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 Les Tables Tournantes

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MessageSujet: Les Tables Tournantes   Sam 24 Mai - 17:02



Les Tables Tournantes


L’histoire des sœurs Fox se répandit rapidement, et de toutes parts eurent lieu des manifestations par le biais de ce qu’on appelait alors la télégraphie spirituel. On se lassa bientôt d'un procédé aussi incommode, et les frappeurs indiquèrent eux-mêmes un mode nouveau de communication. Il fallait simplement se réunir autour d'une table, poser dessus les mains, et en se soulevant, la table frapperait un coup, pendant qu'on réciterait l'alphabet, sur chacune des lettres que l'esprit voudrait donner. Ce procédé, bien que très lent, produisit d'excellents résultats, et l'on eut ainsi les tables tournantes et parlantes.

Il faut dire que la table ne se bornait pas à se lever sur un pied pour répondre aux questions qu'on lui posait, elle s'agitait en tous sens, tournait sous les doigts des expérimentateurs, quelquefois s'élevait dans les airs, sans que l'on pût voir de force la tenant ainsi suspendue. D'autres fois les réponses étaient faites au moyen de petits coups, qu'on entendait dans l'intérieur du bois. Ces faits étranges attirèrent l'attention générale et bientôt la mode des tables tournantes envahit l'Amérique entière.

La table enseigna à nouveau un procédé plus prompt. Sur ses indications, on adapta à une planchette triangulaire trois pieds munis de roulettes, et à l’un d’eux, on attacha un crayon, puis on mit l’appareil sur une feuille de papier, et le médium posa les mains sur le centre de cette petite table. On vit alors le crayon tracer des lettres, puis des phrases, et bientôt cette planchette écrivit avec rapidité et donna des messages. Plus tard encore, on s’aperçut que la planchette était tout à fait inutile, et qu’il suffisait au médium de poser simplement sa main armée d’un crayon, sur le papier, et que l’esprit la faisait agir automatiquement.

A côté des personnes légères qui passaient leur temps à interroger les esprits sur leurs problèmes de vie amoureuse, ou sur un objet perdu, de graves esprits, des savants, des penseurs, attirés par le bruit qui se faisait autour de ces phénomènes, résolurent de les étudier scientifiquement, pour mettre leurs concitoyens en garde contre ce qu'ils appelaient une folie contagieuse. En 1856, le juge Edmonds, jurisconsulte éminent qui jouit d'une autorité incontestée dans le Nouveau Monde, publia un ouvrage sur des recherches qu’il avait entreprises avec l’idée de démontrer la fausseté des phénomènes spirites ; le résultat final fut diamétralement opposé et le juge Edmonds reconnu la réalité de ces surprenantes manifestations. Le professeur Mapes qui enseignait la chimie à l'Académie nationale des États-Unis, se livra à une investigation rigoureuse qui aboutit, comme la précédente, à une constatation motivée, d'après laquelle les phénomènes étaient bien dus à l'intervention des esprits. Mais ce qui produisit le plus grand effet, ce fut la conversion aux idées nouvelles du célèbre Robert Hare, professeur à l'université de Pensylvannie, qui expérimenta scientifiquement le mouvement des tables et consigna ses recherches, en 1856, dans un volume intitulé : Expérimental investigations of the spirit manifestation.

Dès lors, la bataille entre les incrédules et les croyants s'engagea à fond. Des écrivains, des savants, des orateurs, des hommes d'église, se jetèrent dans la mêlée, et pour donner une idée du développement pris par la polémique, il suffit de rappeler que déjà, en 1854, une pétition signée de 15000 noms de citoyens, avait été présentée au congrès siégeant à Washington pour le prier de nommer une commission chargée d'étudier le « modern spiritualism » (c'est le nom que l'on donne en Amérique au spiritisme). Cette demande fut repoussée par l'assemblée, mais l'élan était donné et l'on vit surgir des sociétés qui fondèrent des journaux où se continua la guerre contre les incrédules.

En 1852, le 1er Congrès « Spirite » (le mot n’était pas encore inventé) eut lieu à Cleveland. Les spirites américains envoyèrent à la suite du Congrès des médiums dans la vieille Europe. On fit tourner les tables en France dès 1853. Il n'était question dans toutes les classes de la société que de cette nouveauté ; on ne s'abordait guère sans la question sacramentelle : « Eh bien ! Faites-vous tourner les tables ? » Puis, comme tout ce qui est de mode, après un moment de faveur, les tables cessèrent d'occuper l'attention, qui se porta sur d'autres objets. Cette manie de faire tourner les tables eut néanmoins un résultat important, ce fut de faire réfléchir beaucoup de personnes sur la possibilité des rapports entre morts et vivants.

En 1854, on comptait alors plus de 3.000.000 d’adeptes en Amérique et une dizaine de milliers de médiums. Les adeptes devinrent également nombreux en France, mais il manquait encore une véritable explication, théorique et pratique, de l’étrange phénomène. C’est à ce moment qu’Allan Kardec qui s’intéressait depuis une trentaine d’années aux phénomènes dits du magnétisme animal, de l’hypnotisme et du somnambulisme, et qui ne voyait dans le nouveau phénomène qu’un « conte à dormir debout » assista à plusieurs séances spirites, afin d’étudier de près le bien fondé de ces apparitions. Loin d’être un enthousiaste de ces manifestations, et absorbé par ses autres occupations, il fut sur le point de les abandonner lorsque des proches lui remirent cinquante cahiers de communications diverses reçues depuis cinq ans et lui demandèrent de les synthétiser : ainsi naquit le Livre des Esprits. André Moreil écrira qu’en étudiant par la méthode positiviste et en codifiant le spiritisme, « Allan Kardec l’a sauvé du danger d’être une simple fantaisie, un amusement de salon. »


A Noter :

- Les tables étaient mus par une force intelligente.

- Cette intelligence se désignait elle-même sous le nom d’ « Esprit ».

- La mode des « Tables Dansantes » eut pour effet de faire réfléchir de nombreuses personnes et de développer considérablement l’idée nouvelle.

- Allan Kardec lui-même était au début très sceptique vis-à-vis des phénomènes spirites.

Pour en savoir plus :

- Le Livre des Esprits d’Allan Kardec. (introduction, III à V)

- Allan Kardec, sa vie, son œuvre d’André Moreil. (chap. II)

- Histoire du Spiritisme de Arthur Conan Doyle. (chap. VI, premiers progrès…)


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