Cercle de Samsara
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 L’Universalité du Spiritisme

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MessageSujet: L’Universalité du Spiritisme   Sam 24 Mai - 17:41


L’Universalité du Spiritisme



La médiumnité a toujours existé, car l’homme a toujours été esprit. Ainsi les communications avec les Esprits ont eu lieu à toutes les époques et dans des contrées diverses. Si les phénomènes de hantise vécus par la famille Fox au 19ème siècle ont donné naissance à l’étude du spiritisme et à sa codification, les faits médiumniques sont aussi anciens que l’apparition de l’homme et les phénomènes de hantise ont été observé depuis toujours

En Inde, on retrouve dans les Védas, le plus ancien code religieux que l’on connaisse, paru plusieurs milliers d’année avant Jésus-Christ, l’existence des Esprits, le grand législateur Manou s’exprime ainsi : « Les Esprits des ancêtres, à l’état invisible, accompagnent certains Brahmes ; sous une forme aérienne, ils les suivent et prennent place à côté d’eux lorsqu’ils s’asseyent. » (Manou, Slocas, 187, 188, 189).

Un autre auteur hindou déclare : « Que longtemps avant qu’elles se dépouillent de leur enveloppe mortelle, les âmes qui n’ont pratiqué que le bien acquièrent la faculté de converser avec les âmes qui les ont précédées. »

En Chine, on se livre depuis des temps immémoriaux à l’évocation des esprits des ancêtres.

En Egypte, les magiciens des pharaons accomplissent des prodiges qui sont racontés dans la Bible ; en laissant de côté ce qu’il peut y avoir de légendaire dans ces récits, il est bien certain qu’ils évoquaient les morts, puisque Moïse, leur disciple, défend formellement aux Hébreux de se livrer à ces pratiques : « Que, parmi vous, personne n’use de sortilège et d’enchantements ou n’interroge les morts pour apprendre la vérité. » (Deutéronome).


Chez les hébreux, malgré cette défense de Moïse, nous voyons Saül aller consulter la pythonisse d’Endor et, par son intermédiaire, communiquer avec l’ombre de Samuel. De plus, il y eut toujours des chercheurs qui furent tentés par ces évocations mystérieuses : ils se communiquaient les uns aux autres une doctrine secrète, qu’ils nommaient la Kabbale.

En Grèce, la croyance aux évocations était générale. Les temples possédaient tous des femmes nommées pythonisses, chargées de rendre des oracles en évoquant les dieux. Homère, dans l’Odyssée, décrit minutieusement par quelles cérémonies Ulysse put converser avec l’ombre du devin Tirésias. Apollonius de Thyane, savant philosophe pythagoricien et thaumaturge d’une grande puissance, possédait des connaissances très étendues sur les sciences occultes ; sa vie fourmille de faits extraordinaires ; il croyait fermement aux Esprits et à leurs communications possible avec les vivants.

Chez les Romains, les pratiques d’évocation étaient excessivement répandues, et, depuis la fondation de l’empire, le peuple ajoutait la plus grande foi aux oracles. Les sibylles romaines évoquant les morts, interrogeant les Esprits sont sans cesse consultées par les généraux, et nulle entreprise un peu importante n’est décidée sans qu’on ait au préalable pris l’avis de ces prêtresses.

Si nous en croyons Tertullien, le Spiritisme s'exerçait chez les anciens par les mêmes moyens qu'aujourd'hui : « S'il est donné, dit-il, à des magiciens de faire apparaître des fantômes, d'évoquer les âmes des morts, de pouvoir forcer la bouche des enfants à rendre des oracles, si ces charlatans contrefont un grand nombre de miracles, s'ils envoient des songes, s'ils ont à leurs ordres des Esprits messagers et des démons par la vertu desquels les chèvres et les tables qui prophétisent sont un fait vulgaire, avec quel redoublement de zèle ces esprits puissants ne s'efforcent-ils pas de faire pour leur propre compte ce qu'ils font pour le service d'autrui. »

À l'appui des affirmations de Tertullien, on peut citer un passage d'Ammien Marcellin, au sujet de Patricius et d'Hilarius traduits devant un tribunal romain pour crime de magie, qui se défendirent en racontant « qu'ils avaient fabriqué, avec des morceaux de laurier, une petite table (mensulam) sur laquelle ils avaient placé un bassin circulaire, fait de plusieurs métaux, et contenant un alphabet gravé sur les bords. Alors, un homme vêtu de lin, après avoir récité une formule et fait une évocation au dieu de la divination, tenait suspendu au-dessus du bassin un anneau en fil de lin très fin et consacré par des moyens mystérieux. Que l’anneau sautant successivement, mais sans confusion, sur plusieurs des lettres gravées et d’arrêtant sur chacune, formait des vers parfaitement réguliers, qui étaient les réponses exactes aux questions posées. » Hilarius ajouta : « Un jour, ils avaient demandé qui succéderait à l’empereur actuel, et, l’anneau, ayant sauté, donné les syllabes Théo. Ils n’en demandèrent pas davantage, persuadés que ce serait Théodore. » Mais les faits, dit Ammien Marcellin, démentirent plus tard les magiciens, mais non la prédiction, ce dut Théodose.

