Cercle de Samsara
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 Tourments de l'obsession

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MessageSujet: Tourments de l'obsession   Mer 21 Nov - 14:04


Extraits des "TOURMENTS DE L’OBSESSION"

dictés par Manoel Philomeno de Miranda

au médium psychographe Divaldo Franco




… « Chez quelques-uns, les liens de la matière sont encore trop tenaces pour permettre à l’Esprit de se dégager des choses de la terre ; le brouillard qui les environne leur dérobe la vue de l’infini, c’est pourquoi ils ne rompent facilement ni avec leurs goûts ni avec leurs habitudes, ne comprenant pas quelque chose de mieux que ce qu’ils ont ; la croyance aux Esprits est pour eux un simple fait, mais ne modifie que peu ou point leurs tendances instinctives ; en un mot, ils ne voient qu’un rayon de la lumière, insuffisant pour les conduire et leur donner une aspiration puissante, capable de vaincre leurs penchants.

Ils s’attachent aux phénomènes plus qu’à la morale, qui leur semble banale et monotone ; ils demandent aux Esprits de les initier sans cesse à de nouveaux mystères, sans se demander s’ils se sont rendus dignes d’être mis dans les secrets du Créateur. Ce sont les spirites imparfaits, dont quelques-uns restent en chemin ou s’éloignent de leurs frères en croyance, parce qu’ils reculent devant l’obligation de se réformer eux-mêmes, ou bien il réservent leurs sympathies pour ceux qui partagent leurs faiblesses ou leurs préventions.

Cependant l’acceptation du principe de la doctrine est un premier pas qui leur rendra le second plus facile dans une autre existence. Celui que l’on peut, avec raison, qualifier de vrai et sincère spirite, est à un degré supérieur d’avancement moral ; l’Esprit qui domine plus complètement la matière lui donne une perception plus claire de l’avenir ; les principes de la doctrine font vibrer en lui des fibres qui restent muettes chez les premiers ; en un mot « il est touché au cœur » ; aussi sa foi est-elle inébranlable. L’un est comme le musicien qui s’émeut à certains accords, tandis qu’un autre n’entend que des sons. On reconnaît le vrai spirite à sa transformation morale, et aux efforts qu’il fait pour dompter ses mauvaises inclinations.»

Allan KARDEC L’Evangile selon le spiritisme Ch. XVII n° 4.

PREFACE



L’obsession domine la terre en raison de l’infériorité de certains Esprits qui y habitent.
Tout en étant un monde d’épreuves et d’expiations, selon les mots d’Allan Kardec, la terre est aussi l’école bénie de la récupération et de la rééducation où s’inscrivent les récalcitrants et les endurcis dans le mal qui atteindront le bonheur par le chemin des afflictions qui leur sont indispensables.

Même s’ils furent instruits sur l’accomplissement de leurs devoirs moraux et spirituels qui intègrent le programme d’évolution intérieure de chaque être, seuls quelques-uns se décident pour un comportement salutaire qui constitue une psychothérapie préventive contre toute affliction qui pourrait les atteindre. Cependant, négligeant leur devoir d’auto-illumination et de paix, certains abusent des facultés organiques, émotionnelles et mentales et se compromettent lamentablement avec les lois souveraines de la vie par l’agression et le manque de respect vis-à-vis de leurs frères de marche évolutive.

Il ne faut donc pas s’étonner que des êtres qui subissent des injustices et des trahisons, des leurres et des perversités, aient la faiblesse de vouloir se venger de ceux qui furent la raison de leur souffrance. De sorte qu’ils réagissent en se valant des armes viles des représailles et de la persécution, dès qu’ils sont dépouillés de leur corps charnel.

S’ils comprenaient l’importance de l’amour, ils surmonteraient les torts subis en pardonnant à leurs adversaires et en leur donnant l’occasion de réparer leurs offenses pratiquées contre la conscience divine. Toutefois, dominés par leurs sentiments inférieurs, ils optent pour la vengeance et se lancent dans les rudes combats de l’obsession où ils deviennent, à leur tour, les proies des passions malheureuses qu’ils combattent chez leurs ennemis.

La raison et les sentiments démontrent qu’il est plus facile d’aimer, d’être fidèle, de construire la paix, d’implanter la notion du devoir, de réaliser son propre bonheur et de favoriser celui d’autrui, que de semer la discorde, de cultiver l’amertume, d’étendre la haine et les ressentiments. Néanmoins, l’égoïsme et la cruauté, qui sévissent encore chez la plupart des êtres humains, font qu’ils répondent presque toujours par des comportements maladifs et se laissent emporter par la déraison et les méconduites responsables de leur future disgrâce.

En refoulant les sentiments supérieurs, l’être transite dans les antres tumultueux du désespoir auquel il se livre, alors qu’il pourrait accéder aux plateaux élevés de l’harmonie où il vivrait en toute plénitude.
Tant que cet état perdure dans le comportement humain, les obsessions se transforment en un vrai fléau pour tous ceux qui se laissent capturer dans ses mailles.

L’obsession se présente sous plusieurs formes et devient de plus en plus grave dans la société actuelle qui s’obstine à l’ignorer et à ne pas la prendre en considération.

Les religieux qui restent attachés à un fanatisme injustifiable ne lui accordent pas d’importance et croient pouvoir la soigner là où elle se manifeste, moyennant le pouvoir de la foi et de l’autorité qu’ils s’attribuent.
Les intellectuels sceptiques présents dans divers domaines et plus particulièrement dans les dénommées sciences de l’âme, refusent d’accepter l’immortalité de l’Esprit ; ils conçoivent l’être humain de manière réductrice, matérialiste, et estiment que la mort le consomme et l’anéantit.

Les irréligieux grisés par l’illusion des sens ou par arrogance s’affirment immunisés contre cette infirmité sournoise, indifférents aux phénomènes spirituels élevés qui se multiplient et dont ils ne veulent pas tenir compte.
La foule des désinformés des réalités de la vie célèbre l’irresponsabilité et s’avilit lamentablement dans des comportements excentriques et immoraux qui généreront de futures calamités pour les impliqués.
…Un nombre incalculable d’adeptes du spiritisme, porteurs de profondes connaissances et orientations, opte souvent pour l’étourderie et l’arrogance, se compromettant ainsi avec l’arrière-garde, où sont dans l’attente ceux qui furent trompés, dépouillés et maltraités par leur insanité.

La vie offre toujours des possibilités de réparation à celui qui s’enlise en enfreignant les règles supérieures. Nul n’échappera aux conséquences d’une attitude irréfléchie s’il a fraudé l’ordre. Chaque être humain porte en lui la croix de sa souffrance qu’il peut transformer en instrument d’ascension, selon son comportement pendant son périple sur terre.

Les souffrances qui surprennent les Esprits ayant quitté l’enveloppe physique sont la conséquence naturelle de leurs propres actes, tout comme les bonheurs et les bénédictions dont ils peuvent bénéficier. Quant aux afflictions, il ne s’agit pas de punitions sévères imposées par la divinité, mais d’un processus naturel de réparation ; tout comme le bonheur et les bénédictions ne sont pas des concessions gratuites offertes à des privilégiés. L’amour règne partout et procure au fautif les sublimes mécanismes de réparation pour ses erreurs et d’édification dans le bien qui est à la portée de tous.

Par conséquent, nous pouvons dire que l’obsession peut être considérée comme le choc en retour de l’action malheureuse commise contre quelqu’un qui, devenu fou de douleur et de révolte, nécessite un traitement adéquat et urgent.

Ce livre est un nouveau cri d’alerte aux compagnons en transit sur le plan physique pour qu’ils ne négligent pas leurs devoirs vis-à-vis de Dieu, de leur prochain et d’eux-mêmes.
Toute graine de haine jetée en chemin par inadvertance se transforme invariablement en une pépinière de malheurs aboutissant à une moisson d’amertume.

Seul l’amour a la précieuse faculté d’apporter l’harmonie et la joie de vivre.

Nous avons réuni dans cette œuvre plusieurs expériences vécues à l’hôpital Espérance situé sur le plan spirituel où sont internés de nombreux frères effondrés, accablés de dettes envers leur prochain et dans de piteux états de perturbation. Les uns avides de vengeance, les autres dilacérés par des situations de représailles et de désespoir auxquelles ils se livrèrent au cours de leur réincarnation, lorsqu’ils abandonnèrent leurs nobles engagements qu’ils remplacèrent délibérément par des délires et des troubles moraux.

Dans cet hôpital spirituel se trouvent accueillis, plus particulièrement, des spirites déchus. C’est grâce à la bonté du bienfaiteur Euripide Barsanulfo que ce sanctuaire fut édifié, visant à la santé mentale et morale. Démontrant une abnégation hors pair, il administre ces lieux avec l’assistance de serviteurs voués au bien et à la charité.

Nous présentons la narration de quelques vies – il s’agit d’histoires réelles – dans l’espoir de sensibiliser tous ceux qui honorent de leur lecture attentive ces quelques pages, afin de prévenir des attitudes aussi désastreuses.

Les expériences que nous pûmes recueillir seront utiles à tous les individus intéressés par leur bonheur personnel, car ils s’éveilleront à leurs responsabilités, face à la conscience cosmique et à leurs guides spirituels, assumées avant leur renaissance physique. Pour d’autres qui connaissent la lumineuse orientation du spiritisme, ces exemples seront plus vifs et pénétrants, parce qu’ils témoignent de l’importance de la foi. Toutefois, la mise en pratique des postulats énoncés dans la codification a un caractère d’urgence, elle ne peut ni ne doit être retardée.

Pour de nombreux compagnons engagés dans la cause spirite, ces messages paraîtront étranges ; d’autres y verront des fantaisies d’aliéné, car ils ne trouvent pas dans les œuvres de base de la doctrine spirite des données identiques dans leurs détails. Ils oublient que l’illustre maître de Lyon avait affirmé qu’il ne présentait pas la première, ni la dernière parole sur les thèmes traités, et que le futur se chargerait de confirmer ce qui était enregistré, d’augmenter les informations ou de corriger ce qui était en désaccord avec la science. Vu qu’aucune affirmation doctrinaire léguée par Allan Kardec ne fut surpassée ou considérée inexacte à ce jour, il est juste d’introduire de nouvelles leçons spirituelles, donnant suite aux mémorables expériences de vie outre-tombe, telles qu’on les connaît dans l’œuvre admirable « Le Ciel et l’Enfer », narrées avec l’autorité de sa plume judicieuse et vigoureuse.

En espérant que notre contribution spirituelle pourra aider quelques lecteurs qui nous honorent de leur attention et conscients de la responsabilité qui nous incombe, nous supplions pour nous tous les bénédictions du sublime Thérapeute, vu que nous sommes Ses patients en récupération.


