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 Le symbolisme de la forêt et des arbres dans le folklore

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MessageSujet: Le symbolisme de la forêt et des arbres dans le folklore   Lun 27 Juil - 11:32



Le symbolisme de la forêt et des arbres dans le folklore
extrait de J. Crews

Les valeurs symboliques que des siècles d’existence humaine ont attribuées aux arbres et aux forêts restent dans le langage, les légendes et la culture.

En raison peut-être de leur grande taille et de leur longévité, les arbres et les forêts ont affecté vivement l’imagination des sociétés préhistoriques. Ils étaient vivants comme les êtres humains et les animaux, mais ne se déplaçaient pas; comme les montagnes et les pierres, ils paraissaient immobiles mais, en même temps, pouvaient changer et se balancer. Les forêts denses paraissaient pleines de mystères. Même des arbres isolés, en particulier dans un lieu aride, pouvaient sembler miraculeux s’ils fournissaient des aliments au vagabond affamé. Les premiers hommes voyaient et touchaient les arbres; ils en tiraient des aliments, du combustible, des abris, des vêtements, des clôtures, des haies et des barrières, des lances et des couteaux; et ils brûlaient le bois, le coupaient et le transformaient en de nombreux objets. Grâce à leur ombre, les arbres assuraient une couverture, un camouflage et des cachettes aux hommes des deux côtés de la loi. Au fil du temps, aux forêts et aux essences individuelles ont été attribués différents concepts dans l’imagination des populations vivant dans divers lieux géographiques. L’abondance des arbres, ou leur rareté dans un endroit donné, influençait la façon dont on les percevait et leur place dans les légendes, les mythologies et les cultures.

Le présent article porte sur certaines significations symboliques acquises par les arbres et les forêts à travers des siècles d’existence humaine. Il se veut une exploration générale d’un vaste thème, qu’il ne fait qu’effleurer, et ne se propose pas d’être une étude exhaustive au plan historique ou géographique.


LES FORÊTS, LES ARBRES ET LA DIVINITÉ
Il est estimé que les arbres frappés par la foudre et consumés par le feu qui en résulte, observés par les sociétés préhistoriques, pourraient avoir fait naître l’idée que les divinités habitaient non seulement les cieux mais aussi la terre (Brosse, 1989; Harrison, 1992). On raconte que pour les anciennes civilisations méditerranéennes, les premiers défrichements de forêts étaient des «actes religieux», car les populations primitives avaient besoin de voir plus clairement le ciel afin d’y lire les messages divins envoyés aux hommes par un «au-delà» abstrait identifié avec le ciel (Harrison, 1992). C’est ainsi que la coupe des arbres pourrait n’avoir pas seulement permis d’aménager des clairières pour les établissements humains et l’agriculture; elle pourrait aussi avoir été jugée un geste nécessaire pour que les hommes connaissent leurs dieux. Avec l’expansion de la culture grecque, de l’Empire romain et le retour à la pensée grecque pendant la Renaissance, un lien entre les arbres et leur «ombre» spirituelle et intellectuelle d’une part et, de l’autre, leur abattage et la «lumière» pourrait s’être créé dans l’inconscient collectif à travers toute l’Europe.

Les forêts décidues et leurs cycles saisonniers de chute et de croissance des feuilles, ou la naissance de nouveaux bourgeons de la souche de troncs brûlés ou coupés, ont peut-être incité les populations à considérer les arbres comme des symboles d’une force de vie éternelle et indestructible.

Les arbres et les forêts ont donc assumé des caractéristiques symboliques divines, ou étaient perçus comme représentant des forces superlatives comme le courage, l’endurance ou l’immortalité. Ils étaient les moyens de communication entre les mondes. Certaines sociétés en ont fait des totems magiques. Parfois un arbre particulier devenait sacré en raison de son association avec un saint ou un prophète. Les arbres ont souvent eu un profond sens religieux, tel l’arbre sous lequel le Bouddha a reçu l’Eveil et l’arbre utilisé pour la crucifixion de Jésus. De ce fait, ils étaient souvent présents dans les rituels religieux et le sont encore aujourd’hui. Parmi les exemples, figurent les arbres aux branches desquels on pend des prières ou des offrandes dans de nombreuses cultures, et le sapin de Noël, une coutume dont la forme actuelle est née en Europe au XIXe siècle.

Dans le shintoïsme du Japon, qui sanctifie la nature, le sakaki (Cleyera japonica) est particulièrement sacré. Cet arbre jouait un rôle important dans l’histoire de la création du Japon; les dieux avaient déraciné un arbre de sakaki de 500 branches du mont divin Kaga; sur ses branches supérieures ils avaient pendu des fils de huit pieds portant 500 bijoux, sur ses branches moyennes un miroir de huit pieds de long et sur ses branches les plus basses des offrandes blanches et bleues. La déesse Amaterasu ayant vue son image reflétée dans le miroir qui pendait du sakaki a été attirée hors de sa cave, restituant la lumière au ciel et à la terre. Aujourd’hui, pour imiter le mythe, on suspend des miroirs aux arbres de sakaki près des lieux saints shintoïstes. Le sakaki est représenté comme le poteau central sacré de l’autel d’Amaterasu (Wehner, 2002).

La tradition du bois sacré, souvent associée au secret et aux rites d’initiation, était répandue dans de nombreuses cultures. On considérait des groupes d’arbres, ou des portions de forêt naturelle ou artificielle, comme séparés des autres et intouchables. Un grand nombre de ces bois ont gardé leur importance à ce jour: la Liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) comprend plusieurs bois et forêts considérés comme sacrés ou saints pour leur valeur tant spirituelle qu’écologique. Parmi les exemples, figurent les réserves de forêt ombrophile du centre du Queensland oriental en Australie, que les aborigènes estiment sacrés pour certains de leurs aspects géographiques; la Horsh Arz-el-Rab (Forêt des cèdres de Dieu) du Liban (voir l’encadré p. 50); les forêts du mont Kenya au Kenya, considérées comme saintes par les habitants; et un bois sacré encore utilisé par les prêtres lors des cérémonies du riz qui se déroulent sur les terrasses de montagne plantées en riz à Luzon aux Philippines.
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