Cercle de Samsara
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 Les anges dans l’islam

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MessageSujet: Les anges dans l’islam   Sam 5 Juil - 15:12




Les anges dans l’islam


Dans son Dictionnaire élémentaire de l’Islam, Tahar Gaïd résume ainsi la position du Coran par rapport aux anges :
L’existence des anges et la croyance en eux s’inscrivent au nombre des articles de foi au même titre que le Jour dernier, le Livre, les prophètes... Trois textes coraniques le rappellent : " L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes " (S. II, 177), " Le Prophète a cru à ce qui est descendu sur lui de la part de son Seigneur. Lui et les croyants, tous ont cru en Dieu, en ses anges, en ses Livres et en ses prophètes " (S. II, 285), " O vous qui croyez ! Croyez en Dieu et en son Prophète et au Livre qu’il a révélé auparavant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à ses anges, à ses Livres, à ses prophètes et au Jour dernier, se trouve dans un profond égarement " (S. IV, 136).

Nous devons à un Hadith la nature des anges : ils sont créés de lumière (nûr). Le Coran nous apprend qu’ils sont ailés : " Louange à Dieu, Créateur des cieux et de la terre qui prend pour messagers les Anges, pourvus de deux, de trois ou de quatre ailes " (S. XXXV, 1).

Nous savons également qu’ils sont purs, immortels et n’enfantent pas. Leur qualité fondamentale est l’obéissance à Dieu ; ils n’agissent que sur son ordre. Tous célèbrent Ses louanges et Sa gloire en permanence, sans se lasser. [...]

Des noms propres sont attribués à certains anges. Le Coran en mentionne quelques-uns et définit leur fonction. Gabriel (Jibrîl) revient trois fois dans le Livre sacré et Michel (Mikaël), qui a la haute main sur les forces de la nature, est cité une seule fois. [...] C’était Gabriel qui portait aux prophètes la Parole de Dieu. La fonction qui lui était attribuée explique l’unité du Coran et des messages antérieurs : " Dis : qui est l’ennemi de Gabriel ?...- C’est lui qui a fait descendre en ton coeur avec la permission de Dieu le Livre qui confirme ce qui était avant lui. Direction et bonne nouvelle pour les croyants-" (S. II, 97). [...]

Nous remarquerons que les anges sont appelés " envoyés " (rusul), étant porteurs des Commandements divins. Un verset le confirme : " Dieu a choisi des messagers parmi les anges et les hommes" (S. XXII, 75). Ils sont intervenus dans ce sens auprès d’Abraham et des autres prophètes pour les charger de proclamer l’Unicité de Dieu. [...] Quand ils descendent du ciel, les anges peuvent prendre une forme humaine parfaite. Il en a été ainsi par exemple lorsque Gabriel se présenta à Abraham, à Loth et à Marie.

En plus de Gabriel et de Mikaël, le Coran signale une seule fois l’existence de l’ange de la mort (malâk al-mawt) sans le citer nommément. La tradition l’appelle ’Azrâïl. [...] Le Coran ne parle pas également d’lsrâfil chargé de sonner la trompette de la Résurrection ; c’est la tradition qui nous en donne le nom. Il cite par contre Mâlik qui commande la garde de l’enfer. [...] Le Coran mentionne aussi une seule fois Harut et Marut qui apprennent la magie aux démons. Le Livre sacré ne précise pas s’ils l’ont eux-mêmes pratiquée et il ne fait pas état de leur chute du ciel. [...] Enfin, il est question de quatre anges que le Livre saint ne nomme pas : Munkar et Nakir d’une part, Mubabashar et Bashîr d’autre part. La fonction des deux premiers consiste à interroger dans leur tombe, la nuit de leur enterrement, les mécréants et les croyants ayant commis de graves péchés. Le rôle des deux derniers est d’interroger les fidèles qui n’ont commis aucune faute.

