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 Les cartes à jouer chinoises: des “feuilles volantes” sur papyrus

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MessageSujet: Les cartes à jouer chinoises: des “feuilles volantes” sur papyrus   Sam 30 Jan - 14:07



Les cartes à jouer chinoises: des “feuilles volantes” sur papyrus

PapyrussMais pour raconter l'histoire des cartes à jouer chinoises, allons-y d'abord d'une légende. L'histoire se passe en Chine, dans la région de Yeu-Shio, durant la Dynastie de T'ang (618-907): une époque marquée d'un certain cosmopolitis­me, où se développe le plan culturel et particulièrement, la littérature. En ce temps-là déjà, on écrivait des livres en forme de rouleaux sur du papyrus, un arbrisseau qu'on retrouvait en abondance dans la région. Certains de ces livres avaient trait aux jeux de dés. Mais puisqu'en jouant il fallait constamment dérouler le papyrus pour consulter le livre, des moisson­neurs eurent l'idée de tailler et de numéroter les feuilles d'une espèce de papyrus qu'ils utilisaient déjà pour écrire. Puis on rattacha ensemble ces feuilles volantes, ce qui était plus pratique.

De fil en aiguille, les gens ont pris l'habitude de détacher ces feuilles puis de s'en servir à la place des dés, pour jouer. Ainsi les « Yet Za », ou « yeh-tza », ou « yeh tzu », ou encore « feuilles » (de papyrus), se sont transformées en cartes. Des cartes qu'on utilisait à l'origine pour jouer aux dés, mais quand même, un jeu de cartes; illustré de dessins symboliques variés: paon, homme, corbeau, faisan, poisson, antilope, étoile, cheval, lapin, etc. Ce jeu étant fort distrayant, est devenu très populaire. Dès le IXème siècle, l'on retrouve une citation relatant une certaine anecdote. Ainsi en l'an 868 de notre ère, les parents de l'époux de la princesse Tongchang, du clan Wei de la Dynastie Tang (618–907) racontent qu'ils auraient joué à un « jeu de feuilles » avec la princesse. Et ce jeu, connu et joué depuis le VIIIe siècle en Chine, prendra le nom de « yeh-tzâ ».

* NOTE — Malgré ce qui est relaté ci-dessus à propos des cartes à jouer en papier — jeux de “feuilles” ou « yeh-tzâ » —, une autre information paraît également plausible. Il semble que selon les dossiers de la dynastie des Tsin, un noble bien connu, Tao K'an (259-334 AD), aurait incité des gens à délaisser le jeu de dés “yü-p'u” pour adopter le « yeh-tzâ », ce nouveau « jeu de feuilles ». Jeu qui est similaire, en fait, à nos jeux de cartes contemporains.

Puis suite à plusieurs années de révoltes paysannes réprimées dans le sang, vint la chute de la Dynastie T'ang où la Chine connaît un nouveau morcellement, divisée entre les régions Nord et Sud. Débute alors le règne de la Dynastie Sung (960-1127). Les princes indigènes vont au Sud et les Tartares K'i-tan au Nord. Ces Tartares apprécient beaucoup le jeu de Yeh-Tza et le popularisent. C'est ainsi qu'en février 969, le prince Tartare rassem­ble ses seigneurs pour un « tournoi de feuilles ». C'est aussi en l'an 969 qu'il est documenté que les Empereurs Liao utilisaient des jeux de cartes à la cour impériale. On raconte aussi que le soir du réveillon du Nouvel An 969 l'Empereur Mu-tsong aurait joué aux cartes de domino avec sa femme. Notons qu'en Chine à cette époque, les dominos étaient imprimés sur du papier épais; et on jouait aux dominos comme aujourd'hui on joue aux cartes.

L'invention des cartes numérotées, avec des points rouges et noirs
Puis en 1120 sous le règne de S'eun-ho, selon le dictionnaire chinois Chmg-teze-tung — compilé par Eul-koung et publié dès 1678 — des cartes connues sous le nom de “Teen tsze pae” (Teen-tseu-pae), ou cartes en pointillés comprenant des points rouges et des points noirs — donc numérotées —, sont inventées. Celles-ci commencent à être communes au cours du règne de Kaou-Tsung, qui monta sur le trône en 1130. Elles sont les ancêtres des cartes actuelles présentes en Chine. Et selon ce qu'on en dit, ces jeux de cartes ont été conçus pour l'amusement des nombreuses concubines de S'eun-ho.