Salvador, le 15 janvier 2001
Manoel Philomeno de Miranda

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MessageSujet: Faute et Punition   Mer 21 Nov - 14:07



FAUTE ET PUNITION



Lors de nos réunions habituelles avec nos amis enclins à l’accomplissement du devoir envers notre prochain, nos conversations convergeaient souvent sur les questions concernant la justice humaine et la justice divine, des thèmes palpitants qui nous intéressaient tous.

Les erreurs et les punitions, la transgression et l’expiation, la fourberie et la réparation étaient des sujets réservés à l’analyse et aux débats en fonction du processus d’évolution de chaque individu en particulier et de la collectivité en général.

Comme les événements terrestres marqués au quotidien par la problématique de l’obsession suscitaient mon intérêt, mon attention fut attirée par la grave interférence des désincarnés sur le comportement des êtres humains.

Les titres sensationnalistes et choquants présentés par les périodiques de la grande presse, les nouvelles perturbatrices de la télévision diffusées avec fracas, causant l’effroi, relevaient à mes yeux d’un certain sadomasochisme de la part de leurs divulgateurs dans la manière de présenter les tragédies et les malheurs de l’actualité. Les commentaires autour de la violence généraient en moi plus d’indignation et de révolte qu’ils ne proposaient de solutions, alors que je sentais grandir mon sentiment de consternation pour les créatures qui méconnaissent les diverses psychopathologies qui les affligent, ainsi que les obsessions qui les assujettissent.

Tout en évoquant avec des amis les aspects sociologiques, psychologiques et pénaux dans le cadre de nos activités, j’attendais l’occasion propice pour m’enquérir auprès d’un noble spécialiste en la matière. Je souhaitais obtenir des éclaircissements pouvant élargir les informations et les études du lecteur incarné, également intéressé à la prévention et à la guérison de l’obsession, une infirmité résultant de la vengeance et qui acquiert la dimension d’une épidémie.

Opportunément, je fus invité par un serviteur dévoué de notre communauté à une rencontre privée avec le vénérable Esprit docteur Bezerra de Menezes lors d’un de ses passages dans l’institution. Son dévouement à l’humanité pendant tout un siècle après sa désincarnation fut ininterrompu et absolu et visait à la charité et à l’illumination de la conscience terrestre.

La réunion fut réservée à un petit groupe de chercheurs dans le domaine des thérapies adaptées à la criminalité et à ses ravages sur les êtres humains réincarnés. Seuls les spécialistes dévoués à cette tâche importante furent invités.

Le rendez-vous eut lieu dans un espace à l’air libre situé dans l’enceinte de l’hôpital réservé aux entretiens particuliers concernant les obsédés qui échouèrent dans les épreuves terrestres et désincarnèrent sous le joug de désordres psychiques de nature obsessive.

Le dispensaire fut bâti grâce aux efforts et aux sacrifices de l’éminent Esprit Euripide Barsanulfo, entre 1930 et 1940 et accueille, depuis, les victimes de leur propre négligence. Il sert aussi de laboratoire vivant et palpitant pour l’analyse profonde des aliénations spirituelles.

Le missionnaire de Sacramento put constater qu’un nombre significatif d’âmes déchues, ayant failli à leurs nobles engagements, même après avoir reçu les lumières du Consolateur, retournaient à la patrie spirituelle dans un état lamentable de déséquilibre et souffraient sans consolation dans l’erraticité inférieure. Dans un élan de compassion, il parvint à sensibiliser une équipe nombreuse de collaborateurs spirituels expérimentés en psychiatrie pour secourir ces naufragés de l’illusion qui narguèrent les lois souveraines de la vie et avaient besoin d’aide et de miséricorde.

Il s’agissait de médiums étourdis qui méprisèrent leur mandat ; de divulgateurs qui manquèrent à leur devoir d’élucidation spirituelle ; de serviteurs qui bâclèrent l’exécution d’importantes tâches de bienfaisance ; d’écrivains pourvus d’outils culturels permettant d’élaborer des images édifiantes, or ils se livrèrent à des discussions stériles et à des agressions injustifiables. Mais aussi de personnes qui voulurent se redresser moralement en adoptant la foi rénovatrice et qui commirent de nouveaux délits ; de mercenaires de la charité belle et pure ; de promoteurs de la simonie à l’intérieur du spiritisme même ; tous étaient accueillis là. Combien parmi eux naufragèrent dans leur incarnation sous l’emprise d’Esprits vengeurs, des persécuteurs incléments qu’ils auraient dû amadouer au lieu de devenir leurs victimes, car ils ne surent rester sur le droit chemin du devoir sous la pression des injonctions perverses de leurs ennemis !
Habituellement dans cette institution de santé spirituelle, des réunions pour clarifier les expériences désastreuses des patients avaient lieu.

En outre, des candidats à la réincarnation ayant des tâches spécifiques dans l’exercice de la médiumnité suivaient des stages dans ses pavillons. Ils pouvaient ainsi observer les compagnons qui s’égarèrent et furent vaincus ; les écouter lors de la catharsis marquant l’éveil de leur conscience lorsqu’ils se rendaient compte du préjudice qu’ils s’étaient causé, ainsi qu’à ceux qu’ils avaient entraînés dans leur vertigineuse hallucination.

Cette institution était un véritable hôpital-école qui fonctionnait comme un cri d’alerte pour les voyageurs en transit sur terre promis aux activités nobles et à l’amour.

Dans un endroit agréable et boisé, sous un ciel étoilé et une lumière diaphane, nous allions écouter les considérations de cet apôtre de la charité sur l’erreur et la sanction qui s’ensuit.
J’avais déjà rencontré Euripide Barsanulfo, aussi me reçut-il avec son habituelle douceur et son émouvante sagesse qu’il manifesta également aux autres membres attentifs de notre groupe.

Après de brefs instants de salutations amicales et quelques mots d’introduction concernant le thème du jour, le vénérable maître expliqua :
— La question du comportement moral de l’être humain est liée à son niveau de progrès spirituel.
— Pour cette raison, Jésus dit : on demandera beaucoup à celui qui a beaucoup reçu. Ainsi, le degré de responsabilité personnelle varie en raison des facteurs qui prédisposent et dominent le comportement moral. Chaque individu est l’histoire vivante de ses actes passés. La somme de ses expériences façonne le caractère, les aspirations, la connaissance et la responsabilité morale. Invariablement, outre les conquêtes significatives obtenues à chaque étape réincarnatoire, il n’est pas exceptionnel que des aggravations et des chutes viennent troubler la pureté des succès et constituent des obstacles pour un progrès plus expressif.
Une brise parfumée soufflait doucement. Le maître resta silencieux quelques secondes puis continua :
— En raison de cette attitude, les Esprits renaissent dans l’atmosphère morale qu’ils méritent auprès des groupes familiaux compatibles avec leurs besoins. Ils détiennent des engagements propres au développement indispensable des valeurs éthiques et morales. Ne pouvant éliminer les causes déclenchantes, ils sont accompagnés d’amis ou d’adversaires qui restent liés à eux et suivent leur évolution. Il est certain que personne ne manque de secours divin, d’inspiration et de moyens appropriés pour réussir.

Mais combien de réincarnés, en atteignant l’âge de raison, sont à nouveau attirés par les endroits qu’ils devraient fuir et capitulent face aux vices qu’ils étaient tenus de vaincre…
— Les tendances innées qui reflètent des conditionnements passés, les incitent à des conduites qui leur semblent être plus aisées et n’exigent pas d’efforts de leur part. Par affinité, les connexions psychiques favorisent l’échange avec les ennemis du passé. Sans un effort soutenu, associé parfois au sacrifice et au renoncement, il est difficile de ne pas tomber dans les pièges qui mettent en péril le projet qui devrait être libérateur.

À nouveau, le maître fit une pause et avec une profonde compassion, il regarda la grande construction hospitalière, puis continua :
— La justice est inscrite dans la nature et le développement moral de l’être amplifie ses contenus sublimes dans la conscience. L’application des codes de justice sur terre est proportionnelle au degré de responsabilité de l’homme et à son perfectionnement moral. Depuis les punitions grotesques et cruelles du barbarisme et du Moyen Âge, à la vision moderne de la science pénale, il y eut une plus grande identification de l’esprit humain avec la justice divine, qui fut incorporée lentement aux codes terrestres.

Nous sommes encore loin d’une justice saine et égale pour tous, néanmoins, à présent, des directives humanitaires sont prises en compte pour rendre la dignité au délinquant qui jusqu’alors n’avait droit qu’à la punition. Cette attitude découle du changement de concept de la justice de Dieu par l’évolution de la pensée et de la conscience, qui élimine le caractère arbitraire et cruel qui lui fut attribué et le présente désormais comme étant miséricordieux et plein d’amour. Cette vision offre des méthodes de rééducation constructives et thérapeutiques pour tous les maux, en conformité avec ce qui fut révélé par la doctrine de la réincarnation.
— Presque toujours, lorsque l’on pense justice, il nous vient à l’esprit l’idée de punition, alors que le but est l’équité, la préservation de l’ordre et du devoir. Ce réflexe y est tellement associé qu’il suscite la confusion entre l’objectif de préserver l’équilibre de l’individu, des peuples et des nations par des mesures coercitives de liberté, avec des récessions, des embargos alimentaires et de médicaments, des dilacérations d’ordre physique, psychologique et moral préjudiciables au sens de la vie.
— Une étude approfondie à la lumière de la psychologie permet d’identifier un malade émotionnel chez le délinquant dont l’origine du déséquilibre se trouve dans les expériences vécues lors d’existences précédentes. La culpabilité, le remords, la dysharmonie intérieure et le manque d’amour se reflètent par des comportements perturbés et des attitudes malheureuses qui débordent dans les multiples expressions du crime. En conséquence, l’assistance spécifique dans le domaine de la psychologie devrait être utilisée afin de récupérer le patient malheureux et lui donner le droit à la réhabilitation, au rachat de ses fautes face à la victime et à la société.

Pensif comme s’il organisait ses arguments pour mieux les enchaîner, il fit une nouvelle pause pour ensuite continuer :
— Au-delà de ces facteurs psychologiques, il existe des carences qui peuvent dévier la créature humaine, telles que l’éducation au foyer et la cohabitation familiale, le milieu social, les ressources financières et le travail, les loisirs et la santé qui jouent un rôle primordial dans la construction de la personnalité et dans le développement des sentiments. Dans une société juste, les valeurs sont prises en compte et les dirigeants accomplissent honorablement leurs devoirs face au peuple et restent toujours vigilants. Malheureusement, cette conscience ne fleurit pas encore en tous lieux, comme le montrent les indices élevés de violence et de criminalité associés aux évasions spectaculaires dans les drogues chimiques, l’anarchie, et les débordements passionnels auxquels se livrent les individus moralement plus fragiles. Ce qui les amène plus facilement à pratiquer éventuellement un délit, comme on peut le constater dans la littérature du passé et du présent.