D’autres anges dont le nom n’est pas connu remplissent également des fonctions déterminées. Les uns ont pour mission d’interdire l’accès du ciel aux démons qui s’y approchent en vue de percer les secrets divins. [...] D’aucuns descendent dans la Nuit du Décret pour régler toute chose. [...] Il y a des anges qui enregistrent par écrit les actions quotidiennes des hommes. [...] Appelés hâfiz (ceux qui consignent ou qui retiennent), ils surveillent consciencieusement les hommes auxquels ils rappelleront le Jour du Jugement leur moindre fait. [...] La tradition dit que deux anges se tiennent l’un à droite de l’homme et écrit ses bonnes actions, l’autre à sa gauche et inscrit les mauvaises.

Les anges jouent un rôle en vue d’assister les croyants. Ils se transforment en armée invisible et assistent les mudjâhidîn dans leur lutte contre les infidèles. [...] Les anges ont des fonctions au ciel, sur terre et aussi dans l’au-delà. Il existe des gardiens du Feu ; ils sont au nombre de dix-neuf. [...] Au Jugement dernier, huit anges porteront le Trône de Dieu. [...] Certains anges auront un pouvoir d’intercession. Ils imploreront Dieu afin qu’II pardonne aux repentis.

Pour les sunnites, la croyance dans les Anges est le deuxième fondement de la foi, après la croyance en Dieu/Allah. Dans son ouvrage Foi et Islam, Mavlânâ Khâlid-i Baghdâdî décrit ainsi la deuxième prescription de l’imam :
La seconde base essentielle de la croyance c’est de croire en les anges d’Allâhu ta’âlâ. Les anges sont matériels et ils sont purs. Ils sont plus purs que l’état gazeux. Ils sont lumineux. Ils sont vivants. Ils sont raisonnables. Les maux spécifiques aux hommes n’existent pas chez les anges. De même que le gaz qui prennent la forme liquide et la forme solide et quand ils prennent la forme solide prennent toutes les formes, de même les anges peuvent prendre de belles formes. Les anges ne sont pas d’âmes qui se séparent des corps des grands hommes.
Les chrétiens supposent que les anges sont pareils à des esprits. Ils ne sont pas immatériels comme l’énergie et la puissance. Quelques uns des anciens philosophes le supposaient ainsi. On les appelle tous “Malâékah”. Ils ne sont ni mâle, ni femelle. Malak (ange) veut dire en arabe envoyé, messager ou puissance.

Les anges furent créés les premiers parmi toutes les créatures. Par conséquent il fut proclamé de croire en eux avant de croire en livres sacrés, et les livres viennent avant les prophètes. C’est dans cet ordre que le Qur’ân al-karîm énumère ce que l’on doit croire.
C’est de cette manière qu’on doit avoir foi en les anges : Les anges sont les créatures d’Allâhu ta’âlâ. Ils ne sont pas Ses associés. Ils ne sont pas Ses filles. Les infidèles, les paiens l’ont cru ainsi. Allâhu ta’âlâ aime tous les anges. Ils obéissent aux ordres d’Allah. Ils ne commettent pas de péchés. Ils ne se revoltent pas contre les ordres. Ils n’ont pas de sexe, c’est à dire, ils ne sont ni mâles, ni femelles. Ils ne se marient pas. Ils n’ont pas d’enfants. Ils possèdent la vie, c’est à dire qu’ils sont en vie.
La chute des anges évoquée dans la tradition chrétienne figure elle aussi dans le Coran mais n’est pas acceptée par tous ses courants de pensée. C’est la sourate 7 qui décrit la chute des anges et la tentation d’Ada. Le Livre évoque aussi les djinns, êtres mi-humains mi-démoniaques, inconnus de la tradition judéo-chrétienne (sourate 41).

A cette exception près, le monde des ténèbres est très semblable dans les deux religions. Le Satan des chrétiens deviens Shaitan, nom que prend l’ange Iblis après sa chute. Asma Sassi explique dans le magazine Oumma la nature de Shaytan :
De son vrai nom Iblis, al shaytan -traduit en Français par « Satan »- est la personnification du mal et de la tentation. Connu et reconnu en tant que tel par l’ensemble des religions monothéistes, la nature du shaytan reste mystérieuse et sa présence dans les livres saints s’accompagne aisément d’une réflexion autour de la prédestination et du Libre-Arbitre.