En Gaule, les Druides communiquaient avec le monde invisible, mille témoignages l’attestent. On évoquait les morts dans les enceintes de pierre. Les Druidesses et les Bardes rendaient des oracles. Plusieurs auteurs rapportent que Vercingétorix s’entretenait avec les âmes des héros morts pour la patrie. Avant de soulever la Gaule contre César, il se rendit dans l’île de Sein, antique demeure des Druidesses. Là, un génie lui apparut et lui prédit sa défaite et son martyre.


Chez les premiers chrétiens, on retrouve dans les Actes des Apôtres de nombreuses indications quant à la communications avec les esprits des morts. Saint Paul dans sa première épître aux Corinthiens, décrits sous le nom de dons spirituels, tous les genres de médiumnité. Il se déclare instruit directement par l’Eglise de Jésus dans la vérité évangélique. On attribuait parfois ces inspirations aux mauvais Esprits, à ce que certains appelaient l’Esprit de Python : « Mes bien-aimés, disait Jean, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez si les esprits sont de Dieu. »

Les pratiques spirites furent en usage pendant plusieurs siècles. Presque tous les philosophes alexandrins, Philon, Ammonius Saccas, Plotin, Porphyre, Arnobe, se disent inspirés par des génies supérieurs ; saint Grégoire thaumaturge reçoit les symboles de la foi de l’Esprit de Saint Jean. Saint Augustin, le grand évêque d’Hippone, dans son traité De Curâ pro mortuis, parle des manifestations occultes et ajoute : « Pourquoi ne pas attribuer ces opérations aux esprits des défunts et ne pas croire que la divine Providence fait un bon usage de tout pour instruire les hommes, les consoler, les épouvanter ? »

Au Moyen-âge, les persécutions de l’Eglise envers les « hérétiques » étouffèrent la communication avec le monde invisible mais la tradition se conserva : on peut la suivre dans l’histoire avec les noms de Paracelse, Cornélius Agrippa, Swedenborg, Jacob Boehm, Martinez Pascalis, le comte de Saint-Germain, Saint-Martin, les possédés de Loudun, les trembleurs des Cévennes et les crisiaques du cimetière Saint-Médard.

Aucun témoignage de l’intervention des Esprits dans la vie des peuples n’est comparable à l’histoire touchante de la vierge de Domrémy. Au début du XVème siècle, la France agonisait sous le pied de fer des Anglais. A l’aide d’une jeune fille, d’une enfant de dix-huit ans, les puissances invisibles raniment un peuple démoralisé, réveillent le patriotisme éteint, enflamment la résistance et sauvent la France de la mort. Jeanne n’agit jamais sans consulter ses voix, et, soit sur les champs de bataille, soit devant ses juges, toujours celles-ci inspirent ses paroles et ses actes.

De plus on retrouve la communication avec les Esprits à travers les « sorciers » ou les « chamans » chez de nombreux peuples d’Amérique, d’Asie, d’Océanie et d’Afrique.



A Noter :

- Les manifestations des Esprits ont toujours existé, dans des pays et des époques différentes.

- Les manifestations des Esprits sont à la base des religions.

Pour en savoir plus :

- Après la Mort de Léon Denis. (1ère partie, la Doctrine secrète)

- Le phénomène spirite de Gabriel Delanne. (1ère partie, chap. I)

- Le Spiritisme du Dr Paul Gibier. (1ère partie, chap. IV)

- Le Spiritisme qu’en savons-nous ? de l’U.S.F.F. (2ème édition, page 59)

- Histoire du spiritualisme expérimental de César de Vesme.

Conclusion

Bien que le Spiritisme ait toujours existé et soit à l’origine de nombreux phénomènes inexpliqués dans l’histoire, il faudra attendre le 19ème siècle pour que celui-ci soit codifié par Allan Kardec qui a appliqué aux phénomènes spirites la méthode expérimentale. Le Spiritisme n’a pas été fondé sur la pensée préconçue de l’existence des Esprits, Allan Kardec est parti d’un point de vue matérialiste, et, ce point de vue étant impuissant à tout expliquer, l’observation l’a conduit à la cause spirituelle : l’Esprit.



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