Dans sa fameuse œuvre Crime et Châtiment, Fédor Dostoïevski décrit bien les tourments du personnage Raskolnikof qui, tout en étant un homme honorable aux sentiments nobles, finit par commettre des atrocités sans limites contre ses victimes qu’il dépouille, notamment contre l’usurière tourmentée qu’il finit par haïr. De nombreux auteurs, comme Victor Hugo, Charles Dickens, Arthur Müller et bien d’autres encore, utilisant cette probabilité, présentèrent des criminels qui devinrent sympathiques à leurs lecteurs parce qu’ils furent poussés au crime par des circonstances occasionnelles alors qu’ils cultivaient des principes élevés.

Ils se virent ainsi dans la contingence de l’erreur et récoltèrent des punitions perverses et injustes.
— L’erreur est l’ombre qui suit celui qui la pratique jusqu’au jour où elle est estompée par la lumière de la réparation. Elle donne alors au fautif les moyens appropriés à sa rénovation en le rééduquant à la cohabitation sociale, car il est juste de lui accorder la possibilité de continuer à bâtir son futur lorsqu’il s’affranchit du déséquilibre perpétré.

Dans le but de favoriser et d’approfondir nos réflexions, notre ami fit une nouvelle pause et conclut :
— Le jour viendra où les chercheurs du comportement criminel se rendront compte qu’au-delà des facteurs connus qui mènent à la délinquance, il en est un autre bien plus grave et plus subtil qui requiert des études approfondies, afin de créer de nouveaux codes de justice pour les transgresseurs concernés. Nous faisons référence à l’obsession. Quand des Esprits adversaires interfèrent pour interrompre le progrès de quelqu’un, ils l’induisent à la pratique de délits de tout ordre et deviennent les coauteurs de nombreuses agressions criminelles qui aboutissent souvent à des issues malheureuses et irréversibles. En travaillant lentement le champ mental des victimes qui deviennent leurs hôtes psychiques, ils finissent par leur inculquer des sentiments vils et les arment contre ceux qui, dans des circonstances particulières, à tort ou à raison, deviennent leurs ennemis. Ils se transforment en adversaires infatigables et obstinés, les poursuivent et les affrontent en des combats violents qui finissent en tragédies… Sous un autre angle, ces Esprits utilisent des personnes avec qui ils ont une syntonie mentale et morale pour se venger de ceux qui jadis leur portèrent préjudice et à présent sont à l’abri de leur sordidité et perversité. Ils se rendent ainsi coupables d’homicides hideux par induction spirituelle. Les obsessions dans ce domaine sont très expressives.

On pourrait se demander si le personnage de Dostoïevski n’était pas victime d’un adversaire personnel désincarné, ou s’il n’était pas en syntonie avec des entités qui se complaisaient à haïr ceux qui tombaient dans de cruelles perversités !
— L’erreur en soi génère un climat psychique tragique qui attire des Esprits du même ordre de celui qui se compromet moralement. Ils restent systématiquement en syntonie dans un échange émotionnel continu. Ainsi, une punition indiscriminée appliquée à toutes les victimes de la criminalité, sans distinction de situation ou de contexte spirituel, serait injuste et même haïssable et aurait des répercussions sur le plan astral par ces alliances désastreuses.
— Dieu, toutefois, veille et ses lois pleines de sagesse atteignent sans appel tous les êtres de la création et contribuent au processus évolutif, rendant possible le bonheur souhaité.
— Préservons-nous tous du mal en suppliant le secours divin, selon les recommandations de l’incomparable Maître dans sa prière dominicale, en lui demandant de l’aide et l’inspiration afin de pouvoir parcourir avec équilibre les chemins difficiles de l’ascension spirituelle.
L’ami bienveillant se tut, nous laissant un matériel expressif de réflexion.
Il nous quitta momentanément, promettant de donner suite aux considérations sur ce thème fascinant qu’est l’obsession sous cet aspect quasiment inconnu.






Dernière édition par silence le Mer 21 Nov - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: L’HOPITAL ESPERANCA   Mer 21 Nov - 14:10



L’HOPITAL ESPERANCA



À la fin de l’entretien avec le vénérable et généreux docteur Bezerra de Menezes, nous fîmes nos commentaires sur le sujet abordé. Je ressentais le besoin d’élargir mes connaissances sur l’hôpital Espérance où j’avais eu l’occasion de m’approfondir dans l’étude de l’obsession et de participer à d’autres activités de nature spirituelle.

Bien qu’informé de la finalité de cet admirable établissement, je ne connaissais pas les détails de sa fondation.

L’heure était propice, vu la présence dans notre groupe de l’un de ses directeurs, le docteur Ignace Ferreira, qui fut sur terre un éminent médecin de la ville d’Uberaba. J’interrogeai donc cet aimable ami sur l’histoire de cette institution spécialisée dans la santé mentale. Sur un ton bienveillant, il me répondit :
— De son vivant encore, Euripide Barsanulfo possédait déjà une médiumnité christique puisqu’il sut conduire ses facultés médiumniques selon les principes de dignité, de charité et d’amour. Sa vie fut couronnée par des exemples de renoncement et d’abnégation. Il fut aussi un éducateur émérite. En raison de ses admirables qualités, il se consacra aux malades mentaux, à ceux qui souffraient de troubles psychiques ou qui étaient sous l’emprise d’une obsession. Il construisit ainsi un hôpital pour les secourir dans la ville même où il naquit et parvint alors à des résultats peu ordinaires, car de nombreux malades retrouvèrent leur équilibre. Or, n’étant pas médecin, il ne put appliquer la thérapeutique académique en vigueur et c’est par sa propre force morale qu’il obtint le plus grand nombre de guérisons, grâce à sa bonté naturelle vis-à-vis des patients ainsi qu’à sa miséricorde envers ceux qui souffraient de graves troubles psychiques.
—Tel un être vivant sur les deux dimensions, il fut un apôtre de la charité par son potentiel extraordinaire de guérisseur et par son acuité hors pair, il prescrivait des ordonnances sous orientation spirituelle et se consacrait au secours des malheureux.
—Il ne refusa jamais d’aider quiconque, pas même ses persécuteurs acharnés. Se voyant accablés par la maladie et ne trouvant ailleurs l’assistance nécessaire à leur rétablissement, ceux-ci se tournaient alors vers lui. C’est ainsi qu’ils recevaient de Barsanulfo l’aide du ciel dont ils avaient besoin pour continuer leur chemin.
—Fauché par la grippe espagnole quand cette épidémie dévasta le monde, il désincarna encore jeune. Néanmoins, il poursuivit sa tâche comme missionnaire de Jésus en aidant des milliers de personnes liées à lui et issues plus particulièrement de la région où il vécut lors de sa dernière existence sur la terre.
—Son nom devint un étendard d’espoir et il put augmenter le champ d’action du secours prodigué avec l’aide d’un groupe de coopérateurs bienveillants sous l’inspiration de Jésus, le Psychothérapeute par excellence.
Sincèrement ému, face à l’évocation de ces actes de charité, l’éminent Esprit poursuivit son récit avec sérénité :
— Barsanulfo ne se limitait pas à secourir les incarnés, mais accompagnait également d’anciens assistés après leur désincarnation chez qui il constatait un état déplorable après leur retour à la patrie spirituelle. Ceux-ci avaient été vaincus par des esprits cruels qui les obsédaient ou étaient victimes de terribles idéoplasties issues des actes qu’ils avaient perpétrés et qui les rendaient fous de honte, de douleur et de désespoir en franchissant le seuil du tombeau.
—Ils formaient de véritables légions d’aliénés mentaux qui s’agressaient les uns les autres, plongés dans des paysages sombres et angoissants où les souffrances étaient insupportables. Euripide fut navré de constater que nombre d’entre eux avaient bénéficié du patrimoine de la médiumnité illuminée par l’enseignement libérateur du spiritisme. Néanmoins, ils s’étaient enfoncés dans le labyrinthe de l’irresponsabilité en se servant de cette noble faculté pour se procurer des jouissances et assouvir leurs passions les plus viles. D’autres encore pervertirent la parole illuminée, qui leur fut attribuée, en l’exploitant à des fins douteuses ou pour négocier des faveurs terrestres au mépris de l’opportunité sacrée d’édification de ceux qui les entouraient et qui attendaient leur contribution.

Certains marchandèrent les dons spirituels, succombant sous l’emprise de leurs bourreaux du passé qui se complaisaient à les pousser aux plus graves délits, compromettant ainsi leur réincarnation.
—Face à la masse de désespérés qui connaissait pourtant les directives menant au bonheur moyennant le travail digne et rénovateur préconisé par Jésus, mais qui firent le choix des aventures maladives des plaisirs extrêmes, le missionnaire compatissant chercha l’appui des bienfaiteurs célestes. Il fit la demande de transmettre à Jésus sa pétition de fonder un hôpital, sur le plan spirituel, spécialisé dans les maladies mentales pour tous ceux, qui après la mort du corps physique, présentent des états de déséquilibre. Ce lieu servirait aussi d’école, ainsi que de laboratoire pour la préparation de leurs réincarnations futures dans des conditions moins douloureuses et avec des possibilités plus sûres de récupération.
—Dès qu’il obtint l’approbation à son projet, il s’adressa au noble Esprit Augustin d’Hippone qui sur terre l’avait soutenu et inspiré dans l’accomplissement de son ministère. Il le pria d’être l’intermédiaire des futurs besoins de l’institution en création auprès de Jésus, le médecin divin, à qui il supplia la bénédiction de son œuvre.
—Le sage chrétien, auteur des « Confessions » et de bien d’autres travaux mémorables, accepta d’être le médiateur du bénévole auprès de Jésus. Ainsi fut permise l’édification du refuge, un abri spécial pour les malades de l’âme qui souffraient de terribles hallucinations dans les bas-fonds de l’erraticité inférieure.
Le narrateur fit une pause qui nous permit de mieux assimiler cette surprenante histoire et poursuivit :
— Euripide organisa l’invitation d’éminents psychologues et psychiatres désincarnés qui soignèrent sur terre des pathologies défiantes de nature obsessive et auto-obsessive. Aussitôt que l’équipe fut prête, l’édification de l’hôpital fut entamée. Il se trouvait situé dans un lieu éloigné de la communauté spirituelle afin de favoriser le contact avec les éléments de la nature capables d’apaiser leurs répugnantes hallucinations et leur apporter la rénovation et la paix.
—Selon un plan bien conçu, plusieurs blocs furent érigés où seraient prises en charge des pathologies telles que les délires graves, les possessions de longue durée, les phénomènes de conscience autopunitive, le désarroi issu de conflits intimes, les fixations morbides, la confusion mentale, l’autisme déclenché par le remord tardif, les schizophrénies graves, les obsessions compulsives, etc.
—Amplement boisée, la région peut absorber l’impact vibratoire des tourments qui s’extériorisent des bâtiments et des cliniques de repos où sont transférés les patients qui se trouvent en processus de récupération.
—Des psychothérapeutes compétents s’empressent dans ce complexe béni, secondés par un corps paramédical dévoué, tous étant bien formés pour ce ministère de grande envergure, démontrant ainsi l’importance d’exercer le devoir avec amour pour traiter le désespoir et la folie.
—Or, la vie s’exprime intensément dans le corps et hors de lui. Quand l’être se trouve à l’état désincarné, il est soumis à des énergies plus vigoureuses et prégnantes qui produisent des résonances dans le futur organisme somatique qui manifeste les effets de toutes les actions développées.
—Ainsi, les méthodes de soins aux malades de l’esprit sont fondées sur la profonde connaissance de l’être, de ses besoins, des facteurs qui mènent à l’échec de nobles réalisations, des injonctions accablantes provoquées par l’échange avec des esprits malheureux et pervers, mais aussi des déséquilibres intimes résultant de l’accommodation et de l’acceptation de la vulgarité et du crime.
—Bien des compagnons malades hospitalisés dans notre enceinte, porteurs d’autres pathologies, purent constater la continuité de la vie au-delà du tombeau et firent malgré cette connaissance, une mauvaise utilisation de leurs facultés médiumniques, car ils permirent l’infiltration des tourments du passé, encore très vifs dans leur inconscient, qu’ils auraient dû combattre à tout prix.
Alors que l’aimable psychiatre se tut pendant quelques instants, je me mis à réfléchir sur un thème qui avait toujours attiré mon attention concernant les personnes porteuses de tendances sexuelles déséquilibrées et qui ne surent canaliser noblement leurs énergies sexuelles, se laissant consommer par des vices hideux qui les troublèrent profondément. Bon nombre d’entre elles eurent de leur vivant des comportements ambigus, se présentant de manière correcte à l’extérieur, tout en vivant de sordides liaisons mentales. Des liaisons qui pouvaient s’établir avec des Esprits désincarnés vivant dans la promiscuité, toujours en quête d’extravagantes et d’incessantes perversions auxquelles ces incarnés s’associaient pendant leur sommeil. De sorte qu’une communion étroite, entre incarnés et désincarnés cultivant les mêmes vices, se solidifiait, les attirant dans les lieux les plus ignobles, tels les lupanars anciens ou les motels modernes servant d’habitation à ces derniers…