En fait, les jeux de cartes chinois peuvent être regroupés en quelques grandes familles; notamment, les cartes d'argent — qui servaient tout autant de papier-monnaie que de jeu pour faire des paris —, les jeux de cartes d'échecs, les jeux de cartes-dominos, ainsi que les jeux de cartes avec personnages. On peut donc les identifier d'après le genre de suites et d'après la structure du jeu comme tel. D'ailleurs le décret impérial de 1120, qui vise à uniformiser les jeux en circulation, atteste la présence de tels jeux (souvent en carton ou en papier épais) en sol chinois. Rappelons-nous que la Chine a inventé le papier, qu'elle fabrique depuis environ l'an 100 après J.-C.; tandis que le papier n'est arrivé en Europe que vers l'an 950 en Espagne.

Les cartes monétaires ou “cartes d'argent”, appelées “mille fois dix mille”

En ce début de millénaire, vers les années 1000, en plus des cartes-dominos, les chinois utilisaient aussi d'autres jeux de cartes sur support en papier. Il s'agissait de « cartes d'argent » qu'on nomme aussi cartes monétaires ou cartes papier-monnaie, utilisées tant comme monnaie pour les échanges de marchandises et de biens, que comme jeu (divertissement, jeux de hasard et paris).

Donc les cartes les plus couramment utilisés en Chine à cette époque — au Nord du pays surtout —, sont celles qui comprennent 3 suites — en fait, il s'agit du jeu de 4 suites dont on a enlevé la 4e suite, soit celle “des dizaines de myriades de cordons de pièces de monnaie” — et qu'on appelle « Tseen-wan-che-pae » (“kun p'ai”), soit “mille fois dix mille”. Chaque suite comprend des cartes numérotées de 2 à 9.

Tandis qu'au Sud de la Chine surtout, on joue davantage au jeu « Lieh Chih » ou “Lut Chi” avec 4 suites de cartes. En soi, c'est un jeu un peu plus grand que l'autre; ou encore, il s'agit d'ajouter une 4e suite au jeu précédent; soit la suite “des dizaines de myriades de cordons de pièces de monnaie” (ou de perles, ou de coquillages), avec des cartes numérotées de 1 à 9 cette fois.

Donc, pour le jeu « Tseen-wan-che-pae » ou “mille fois dix mille”, qui comprend 3 suites, on retrouve trente cartes dans un paquet; soit 3 suites de 9 cartes chacunes et 3 cartes supplémentaires (les Honneurs, correspondant à des cartes de la Cour des jeux Occidentaux) qui sont supérieures à toutes les autres. La première suite (pièces de monnaie) est représentée par la carte des Honneurs “fleur rouge”. La deuxième suite (cordons de pièces de monnaie) par “fleur blanche”. Et la troisième suite, celle des myriades, par “un millier de fois dix mille”. Notons aussi que règle générale, un jeu (paquet de cartes) est constitué de quatre de ces ensembles.

Notons aussi qu'à ce jeu peuvent s'ajouter d'autres cartes qui en réalité ne font pas partie du jeu, mais qui peuvent avoir une fonction semblable aux Jokers des jeux de cartes contemporains. En ce sens, qu'on peut les inclure dans le jeu, ou pas; et si on les inclut, ils peuvent signifier et prendre la place de n'importe quelle carte désirée. On retrouve ces cartes détachées en paquets de deux, cinq ou six cartes. Ces paquets, facultatifs, sont connus sous le nom “d'or”, de “prospectus” ou de “papillons”.

En réalité, les cartes d'un paquet de “cartes d'argent” étaient à l'origine des billets de banque, avec lesquels les joueurs ont joué... donc ils sont devenu aussi des jeux de cartes. L'Histoire dit que « T'ai-tsou des Sung (960-976) a relancé le vieux système de trésorerie “argent volant” — dans le sens de feuilles de papier détachées, papier-monnaie ou billets de banque — déjà utilisé sous la dynastie des Tang (618-905) ».

Par ailleurs, notons que ces cartes d'argent sont généralement longues et étroites, aux bouts arrondis; et elles ressemblent plus à un signet de livre qu'à une carte à jouer Occidentale. Elles mesuraient environ 3,5 pouces de long, sur 0,5 à 1,5 pouces de large. Mais de nos jours, les joueurs de Mah Jong — un jeu aussi originaire de Chine, composé de plusieurs tuiles ou lames — reconnaissent d'ailleurs les cercles (pièces de monnaie) et les bambous (c'est-à-dire, les bâtons) de leur jeu favori: qui origine de la même époque. Mais quoi qu'il en soit, au tournant du XIième siècle, les jeux de cartes chinois se retrouvaient partout sur le continent asiatique.

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