, qu'elle chérissait particulièrement. Enfin celui-ci par ses lumières dans la science de deviner, à laquelle il s'appliqua dès sa plus tendre jeunesse, demeura maître de l'oracle, et l'éleva au plus haut point de célébrité. Le singulier de ce détail fabuleux, est qu'on le puise dans les Historiens comme dans les Poètes.

Apollon fut donc le dernier possesseur de l'oracle de Delphes, et s'y maintint avec plus ou moins de gloire, suivant les conjonctures, le degré de superstition des peuples ou de l'industrie des prêtres, jusqu'au temps que les Thraces pillèrent son dernier temple, et le brûlèrent vers l'an 670 de la fondation de Rome. Pendant ce long espace de siècles, le temple d'Apollon regorgea de présents qu'on y envoyait de toutes les parties du monde. Les rois, les potentats, les républiques, et les particuliers, n'entreprenaient rien qu'ils ne l'eussent consulté ; tout ce qu'il y avait d'habitants à Delphes travaillaient à l'envi à lui procurer des consultations, et à lui attirer les étrangers, afin de leur vendre les oracles au prix des plus somptueux sacrifices et des plus magnifiques offrandes ; tous étaient occupés ou de l'entretien du temple, ou des sacrifices, ou des cérémonies qui concernaient les oracles ; tous briguaient avec zélé l'honneur d'être les ministres d'un dieu qui les comblait chaque jour de nouveaux bienfaits.
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MessageSujet: Qui était la Pythie ?   Dim 23 Aoû - 9:09



Qui était la Pythie ?

A Delphes, la prophétesse (c’est-à-dire, selon l’étymologie grecque, "celle qui parle à la place [du dieu]") était appelée la Pythie ou "prêtresse pythienne".
Ce nom lui vient d'Apollon, qui est appelé Apollon Pythien à Delphes parce qu'il a vaincu le serpent Python.

Cette femme était une vierge choisie parmi les habitantes de la région.
A l’origine, elle s'exprimait en vers et ses propos confus devaient être interprétés par deux prêtres, assistés par cinq ministres du culte.
Les différentes charges liées à l’oracle de Delphes étaient attribuées à vie.

Par la suite, les auteurs chrétiens comme Origène ou Jean Chrysostome ont véhiculé une image péjorative de cette prophétesse, la présentant comme une femme hystérique et droguée, possédée par le démon.

La consultation de l’oracle
La consultation de l’oracle de Delphes se déroulait selon un rituel précis et scrupuleusement respecté.

Seuls les hommes pouvaient consulter le dieu individuellement ou collectivement (pour une cité, par exemple).
Par ailleurs, on ne pouvait consulter la Pythie qu'un jour par mois. A l’origine, la consultation de l'oracle était annuelle et avait lieu le jour de la fête d'Apollon.
Elle se déroulait ensuite le sept de chaque mois pendant les neuf mois où le dieu était censé occuper le site : ce jour était appelé polyphthoos ("jour des multiples questions").

Le consultant devait s'acquitter d'une taxe versée à une confédération de cités. Le paiement d'une surtaxe ou des services rendus à la cité de Delphes permettaient d'acquérir le droit de promantie, c'est-à-dire le droit de passer outre la longue liste d'attente.

Le consultant était d’abord conduit dans l'adyton du temple d'Apollon et y rencontrait la Pythie, installée sur un trépied.
Celle-ci s'était purifiée, avait bu l'eau de la source Castalie et mâchait des feuilles de laurier (l'arbre du dieu Apollon).

Il offrait alors un sacrifice au dieu, la cérémonie étant conduite par les deux prêtres et leurs assistants.
La victime était aspergée d'eau froide et, si elle ne tremblait pas, la prise d'oracle était annulée.

Le consultant pouvait ensuite poser sa question que les prêtres avaient souvent reformulée pour qu’elle ait la forme d'une alternative.
La Pythie répondait ou non, selon la volonté du dieu qui s’exprimait à travers elle.
Selon les témoignages d’auteurs antiques dont Plutarque, la Pythie était cachée par un voile et l'on n'entendait que sa voix.
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MessageSujet: Le discours de la pythie   Dim 23 Aoû - 9:16


(discour du Roi Cyrus selon Gustave Doré)


Le discours de la pythie était souvent décousu et incohérent et, en lui-même, il devait avoir peu de sens pour les suppliants. Ses paroles étaient notées par des prêtres, et ce sont eux qui en interprétaient le sens et écrivaient la réponse, souvent en vers. Une copie était donnée au suppliant. Une autre, gravée dans la pierre, était conservée dans les archives du temple. Ce procédé permettait bien sûr aux prêtres de contrôler largement l'édition des déclarations de la prophétesse et ils étaient donc partie intégrante du processus prophétique.

La majorité d'entre eux étaient des érudits (l'historien Plutarque occupa le poste au 1er siècle par J.C.) et ils faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour être bien informés. Il existait même un système de pigeons voyageurs qui apportait très rapidement à Delphes des nouvelles des événements survenant dans toute la Grèce. Un service sérieux de renseignements s'ajoutait donc à l'inspiration prophétique pour conserver la réputation du sanctuaire.

Ces deux éléments jouèrent un rôle certain dans l'histoire de Crésus, le riche et légendaire souverain de Lydie (partie de l'actuelle Turquie) et dans ses relations avec l'oracle au VIe siècle av J.C. inquiet de la puissance grandissante de la perse voisine dirigée par le dynamique roi Cyrus, Crésus émit l'idée d'une frappe préventive. Toutefois, de peur d'agir sans en connaître les conséquences, il envoya des émissaires à sept oracles disséminés dans le monde classique. Afin de déterminer lequel il devait croire, il élabora un test : les voyants devaient deviner ce que le roi lui-même était en train de faire à un moment donné. Seule la pythie répondit correctement : il faisait cuire de la chair d'agneau et de tortue dans un chaudron en bronze.

Convaincu de l'exactitude des propos de la pythie, Crésus lui demanda de nouveau son avis sur l'action militaire qu'il allait entreprendre. Cette fois-ci, la prêtresse répondit que si les armées du roi traversaient la rivière Halys – le ruisseau qui sépare les deux nations – un grand empire serait détruit. Encouragé, Crésus lança l'offensive et il fut battu à plate couture. Sa capitale, Sardis, tomba aux mains des Perses et il fut lui-même capturé. Les défenseurs de la pythie firent remarquer que se paroles avaient été strictement exactes : un grand empire tombe affectivement, seulement, ce fut celui de Crésus.

Ce type d'ambiguïté était typique des voyants de Delphes. Plutarque lui-même la défendit, en partant du principe que, l'oracle étant souvent consulté par les rois et les tyrans, "mettre ces hommes en colère avec des vérités allant contre leurs désirs aurait pu s'avérer dangereux pour les prêtres". L'exactitude de ses paroles fut confirmée de manière tragique quand l'empereur romain Néron visita le site en l'an 67 par. J.C. Lorsque la pythie la réprimanda directement pour le meurtre de sa mère Agrippine ("Va-t-en, assassin de ta mère ! Ta présence est un outrage pour moi ! Méfie-toi du chiffre 73) – (après qu'il fut assassiné, le trône vint à Galba, qui était âgé de 73 ans). Néron riposta en faisant couper les pieds et les mains des prêtres, puis en les faisant enterrer vivants avec la prophétesse
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