Profitant alors de cette courte pause, j’interrogeai le docteur Ignace avec intérêt :
— Est-ce que l’hôpital Espérance héberge également des patients souffrant de dysfonctionnements sexuels qui contribuèrent à des conduites désastreuses dans le domaine de la médiumnité ?
Toujours aimable, notre cher médecin expliqua :
— Comme nous le savons, le sexe est le sanctuaire de la vie ; il ne peut être perturbé sans provoquer de profonds tourments chez celui qui en abuse. En conséquence, de nombreux troubles du comportement trouvent leurs origines dans les mécanismes sexuels intimes. L’aspect des obsédés sexuels et leurs sinistres liens suscitent toujours une douloureuse componction. D’autant plus qu’ils refusent de s’éveiller à la réalité et persistent languissants et éprouvés dans des états d’exténuation vitale même lorsqu’ils sont secourus et soutenus… Le vice s’installe dans les tissus délicats de l’esprit générant des dépendances semblables à celles des processus tourmentés de la toxicomanie et de l’alcoolisme, si préjudiciables à l’humanité terrestre.
—D’excellents spécialistes en sexologie travaillent ici et étudient les diverses énergies qui composent le complexe spirituel de chaque individu. Ils aident ceux qui sont envoyés à ce centre de secours en se valant de recours qui leurs sont propres et qui correspondent à chaque situation. C’est ainsi qu’ils arrivent à agir sur les causes des drames déployés au fil du temps, revigorant chaque patient par les incomparables leçons de Jésus.

À nouveau, il fit une pause, mais reprit sans tarder son brillant exposé.
— Par son attachement profond au Médecin divin, Euripide fit inscrire, à l’entrée du grand pavillon central, la phrase lapidaire qui résume la doctrine de Kardec : Hors la charité, point de salut. Il vécut les exemples de Jésus que chacun devrait graver profondément en son for intérieur afin que la flamme de l’amour ne s’éteigne jamais dans le ministère secouriste, quels que soient les résultats du travail en cours ou les défis à vaincre.

—Fréquemment, lors de visites dans les régions punitives où de malheureux êtres dérapèrent, en fonction de leur état, des équipes entraînées ramènent de nouveaux patients. Ils les honorent de la miséricorde gracieuse qui émane du Père magnanime, qui ne cesse d’attendre le fils négligent ou rebelle.
—Maints Esprits arrivent dans un triste état. Ils luttent encore contre des idées entretenues lors de leur incarnation et sont toujours tourmentés par les chimères qu’ils cultivèrent. De sorte qu’ils présentent dans leur périsprit toutes les plaies causées par leur manque de respect vis-à-vis des lois souveraines de la vie. Bon nombre de ceux, qui s’installent ici, entretiennent l’aimantation psychique avec des ennemis cruels. Eux aussi, bénéficient dès lors d’une assistance appropriée qui les affranchit peu à peu d’étonnantes fixations, voire du vampirisme auquel ils s’adonnent.

—Une vaste infirmerie de triage accueille les nouveaux venus qui sont ensuite examinés par de diligents psychothérapeutes qui les envoient dans les centres respectifs où ils pourront bénéficier de l’aide indiquée à leurs besoins.
—Tous, sans exception, bénéficient d’une assistance très chaleureuse, néanmoins, en aucun cas, le libre arbitre du persécuteur ou des assujettis sera profané.
Vu qu’il fit une nouvelle pause, comme s’il s’attendait à des questions, j’osai l’interroger :
— Est-ce qu’en raison de leur maladie, certains de ces Esprits assistés s’évadent pour retrouver les lieux où ils vivaient ?
Sans paraître ennuyé, le bienveillant psychiatre élucida :
— Le libre arbitre de chacun étant respecté, il n’est pas rare que des internes soient attirés psychiquement par leurs bourreaux par un phénomène de parfaite identification d’intérêts et d’affinité morale. Ils retournent alors aux zones de vices d’où ils furent retirés… Personne ne les en empêchera, chacun ayant le droit de progresser selon ses propres possibilités. Néanmoins, l’heure venue, le dispositif des injonctions expiatoires altère le comportement de ceux qui se permettent de sombrer dans l’indifférence, sans la moindre volonté de rénovation…

—Ici, outre l’activité de récupération des malades mentaux et en raison de cette spécialité, de nombreux candidats à la réincarnation tels les futurs psychothérapeutes et les chercheurs de l’âme, qui partagent le point de vue des doctrines modernes transpersonnelles, viennent ici en stage. Ils souhaitent ainsi acquérir les connaissances nécessaires pour affronter les nombreux problèmes de l’obsession, les troubles psychologiques et psychopathologiques qui prennent de l’ampleur dans la société contemporaine.
—Par ailleurs, de nobles pionniers de l’hypnose ainsi que les chercheurs de l’hystérie, de la psychiatrie, de la psychanalyse et d’autres branches liées, visitent assidûment ce respectable hôpital où ils assemblent des données, perfectionnent leurs connaissances, modifient ou approfondissent les informations restées stationnaires lorsqu’ils se dépouillèrent du corps charnel sur terre…

—Depuis la visite de Thomas Willis, le psychiatre anglais du XVIIe siècle à Philippe Pinel, de Mesmer à James Braid, de Wilhelm Griesinger à Kraepelin, à Charcot, à Freud et à Jung, pour ne citer que quelques-uns des illustres visiteurs accueillis, de nombreux cours furent donnés et des débats organisés pour trouver les meilleures méthodes thérapeutiques en vue d’une application immédiate. Non seulement pour les internes, mais aussi pour les incarnés, vu la fragilité morale de tant d’êtres à l’équilibre chancelant et leur difficulté à rester fidèles aux devoirs assumés.

—Combien de maîtres du passé, qui contribuèrent à élargir la connaissance de la psyché humaine, purent et peuvent encore se rendre compte du spectacle grandiose de la vie qui triomphe sur la matière transitoire, de la sagesse incomparable de Jésus lorsqu’il exhortait les créatures à l’amour, à la compassion et à une conduite droite pour le bien de la vie future, indestructible, selon son exemple par Sa propre résurrection…
—Maints psychiatres ne connurent pas le travail hors norme d’Allan Kardec, notamment pour ce qui concerne la psychopathologie de l’obsession, soignée aussi par Jésus ; et les rares qui auraient pu contribuer à l’importante recherche du maître lyonnais ne le firent pas à cause de leurs préjugés académiques, car tout ce qu’ils ignoraient en la matière, ils le classaient avec dédain sous la rubrique occultisme qui avait pour eux une connotation péjorative.
—Quelques-uns des essais thérapeutiques créés par ces visiteurs et ces maîtres notoires sont à présent appliqués à l’hôpital Espérance de manière efficace puisqu’ils produisent l’effet escompté dans le champ énergétique d’où proviennent les phénomènes psychologiques et psychiatriques, siège même de l’être intégral, spirituel, de toute créature.

—Il est évident pour tous ceux qui font un stage ici que l’origine de toute infirmité se trouve dans l’Esprit. Les attitudes mentales, émotionnelles et morales néfastes produisent une perturbation vibratoire qui se répercutera au niveau correspondant dans le corps périspirituel et ensuite dans le corps physique. Ce n’est qu’en agissant au même niveau et sur le même champ vibratoire, et si le patient adopte un changement d’attitude psychique et comportementale que l’on peut espérer de bons résultats sur sa santé.

À nouveau, il interrompit sa surprenante explication avant de poursuivre :
— La musicothérapie, la thérapie de la prière et la thérapie de l’amour sont à la base de toutes les pratiques mises en place ici. Elles se multiplient en diversifiant les méthodes de prise en charge des souffrants selon les syndromes, l’extension du désordre et la gravité du problème. En outre, les précieuses thérapies de désobsession reçoivent une attention toute particulière, surtout quand il s’agit de processus de vampirisme afin de libérer les victimes qui sont par la suite internées pour un traitement de longue durée. Les malades sont souvent soumis à une opération chirurgicale périspirituelle pour enlever les greffes perturbatrices qui furent fixées dans leur cerveau. Mais ils continuent à vibrer dans le domaine correspondant du psychosoma provoquant des régressions momentanées vers des expériences passées à l’origine des affrontements et de la haine ; démontrant par là même que, face à la conscience cosmique, il n’existe pas d’innocents.

Ce traitement est approprié pour libérer le malade d’une hypnose profonde, pour restructurer la pensée troublée par les fortes décharges de vibrations délétères qui datent de la vie physique. Il est aussi utile lors des retrouvailles avec les êtres chers, entre ceux qui appartiennent à une même famille émotionnelle…
—Par ailleurs, la fluidothérapie bien appliquée a des effets surprenants. Ceux qui l’utilisent, mobilisent leurs énergies internes les associant à celles de la nature. Ils les font converger vers les centres périspirituels et les chakras, rétablissant ainsi l’équilibre des forces énergétiques qui régissent l’Esprit.
—L’amour et la patience — dit-il avec emphase — ont la priorité dans tous les processus secouristes, vu qu’ils diminuent l’angoisse et le désespoir de ceux qui se trompèrent et souffrent des conséquences lamentables de ces tourments.