Le nom « shaytan » découle de la racine sh-t-n, qui signifie « détourner quelqu’un de son intention ». Déjà usité dans l’Arabie préislamique, l’on retrouve un verbe à consonance identique en hébreu, langue sémitique, que l’on traduit par « accuser, s’opposer » et qui est fortement utilisé dans les écrits rabbiniques et dans la tradition juive d’une manière générale.

De nombreux commentateurs du Coran estiment que le shaytan est une appellation postérieure à celle d’Iblis et que les deux termes, s’ils ont un tronc commun, ne renvoient pas à la même signification. Le nom « Iblis » apparaît régulièrement dans le Coran lors du récit de la Création. Ce nom d’origine grecque, « diabolos », est celui que l’on retrouve dans un récit de la Genèse intitulé La vie d’Adam et d’Eve, qui a connu de nombreuses versions grecques.

La présence d’une telle appellation dans le Coran a pu quelque peu troublé les commentateurs classiques. Cependant, la recherche archéologique a permis de comprendre la forte influence hellénistique dans l’Arabie préislamique, notamment dans l’Arabie du Nord. Ce qui explique donc la présence et l’emploi de ce nom pour relater l’histoire de la Création.

Iblis est le personnage par lequel Dieu introduit la notion de Mal dans l’histoire de l’humanité. Alors qu’Il vient de créer l’homme, Il demande à Ses anges de se prosterner devant cette nouvelle créature. Tous obéissent à l’exception d’Iblis qui s’enfle d’orgueil et rétorque à Dieu qu’il vaut plus que cette créature faite d’argile. Dieu le chasse donc du Paradis mais avant cela, Il accepte le pacte que Lui propose Iblis, à savoir tenter les communautés humaines qui se succèderont sur la terre, à l’exception des serviteurs les plus fidèles. Dès lors, Iblis se met en quête de son premier stratagème et incite Adam, installé avec sa femme au Paradis, à goûter des fruits de l’Arbre de l’Eternité. Ce sera là le premier acte de tentation qui vaudra à Iblis l’appellation définitive de « al shaytan » (démon).

Ainsi, les commentateurs du Coran distinguent Iblis et le shaytan en qualifiant le premier d’orgueilleux et de désobéissant et le deuxième de tentateur. Celui-ci se voit attribuer des légions de shayatin, des djinns devenus démons, voués à la mission unique qui revient au Diable : détourner l’homme de sa destination finale, le Paradis.

[...]Iblis devenu al shaytan, la question se pose alors de savoir quelle est sa part de responsabilité dans les actes humains et quelle place il tient dans le système dualiste qui caractérise l’Islam (opposition entre le Bien et le Mal). Présenté comme l’Ennemi (Al ’adû), le Lapidé (Al-Rajîm), l’Idole (Taghout) que vénèrent les Mecquois à travers le culte de la trinidade, al shaytan est bien la personnification du mal mais il n’en est pas le maître absolu.

Certains penseurs ont vu dans l’épisode de la Création le point de départ de la responsabilisation de l’homme dans ses actes. Tout comme Dieu a insufflé de son esprit à Adam, le shaytan, en tentant celui-ci lui a insufflé de son propre souffle maléfique. Si bien que le mal est en l’homme et non plus seulement inspiré par le shaytan ; c’est ce que laisse penser ce passage du Coran : IV- 79. « Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi- même... ».

De la même façon, le shaytan ne se présente pas dans le Coran comme le maître de l’Enfer mais bien au contraire, comme l’un de ses habitants. C’est donc qu’il n’est pas le Seigneur du Mal par excellence mais simplement son premier agent. Ce qui laisse donc l’homme à son Libre-arbitre et à sa décision d’aller vers les Ténèbres ou vers la Lumière. [...]
Les djinns sont considérés dans la Tradition islamique comme des êtres à part entière, soumis au jugement final. C’est ainsi qu’il apparaît que le shaytan s’assimile bien plus aisément à une créature plutôt qu’à une force assimilable aux anges. En ce sens, ses capacités divinatoires sont limitées et il se soumet lui-même à un jugement final sur son sort.

Sources : Dictionnaire élémentaire de l’Islam
Foi et Islam


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