—Des invités illustres leur tiennent des conférences émouvantes et riches d’enseignements, il s’agit d’une sorte de psychothérapie qui favorise l’affranchissement des vices. Les conférenciers évoquent des personnages et des événements historiques qui méritent d’être repensés. Ils viennent assidûment et intègrent le programme thérapeutique de ce centre où l’amour ne manque jamais et attend patiemment.
À présent silencieux, quelque peu ému, il nous laissa le réconfort qui émane de la bonté de Dieu qui n’abandonne jamais ses enfants rebelles qui choisirent les chemins tourmentés alors qu’ils auraient pu suivre la route sans obstacle du bien et du devoir.
Le ciel était couronné d’étoiles et un parfum balsamique imprégnait l’air pendant que le groupe se dispersait. Les uns partirent pour reprendre les activités qui les attendaient ou en quête de repos, alors que nous restâmes sur place pour réfléchir.


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MessageSujet: Réminiscence   Mer 21 Nov - 14:14



REMINISCENCE



Les informations du docteur Ignace Ferreira laissaient entrevoir la dimension de l’élévation spirituelle d’Euripide Barsanulfo qui, par son profond dévouement pour l’Évangile à la lumière du spiritisme, devint un véritable apôtre de la Nouvelle Ère.

Soutenu par un groupe de fidèles assistants, Barsanulfo poursuivait inlassablement son ministère par amour du Maître, afin de porter secours aux malades de l’âme emportés par le tourbillon des hallucinations. Il bâtit au prix de grands efforts cet hôpital qui visait l’étude des maladies psychiques dans un but préventif et le développement de thérapies appropriées spécifiques relevant du domaine des troubles obsessifs issus d’une médiumnité tourmentée.

Tout être humain est porteur de médiumnité. On peut dire qu’il s’agit d’une faculté inhérente à l’esprit qui doit être honorée et exercée correctement.

Lorsque la médiumnité s’exprime de manière plus ostensible, en raison d’engagements spirituels antérieurs, c’est un domaine très vaste à explorer scrupuleusement qui exige un comportement compatible avec son ampleur. Comme elle se situe à un niveau vibratoire qui correspond au degré d’évolution du médium, compte tenu de ses défaites et de ses conquêtes morales, elle crée des affinités avec les entités qui répondent à l’appel d’ondes équivalentes.

Le médium devient ainsi un véhicule de pensées et d’inductions susceptible d’être en syntonie avec tous ceux, incarnés ou non, dont les sentiments s’identifient aux siens.

Lorsque la médiumnité se manifeste, bien souvent, elle devient une source de tourments, car elle place le médium à un niveau vibratoire différent de son état normal, l’exposant à des conduites morales et mentales très diverses qui proviennent du monde spirituel et qui se succèdent de manière intense et perturbatrice.
Dépourvu de connaissances et de ressources pour neutraliser les ondes psychiques et les sensations physiques qui en découlent, le médium éprouve des troubles nerveux tels que l’anxiété, la dépression, l’insécurité. Au niveau physique, il ressent des malaises, des céphalées, des problèmes digestifs, des vertiges qui résultent de l’absorption d’énergies négatives qui lui sont adressées par ses propres adversaires, ainsi que par d’autres Esprits, les uns pervers, d’autres railleurs, presque tous malveillants…
Il est certain que la miséricorde divine ne fait jamais défaut et se manifeste à travers l’amour et l’inspiration que son guide spirituel lui transmet et qui l’induit à être vertueux, à pratiquer la prière et à faire son devoir. Mais ces messages ne sont pas toujours captés et décodés comme cela serait nécessaire pour obtenir des résultats immédiats.

Par sa tendance à l’accommodation et sous la pression de ses mauvais penchants qui resurgissent du passé, l’être est plus réceptif aux influences malveillantes qu’aux attitudes édifiantes.
Toutefois quand le médium prend connaissance des leçons éclairées du spiritisme, notamment à travers les directives du Livre des Médiums d’Allan Kardec, un itinéraire sûr et efficace se dessine, l’invitant à assumer l’engagement solennel de travailler en faveur de lui-même et d’autrui.

Au fur et à mesure que le médium se moralise, il acquiert des résistances pour vaincre les persécutions spirituelles et ses passions inférieures qui sont pour lui un grand défi à affronter à tout moment et un obstacle pour arriver à ses fins.

Pourtant, la médiumnité peut être une épreuve douloureuse qui se transforme en voie d’ascension ou en œuvre missionnaire sublime qui, pour autant, n’exempte pas l’individu des difficultés, des témoignages et des renoncements, tout en restant constamment vigilant.

Lors de notre dernier séjour sur la terre, alors que nous avions affaire à des médiums, nous en suivîmes un bon nombre qui dérapa et commit de terribles erreurs. Ils étaient poursuivis par leurs ennemis désincarnés qui ne leur accordaient aucun répit, car ils trouvaient chez eux des prises psychiques pour se connecter, qui leur permettaient un échange systématique et continuel.

Je me souviens, par exemple, du frère Ludgério qui avait pris l’habitude destructrice de boire dans sa jeunesse.

Il était porteur de facultés médiumniques tourmentées par nécessité réparatrice, et vers les douze ans, il fut repéré par ses ennemis désincarnés qui l’incitèrent très tôt à consommer des boissons alcoolisées, lors des fêtes de famille d’abord, puis à l’occasion des fêtes populaires qui étaient très fréquentes dans la ville où il habitait. Ils le poussèrent ainsi, au fil des années, à de vils comportements et à des expériences malheureuses.

Notre premier contact avec ce patient excité et provocateur eut lieu dans la salle de conférences doctrinaires de la maison spirite où nous réalisions nos travaux.

La réunion consacrée à l’étude du Livre des Esprits d’Allan Kardec était terminée quand il fit irruption dans la salle. Visiblement ivre, agressif, il tenait des propos vulgaires et faisait des gestes grossiers pour se faire remarquer.

Gentiment reçu par l’un des membres de l’institution, il se mit à brailler et à menacer, provoquant ainsi de l’embarras chez les personnes présentes qui sortaient et d’autres qui échangeaient quelques paroles bienveillantes ou d’adieux.

Tandis que le déférent directeur des lieux, le frère José Petitinga, qui dirigeait l’étude ce jour-là, donnait des explications sur le thème abordé pendant la séance à un groupe d’intéressés, son attention fut attirée par le vacarme inhabituel. Il s’approcha donc de Ludgério pour l’accueillir. Avec beaucoup d’habileté, il le prit par le bras, l’enveloppa de son doux magnétisme et l’éloigna de la salle publique pour le faire entrer dans une pièce plus discrète où il chercha à dialoguer avec patience et miséricorde.

Mais il était impossible d’avoir une conversation cohérente vu l’état d’ébriété de ce visiteur inattendu dont les centres de discernement et de logique étaient bloqués. D’autant que les paroles bienveillantes du directeur attentionné provoquèrent une révolte accrue chez ses comparses désincarnés qui s’abreuvaient des vapeurs de l’alcool que le pauvre Ludgério absorbait. Mais ils finirent par l’abandonner après l’avoir maudit et l’avoir menacé de représailles criées à tue-tête, qui n’intimidèrent nullement, ni ne troublèrent le psychothérapeute resté serein.

Privé du soutien fluidique de ses persécuteurs, le patient eut une légère convulsion, puis il se mit à trembler et à vomir violemment, ce qui inspira de la compassion à son entourage. Finalement, il s’évanouit et resta inconscient pendant quelques minutes, le teint blême, la respiration faible.

Pour lui porter secours, nous fîmes un cercle de prière, Petitinga, quelques compagnons et moi-même. Nous l’enveloppâmes de vigoureuses vibrations en lui appliquant des passes qui lui permirent de retrouver ses forces. Ce qui l’aida petit à petit à reprendre conscience.

Comme tout danger était écarté, la charité chrétienne manifestée par les personnes présentes vint à son secours à travers des paroles d’espoirs et des promesses de paix.

Après avoir reçu de quoi s’offrir un repas, Ludgério s’éloigna en regagnant la place ensoleillée…
L’impression qu’il laissa derrière lui était très pénible. Il s’agissait d’un jeune homme d’environ vingt-huit ans, marqué par l’alcoolisme et une instabilité de caractère due à un processus d’obsession tenace et destructeur.

Après cet incident, inspiré par ses guides spirituels, il revint sobre à quelques réunions doctrinaires, et parvenait à rester relativement calme. Le phénomène d’obsession était avancé chez lui, on pouvait déjà déceler des traces irréversibles sur ses écrans mentaux qui l’amenaient à confondre ce qu’il entendait et à se sentir facilement offensé quand quelque chose lui déplaisait.

D’habitude, il était d’humeur irritable, ses manières étaient rudes et sa susceptibilité l’armait contre les autres dont le regard suscitait en lui la fausse idée d’être critiqué.

Dans la complexité de ce problème d’obsession, nous étions tout d’abord confrontés à un patient orgueilleux qui, malgré la souffrance, persévérait dans les comportements de sa vie antérieure. Quand il était frustré, il adoptait des attitudes obstinées et violentes qui trahissaient ses souvenirs d’ostentation et de pouvoir. Il frôlait le ridicule par son allure hautaine qui contrastait avec ses haillons et son immondice. En outre, nous étions confrontés par ses ennemis insolents et pervers qui avaient souffert entre ses mains impitoyables et qui, à présent sans le moindre scrupule, cherchaient à se venger. Le combat s’installa dans l’actuelle incarnation quand Ludgério fut identifié par ses anciennes victimes. Dès lors, il fut soumis à une cohabitation psychique dominatrice qui le conduisit au vice qui lui procurait du plaisir. Il put ainsi libérer les excentricités complexes qui gisaient dans son inconscient.

L’extension de la haine existante entre eux tous était notoire, car lorsqu’il fut informé de l’interférence de ces Esprits sur sa conduite, la réaction de Ludgério fut de blasphémer et de les maudire. La profonde révolte qu’il portait en lui créait un champ vibratoire propice au renforcement de l’échange avec ses persécuteurs. Quant à ses ennemis, ils désiraient sa ruine complète. Ils ne se contenteraient pas de le voir anéanti au niveau physique, moral, mental et économique, sans aucun ami, à dormir dans de véritables porcheries, dans des rues sales, dans d’infects bas-fonds où il traînait à moitié hébété… Ils avaient projeté de l’accueillir au-delà du seuil du tombeau, après l’avoir vidé de ses énergies animales par vampirisme, pour ensuite continuer leur vengeance.

À une autre occasion alors qu’il était lucide et relativement calme, nous eûmes une conversation plus sereine qui nous permit de recueillir des données très importantes pour une anamnèse de son cas et une étude précise de ses tourments qui avaient toujours éveillé en moi un intérêt spirituel profond.
Il nous raconta que, dès son enfance, il faisait des rêves terrifiants où des êtres monstrueux le poursuivaient et menaçaient de le détruire par les moyens les plus terribles que l’on puisse concevoir. Il se réveillait toujours de ces sombres cauchemars, épouvanté et baigné d’une sueur froide. Avec le temps, les ombres de la nuit devinrent pour lui un intolérable tourment.

Comme il n’était pas né dans un foyer paisible, par une conséquence compréhensible qui découlait de sa conduite antérieure, ses parents ne lui donnaient pas la tendresse requise, mais le réprimandaient et le battaient sans véritable motif. Ils l’obligeaient à taire sa souffrance qui prenait des proportions gigantesques, au point qu’il se mit à redouter les nuits et le sommeil. Lentement des sentiments de révolte contre ses géniteurs s’installèrent, qu’il transféra à ses frères avec qui il n’avait pas de bons rapports, vu son tempérament.

Toujours dépressif et effrayé, il fréquentait l’école publique primaire et manifestait un comportement antisocial. Mais à l’âge de douze ans, quand il but sa première gorgée d’alcool chez ses parents, à l’occasion de l’anniversaire de son père, il fut pris d’hallucinations. Ce qui provoqua le tumulte et, comme la brutalité régnait dans sa famille, il fut battu sans merci. C’est ainsi qu’en cachette, il se mit à consommer des boissons alcoolisées et à se livrer à des pensées vulgaires de nature érotique. Mais il était cruellement tourmenté, car une impuissance sexuelle d’origine psychologique s’installait en lui, issue de la somatisation de conflits latents et des effets de l’alcool sur son organisme affaibli.

Au fil des années, l’espoir d’une vie joyeuse et heureuse s’estompait. Après d’innombrables et incessantes disputes familiales, lorsque sa présence devint insupportable pour cette famille difficile à cause de ses états d’ébriété chaque fois plus prononcés et plus dangereux, il se sentit attiré par les quartiers de la prostitution.
À maintes reprises, Ludgério fut jeté en prison par des policiers cruels qui le surprirent dans des situations déplorables dans des maisons de débauche ou pour avoir provoqué le désordre dans des bars où on refusait de lui servir à boire par faute de paiement.

Transformé en paria social, il était détesté par quelques-uns et menacé par d’autres compagnons de malheur.

Il n’avait jamais entendu parler de spiritisme. Néanmoins, il savait que la mort n’était pas la fin de la vie puisque dans ses délires alcooliques, il parvenait à repérer ses ennemis qui l’affligeaient et l’obligeaient à se souvenir des actes ignobles qu’il leur avait infligés. Ils juraient alors de ne jamais lui pardonner et de se venger sans pitié jusqu’à ce qu’il succombe au trop-plein de souffrances.

Comme on peut le voir, il s’agissait d’une conjoncture spirituelle très difficile dont la modification dépendait du sujet. Or, il était affaissé et sans résistances morales parce que, depuis très longtemps, il s’était spontanément livré à cette situation. Malgré tout, nous cherchions à l’entourer de tendresse en lui offrant les puissants leviers de l’Évangile de Jésus et en soulignant l’importance de l’amour et du pardon qu’il devait exercer avec fermeté afin de reconquérir ceux qu’il avait maltraités et qui, à présent, commettaient la même erreur en brandissant le glaive de la justice de leurs mains déséquilibrées.

Comme s’il s’éveillait d’une transe prolongée, il se mit à fréquenter les réunions dominicales des exposés doctrinaires. Il entama ainsi une période d’abstinence alcoolique. Même s’il était soutenu par notre établissement qui s’efforçait de le secourir dans sa pénurie économique, il se sentait attiré par les lieux sordides qu’il connaissait. Ses compagnons de malheur l’incitaient à de nouvelles libations alcooliques et le poussaient vers des rechutes douloureuses.

Souvent en larmes, il nous disait qu’on lui refusait toujours de la nourriture tandis qu’on lui offrait ces maudites boissons. Sans résistances morales suffisantes et sous l’étau de l’alcoolisme, il fléchissait sous la double action des Esprits qui, simultanément, inspiraient les donateurs et l’induisaient à s’enfoncer…
Profondément sensibilisés par le cas de Ludgério, lors d’une occasion propice pendant une réunion hebdomadaire de traitement de désobsession, nous interrogeâmes celui qui dirigeait la réunion sur ce que nous pourrions faire pour notre malheureux déséquilibré. Le bienfaiteur nous expliqua qu’il amènerait à une séance d’aide spirituelle l’un des ennemis de Ludgério pour que nous puissions nous rendre compte de la gravité de la situation.

Quelques semaines plus tard, l’obsesseur en question se manifesta par l’intermédiaire d’un médium somnambulique. Il haletait sous le poids de la haine, donnait des coups dans l’air et en vociférant, il déclara sauvagement :
— Je suis là pour répondre à la demande de M. Miranda qui ose se mêler de problèmes qui ne le regardent pas. Je n’ai jamais eu de défenseurs. Pendant trop longtemps, j’ai étouffé mes peines dans un sacrifice silencieux, jusqu’au jour où, enfin, je puis me venger du bandit qui m’infligea des tourments des années durant sans la moindre compassion. Que voulez-vous, Monsieur le soi-disant bienfaiteur ?
Utilisant la parole avec prudence et démontrant une grande compréhension pour la victime du drame, nous essayâmes de lui rappeler que personne n’échappe à la justice divine. Nous l’incitâmes à bien réfléchir à la signification des instants que nous vivions tous, vu l’occasion qui nous était offerte de reconnaître la faillibilité de nos idées et de nos manières de voir la vie ; tout cela dans l’espoir de toucher ses sentiments engourdis.

Aveuglé par sa folie, étranger au moment présent, il se mit à nous raconter en détail les faits qui l’avaient accablé, lui et ceux qui participaient à présent aux représailles.
Nous le laissâmes exprimer sa douleur et sa rancune, quand brusquement il se mit à clamer bruyamment :
— Notre plan, car il s’agit d’un plan collectif organisé avec plusieurs adversaires qui le détestent, est de l’armer contre quelqu’un, afin qu’il commette un crime sordide impardonnable. Une fois l’acte accompli, il sera à jamais sous notre emprise.

Patiemment, nous lui répondîmes :
— Et ne sauriez-vous pas, par hasard, que les programmes divins sont autres, et de nature bien différente de vos plans à l’égard de ce frère tombé entre vos griffes ?
— Nous le savons, bien sûr, fit-il, se targuant d’une supériorité intellectuelle. — En attendant, c’est lui le débiteur et nous refusons de l’excuser puisqu’il n’a jamais eu la moindre compassion envers ceux qui subissaient sa cruauté. Pervers et obstiné, capricieux et mauvais, il se considérait au-dessus des lois. De sorte qu’il a anéanti d’innombrables vies dans le passé qu’il aurait dû préserver, dominé par la folie du pouvoir qui échappa de ses mains hideuses à l’heure de sa mort.

Le ton empreint d’une profonde pitié, le bienfaiteur lui répliqua :
— Il est curieux d’observer que vous le condamnez, mais que vous agissez comme lui en utilisant les mêmes armes. Vous risquez donc de vous retrouver prochainement dans une situation aussi déplorable que celle de votre ancien ennemi. Les victimes innocentes n’existent pas, et grâce aux mécanismes souverains de la vie, aucun bourreau n’échappe aux conséquences des crimes commis. Seul l’amour ouvre la compréhension aux énigmes existentielles et peut résoudre les difficultés du chemin évolutif.

Ainsi, nous vous prions de lui donner une chance au moins de se réhabiliter par le bien témoigné à ceux à qui il a porté préjudice, notamment envers vous et vos compagnons qui ont été offensés…
— Jamais ! Il paiera et cela ne saurait tarder… La loi du talion : œil pour œil, dent pour dent, sera appliquée.
— Vous oubliez l’amour enseigné par Jésus. Seul l’amour a les moyens de désagréger les constructions du mal en produisant des bénédictions pour aspirer au bien.
Le communicant eut un éclat de rire bruyant et ajouta ironiquement :
— Ne me parlez pas d’amour ni de Jésus. Il se disait chrétien, le lâche. Il ordonnait des crimes ténébreux contre ceux qui lui déplaisaient, puis courrait assister au culte religieux auquel il se raccrochait et demandait pardon à son confesseur. Un curé tout aussi infâme que lui, qui l’écoutait pendant que ses victimes étaient condamnées au fouet, massacrées par des méthodes perverses hors pair. Où est donc l’amour de ce Jésus ?
Profondément consternés, nous élucidâmes :
— Nous ne pouvons confondre la doctrine du Maître avec les hommes qui s’en servent pour dissimuler leurs misères et assouvir leurs passions fugaces. Loin des sentiments qu’ils prêchent, ils exploitent et mentent, en se trompant, ils trompent ceux qui se laissent conduire par leurs intrigues, également intéressés par cet amalgame d’illusions et de perfidies. Bien qu’il fût abandonné de tous, le Maître s’est offert en holocauste.
— Jamais nous ne lui donnerons l’occasion de perpétrer de nouveaux crimes, et nous sommes pressés de conclure la tâche entamée. Riposta-t-il mécontent et irrité.
Nous préférâmes garder le silence. Le moment n’était pas aux discussions ni aux débats inutiles. Recueillis dans la prière, nous écoutâmes ses dernières paroles orageuses.
— Le mal dévore ceux qui le nourrissent, nous le savons. En attendant notre tour, nous servons d’instruments habiles pour que cette loi s’accomplisse sans détour…
Comme nous n’utilisons pas la force dans nos échanges avec la vie, il eut la liberté de s’éloigner du médium et fut délicatement déconnecté par le mentor. Un peu frustrés, nous avions l’impression de ne pas avoir accompli notre tâche.

Plus tard, notre instructeur nous expliqua que l’heure était grave et que seul l’effort du patient pourrait écarter la vengeance élaborée par ses ennemis ; ce qui semblait assez difficile…
Moins de deux semaines plus tard, nous fûmes informés de la tragédie où s’était empêtré le pauvre Ludgério qui mit fin à sa triste existence physique.

Lors d’une discussion avec un compagnon ivre, comparse de ses virées alcooliques dans un bar où ils se terraient, Ludgério fut pris d’une soudaine folie. Totalement inconscient, il saisit un couteau posé sur le comptoir du taudis et frappa violemment le corps de son adversaire mort sur le coup à maintes reprises.
La scène sanglante, horrible et révoltante provoqua la colère des visiteurs et des habitués de l’horrible établissement. Inspirés par des Esprits pervers avides de sang, ils se jetèrent sur l’alcoolique pour le lyncher froidement avant que la police des environs n’ait eu le temps ou ne veuille intervenir.

Tout lynchage démontre l’état primitif qui est encore celui de l’être humain. Cet acte résulte d’une explosion de haine qui assaille les imprudents qui deviennent les instruments inconscients des hordes d’Esprits pervers qui libèrent leurs vils sentiments dans des passions déséquilibrées…

L’horrible scène du Calvaire est bien l’exemple de ce phénomène de primitivisme dans lequel stagnent encore beaucoup d’individus. Jésus, qui se voua entièrement à l’amour et au bien, après un jugement arbitraire, fut raillé, abandonné, crucifié avec l’appui de la foule qui avait tant reçu de lui. Même en le voyant sur la croix, inspirés par les phalanges sauvages de l’erraticité inférieure, ceux qui étaient devenus ses ennemis du dernier instant criaient ironiquement :
— N’es-tu pas le Messie ? Descends donc de ta croix pour qu’on puisse voir et croire…, et ils éclataient d’un rire halluciné.

La presse commenta le triste événement avec fracas. Mais nous, qui connaissions Ludgério, étions profondément troublés par cette issue. Néanmoins, nous avions à disposition un matériel spirituel qui se prêtait à de longues réflexions et à des questionnements qui ne trouvèrent de réponses qu’après sa mort.
Nous nous demandions s’il n’y avait pas eu de faille dans l’aide spirituelle qui visait à atténuer le processus d’obsession. Pourquoi les adversaires de Ludgério avaient-ils réussi à atteindre leur objectif ? Pour quelle raison n’avions-nous pu approfondir une thérapie efficace des désincarnés lors de la communication psycophonique avec l’un d’entre eux ? Bien d’autres questions nous tracassaient, mais le temps, ce grand consolateur, nous éclaira peu à peu à la lumière souveraine de la logique du spiritisme.

Toujours intéressés par le cas de Ludgério, même après sa mort, nous essayâmes en vain de le retrouver. Nous finîmes par apprendre que celui qui avait été victime de l’odieux homicide avait été dans le passé un comparse de Ludgério en désaccord avec le partage de terres volées à de modestes paysans qui subissaient leur domination arbitraire, et ils devinrent ainsi adversaires. Dès lors, unis par des crimes, une passerelle d’animosité s’établit entre eux. Liés à eux deux, leurs adversaires désincarnés trouvèrent un champ vibratoire propice pour réaliser l’assassinat induit par des Esprits.

Face à ces tristes faits, je me demandai souvent comment les lois humaines jugeraient les criminels qui sont victimes de leurs ennemis désincarnés ? Puniraient-elles l’assassin apparent qui, à son tour, se trouve sous le joug d’autres criminels ? Et comment atteindre ceux qui se trouvent au-delà des contrées terrestres dans des paysages immortels douloureux, dominés par la haine, si les instruments d’analyse et de compréhension manquent entièrement ?

Ces questions restées sans réponse nous interpellaient et étaient toujours un sujet d’intérêt par la fréquente répétition des délits de cet ordre et de bien d’autres crimes inspirés par des êtres spirituels désincarnés. Nous pouvons également considérer certains suicides comme étant de cet ordre, puisque la présence perfide et l’induction de bourreaux désincarnés peuvent être à l’origine de l’acte funeste qui emporte jour après jour une parcelle importante de la société à travers le monde…

Mais nous allions certainement obtenir des réponses auprès des admirables chercheurs dans ce domaine, en mesure de nous donner davantage de détails sur des frères délinquants internés dans cet hôpital spirituel.

Vu que la nuit avançait constante et généreuse, j’allai me reposer en attendant la bénédiction d’un nouveau jour.


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MessageSujet: NOUVELLES REVELATIONS   Mer 21 Nov - 14:14



NOUVELLES REVELATIONS


Une semaine à peine après la nuit conviviale passée en compagnie du docteur Bezerra de Menezes, nous reçûmes une nouvelle invitation, émanant cette fois du docteur Ignace Ferreira, pour participer à une autre rencontre qui devait se dérouler dans la salle de conférences de l’hôpital et dont le thème avait pour titre Les homicides spirituels.

À l’heure convenue, nous nous dirigeâmes vers l’hôpital Espérance. En chemin, nous fîmes la rencontre de quelques amis qui avaient participé à la réunion précédente. Ensemble, nous nous rendîmes sur place, dans un beau salon où diverses conférences étaient prévues et où avaient lieu des débats sur des sujets d’intérêt commun en rapport avec l’obsession.

Parmi nous, il y avait des médecins qui avaient travaillé sur terre dans le domaine de la psychiatrie. Ils avaient obtenu des résultats satisfaisants parce qu’ils avaient su concilier les connaissances académiques avec les informations utiles de la doctrine spirite qui élucidait mieux la psychogenèse de nombreuses perturbations psychiques, dont celles de la cruelle obsession.

Quand nous arrivâmes au local, un léger murmure parcourait les galeries bondées. Une certaine expectative planait dans l’air, suscitée par la présence du conférencier qui, sur terre, avait participé aux activités encore pionnières dans ce domaine délicat de la santé mentale.

Lors de son incarnation, le docteur Ignace Ferreira avait soigné avec zèle maintes psychopathologies y compris des obsessions résistantes à l’hôpital psychiatrique qu’il avait fondé dans la ville d’Uberaba. Cette institution fut aussi un précieux laboratoire pour étudier et approfondir sa connaissance de la psyché humaine, notamment des rapports entre créatures et Esprits désincarnés.

La médium Marie Modesto Cravo avait eu la chance de recevoir la solide orientation d’Euripide Barsanulfo lorsque des phénomènes insolites commencèrent à la perturber. Par la suite, grâce à sa précieuse faculté, elle servit avec dévouement la bonne cause. Euripide et les bons Esprits utilisaient sa médiumnité éprouvée pour apporter des éclaircissements aux chercheurs et pratiquer la charité.

L’aimable dame, liée à la religion catholique par une ferveur propre au cœur féminin, avait été subitement assaillie par une clairvoyance aiguë et par des décharges électriques qui l’affligeaient lorsqu’elle touchait des objets métalliques qui provoquaient en elle des chocs étranges. Ne comprenant pas les phénomènes qui se produisaient, elle consulta quelques médecins qui reconnurent ignorer complètement l’origine du mal. À la fois désorientée et embarrassée, elle s’adressa au missionnaire spirite qui la soumit à une soigneuse anamnèse et put conclure que la médiumnité en était responsable.

Euripide expliqua la cause de ses troubles et lui suggéra d’étudier sérieusement le spiritisme, ce qu’elle fit avec respect et considération avec l’accord de son époux interpellé par la singularité de ces manifestations insolites.

Lors d’une réunion de développement de la médiumnité, la respectable dame était plongée dans une transe profonde quand un guide spirituel se manifesta. Il expliqua l’origine des phénomènes tout en recommandant les soins appropriés qui permirent à la médium d’exercer correctement son ministère supérieur programmé bien avant son actuelle réincarnation. Elle put ainsi contribuer efficacement au secours des malades mentaux et des nombreuses personnes présentant des troubles transitoires du comportement.
Après plusieurs années passées à exercer cette tâche avec discipline et dévouement sous l’orientation de ses instructeurs incarnés et désincarnés, la digne femme put désincarner sereinement. Elle fut par la suite invitée à poursuivre cette tâche dans la dimension spirituelle.

À l’heure prévue, la conférence débuta. Dans l’amphithéâtre, Euripide et madame Marie Modesto accompagnaient le docteur Ignace. Sans s’attarder sur des explications superflues, Euripide proféra une prière émouvante et présenta l’orateur qui prit place à la tribune tandis que ses amis s’assirent à la table, aux côtés de celui qui présidait la réunion.

Le docteur Ignace était serein et rayonnant. Face au silence qui se fit naturellement, il commença son exposé en saluant le public avec la phrase d’usage parmi les premiers chrétiens :
— Que la paix du Seigneur soit avec nous !

— Comme des pèlerins sur la voie des réincarnations, nous sommes en quête d’illumination et de paix. Grâce au dévouement des guides bienveillants qui veillent sur nos tentatives d’élévation, nous plongeons et nous quittons successivement la vie physique. Ainsi, la terre est pour nous une mère généreuse, même si notre attitude envers elle est souvent empreinte de dédain. Honorés par les occasions successives de croissance intérieure, nous affichons toujours les conquêtes acquises lors des expériences antérieures qui jalonnent nos pas. Elles nous permirent de rompre les dures entraves de l’ignorance, de la perversité et du primitivisme. Jugulés aux actions que nous ne sûmes pratiquer avec l’élévation nécessaire, nous répétons les comportements du passé ou avançons vers le déploiement de valeurs qui gisent endormies dans nos âmes. Par paresse mentale, nous sommes nombreux à ne pas progresser pas autant qu’il serait souhaitable. Pour cette raison, nous formons des groupes de redoublants, car nous n’avons pas su profiter des leçons qui nous furent données. L’égoïsme, ce bourreau implacable présent en nous tous, est l’adversaire déclaré de notre processus de développement spirituel. Sous sa domination, nous tombons dans l’orgueil et dans la présomption, puis nous nous servons de la raison pour nous attribuer des qualités que nous sommes encore loin d’avoir. De sorte que nous devenons extrêmement susceptibles aux attitudes personnelles. Nous revendiquons une autorité que nous ne possédons pas, au détriment des autres créatures, nos sœurs.

— Ce comportement malsain génère des antipathies qui auraient pu être évitées, des heurts qui n’étaient pas programmés, des préjugés qui nous empêchent d’aller de l’avant. Par notre incapacité à discerner ce que nous pouvons faire quant à nos responsabilités, nous revendiquons des ressources que nous n’avons pas. Plutôt que de nous efforcer à vivre fraternellement, nous formons des groupes qui s’agressent réciproquement. Par ingratitude, nous semons la zizanie et la discorde qui nous enchaînent aux ténèbres et à la douleur.

— Même quand Jésus nous invite à un changement salutaire de conduite, nous nous laissons séduire par les vanités intellectuelles cultivées dans les milieux académiques ou ailleurs, qui nous emplissent d’orgueil. Nous méprisons le Maître qui n’eut pas accès à de grandes écoles, où on le considère du reste comme un mythe ou un archétype introduit dans notre inconscient. Par cette attitude ambiguë, nous dérapons dans de lamentables situations d’angoisse et de déséquilibre qui nous maintiennent loin de la connaissance profonde de l’esprit, seule capable de nous affranchir pleinement de la dictature de l’ego. Créée par la vanité et soutenue par les illusions de la matière, cette posture maladive nous dévie du chemin que nous devons suivre pour conquérir définitivement la plénitude dans la vie éternelle.

—L’heure est venue de nous définir spirituellement face aux défis qui nous touchent et aux appels qui nous viennent de toute part, issus de cœurs en détresse dans un corps physique ou provenant de créatures perdues dans les labyrinthes des passions primitives dont elles ne purent encore se libérer. Ce n’est donc pas par hasard que nous sommes à nouveau réunis sous la bénédiction de Jésus, le sage psychothérapeute. »
Une courte pause nous permit d’accompagner avec attention les concepts exposés.

Une brise légère parcourait la salle de conférences. Tous étaient sereins et attentifs, en syntonie avec la pensée de l’orateur qui poursuivit aussitôt :
— La grandeur de la vie s’exprime avec profusion puisque l’être spirituel, qu'il soit ou non pourvu d’un corps physique, vibre puissamment. Or, tant que l’esprit reste plongé dans le voile épais de la chair, une partie de son discernement est engourdie et sa vision globale est limitée. Mais une fois dépouillé de son enveloppe charnelle, l’être retrouve la plénitude de ses fonctions et peut faire le bilan des expériences vécues, des constructions édifiées par rapport aux plans tracés au préalable et juger si l’exécution correspond à ce qui avait été élaboré ou s’il y a échec entre l’intention et l’action. Quoi qu’il en soit, la miséricorde divine brille toujours de tout son éclat. Elle soutient, inspire, conduit et favorise le développement infini de l’esprit. Mais le caractère rebelle propre à une majorité expressive de l’humanité fait que l’être retarde son bonheur en se leurrant d’abord pour réparer ensuite, en se compromettant pour se rattraper plus tard, et finalement trouver la force de vaincre le mal qui est encore en lui. Pourtant, il avance toujours et sans cesse. Même lors d’existences en apparence mal réussies, l’être s’imprègne de valeurs qui contribueront à son plein épanouissement, car toute expérience est utile dans ce processus d’ascension. L’apprentissage se fait donc à travers l’erreur et la réussite, la perception et la réalisation, ainsi que l’illumination ; tout cela intègre une méthodologie qui fait progresser chaque élève à l’école de la vie.

—C’est de cette façon d’agir suivi du repentir, lorsqu’il y a transgression, que surgissent les liaisons douloureuses qui exigent autant de réparations affligeantes. Or, l’erreur est rarement individuelle. Elle implique presque toujours des tiers qui partagent le quotidien de l’individu et qui ont des liens affectifs entre eux, des intérêts communs, ou parce qu’ils sont soumis aux mêmes défis incontournables. Quiconque trahit la confiance de quelqu’un ou bafoue la dignité d’autrui crée des liens perturbateurs qui s’établissent entre l’agent et sa victime. Si celle-ci est dépourvue d’élévation morale et ne veut pas oublier ni pardonner, elle s’enlise dans un labyrinthe de vengeances et réclame réparation des torts supposés. Il s’avère que les personnes arbitraires se rebellent et veulent faire justice de leurs propres mains portant ainsi une grave atteinte contre l’ordre établi et la vie, par incompréhension du mécanisme de progrès qui exige de la discipline et le témoignage de chacun. Personne ne peut être le juge objectif de sa propre cause, vu l’impossibilité d’harmoniser ou d’éliminer les émotions qui dictent presque toujours des comportements égoïstes et perturbateurs. C’est ainsi que les mailles des filets de l’obsession se tissent et retiennent entre eux par des liens négatifs les individus qui s’agressent et se déconsidèrent.

—Par conséquent, l’obsession est une pandémie qui malgré sa virulence reste quasiment ignorée de la majorité des hommes qui n’ont pas encore réfléchi à la prévention efficace qui éviterait sa terrible irruption ou à des thérapies de guérison. L’obsession est aussi ancienne et lointaine que l’existence sur terre en vertu des affinités perturbatrices entre les hommes. Tous les guides religieux y faisaient référence sous différentes désignations et préconisaient toujours les mêmes méthodes pour son éradication à savoir : l’amour, la compassion, la patience et la charité envers ceux qui se trouvent liés à ses terribles engrenages. Force est de constater qu’après la mort de ces religieux, leurs disciples oublièrent de mettre en pratique les leçons reçues. Face à la tendance à imbriquer les émotions et les mythes, ils confondent très souvent la révélation du phénomène médiumnique avec des notions d’archétypes latents dans l’inconscient qui occupent alors les paysages mentaux sans les critères nécessaires à la compréhension afin de l’appréhender pour la résoudre, la renvoyant ainsi au domaine du fantastique et du surnaturel.

L’orateur souhaitait que l’auditoire absorbe les réflexions psychologiques et historiques de son exposé, il se tut donc quelques secondes, poursuivant ensuite :
—Grâce à la précieuse contribution scientifique du spiritisme au laboratoire de la médiumnité qui constate la survie de l’être et ses échanges avec les créatures terrestres, l’obsession est sortie du temple mythique pour faire partie du quotidien de tout être pensant. Cette maladie d’origine morale exige une thérapie spécifique approfondie basée sur l’amélioration spirituelle de tous ceux qui la subissent. Il est aisé de prévoir que dans cette psychopathologie de même que dans de nombreuses autres, le patient atteint s’oppose farouchement à son traitement. Lorsqu’il est encore lucide, il refuse d’accepter l’orientation appropriée et avec le temps ses résistances intérieures deviennent plus vigoureuses. D’une part, par vanité personnelle puisqu’il sent que la raison lui échappe et craint d’être pris pour fou ; d’autre part, parce qu’il est sous le coup des obsessions, car l’agent du trouble crée des difficultés chez le malade en l’induisant à avoir des réactions violentes pour que le traitement spécifique n’aboutisse pas. Néanmoins, le temps qui joue son rôle sublime finit par convaincre la victime de la parasitose spirituelle dont elle subit la vengeance jusqu’au jour où elle accepte de se soumettre aux soins libérateurs.

— Sauf en cas d’agression violente, l’obsession débute de manière insidieuse et perverse ; elle s’installe sur l’écran mental par le biais des tissus énergétiques délicats du périsprit pour atteindre les structures neurales, troublant les synapses et l’harmonie des structures encéphaliques. D’emblée la chimie neuronale se perturbe face à la production déséquilibrée d’enzymes qui surchargent le système nerveux central, laissant place à des troubles de la raison et des sentiments. Ou encore, l’énergie mentale de l’obsesseur sur le patient non vigilant atteindra, par le système nerveux central, certains organes physiques qui souffriront de déséquilibres et de perturbations qui s’exprimeront par des dystonies correspondantes et des comportements altérés. Quand il s’agit d’Esprits sans expérience, de persécuteurs déstructurés, l’action magnétique se produit automatiquement par affinité entre l’incarné et le désincarné en créant des décompensations mentales et émotionnelles. Toutefois, au fur et à mesure que l’Esprit se spécialise dans le contrôle mental de sa victime, il s'aperçoit qu'il existe des méthodes beaucoup plus efficaces pour une action profonde et les met soigneusement en pratique. Là encore, il s’instruit auprès de comparses plus pervers et plus entraînés que lui dans les mécanismes de l’obsession, sur les meilleures techniques d'affliction et agit délibérément sur les champs périspritaux de l’ennemi où il implante des puces qu’il peut activer par télécommande. Une fois enclenchées, elles agissent comme des foyers destructeurs de l’architecture psychique qui se propagent et amplifient leur effet vibratoire néfaste pour toucher d’autres régions de l'encéphale et se disperser par le réseau lymphatique à tout l’organisme qui subira des dommages dans les zones affectées.

—Lorsque les fixations mentales sont établies, le pensionnaire désincarné assume lentement la commande des fonctions psychiques de son hôte, il le manipule selon son bon plaisir. Toutefois, cela tient à l’acceptation parasitaire du malade, car s'il réagissait et améliorait ses attitudes, il réussirait à neutraliser et à annuler les inductions négatives qui le troublent. Cependant, par accommodation mentale et l’habitude des vices, puisqu’il se complaît dans le déséquilibre, il ne se maîtrise plus et perd le contrôle de lui-même. Pendant que s’établit le contact entre l’agresseur désincarné et le persécuté, celui-ci bénéficie encore de l’inspiration des bons Esprits qui l’induisent au changement de conduite morale pour son propre bonheur. Mais victime de lui-même par auto-compassion ou par opposition systématique, il méprise les orientations visant à l’ennoblir. Par contre, il accueille les insinuations maladives et perverses qu'il capte aisément.
—La parole de Jésus fait vraiment défaut dans le cœur et l’esprit des créatures humaines des deux côtés de la vie. Ses leçons riches d’une extraordinaire sagesse promeuvent la santé et remplissent l’être de paix quand elles sont vécues, elles l’immunisent contre les troubles de tout ordre. Hélas, les hommes ne comprennent pas consciemment la signification du Maître en tant que Modèle et Guide de l'humanité et souffrent des conséquences de leur indifférence systématique.

À nouveau l’orateur fit une pause opportune dans son allocution pendant laquelle mon cerveau bouillonnait d’interrogations sur ce thème palpitant. Mais le temps était trop court pour me détacher du raisonnement de l’orateur.

Continuant, le docteur Ignace Ferreira ajouta :
—L’influence spirituelle étant présente dans tous les phénomènes de la nature ainsi que dans les activités humaines, il est clair qu’au-delà des troublantes obsessions, si bien classifiées par Allan Kardec – en simples, par fascination et par subjugation – les objectifs des persécuteurs sont très variés. Voilà pourquoi leur méchanceté pousse certains à des crimes ignobles tels que les suicides, les homicides, les guerres et bien des calamités, par l’intervention qu'ils effectuent sur le comportement de tous ceux qui se complaisent dans leurs plans néfastes. Agissant par des programmations habiles, intentionnellement élaborées, ils brisent les résistances de leur dépendant mental vu que leur victime ne réagit quasiment jamais par une réaction claire et définitive. Ils atteignent ainsi les objectifs morbides poussés par leur folie.
—Lors des graves interventions dans le psychisme de leur hôte, leurs énergies nocives provoquent une élévation des taux de sérotonine et de noradrénaline, produits par les neurones, qui contribuent à l'apparition du trouble psychotique maniaco-dépressif responsable des sautes d’humeur qui dévitalisent le malade qui se trouve de plus en plus à la merci de son agresseur. C’est à ce stade que la victime est induite au suicide, par l’hypnose continue. L’obsesseur se transforme alors en véritable assassin sans que le malade ne se rende compte de la situation dangereuse où il se trouve. Parce qu’il éprouve un vide d’objectifs existentiels, la mort se présente à lui comme une solution à ce mal-être qui l’envahit puisqu’il n’est pas conscient de la cruelle idée du suicide qui se fixe en lui. Très souvent, quand il accomplit le crime infâme de la destruction de son propre corps, il est sous l’emprise de la puissante force mentale de son adversaire désincarné. Il existe, certes, des circonstances atténuantes pour ce malheureux qui s’est laissé incarcérer dans un processus malsain malgré les divines inspirations. Celles-ci sont adressées sans cesse aux créatures et les mises en garde arrivent de toutes parts, incitant au respect de la vie dans toute sa noblesse.

—Le même phénomène survient dans certains cas lors d’homicides planifiés dans le monde spirituel où les bourreaux utilisent des malades sous obsession à qui ils procurent des armes pour réaliser d’effroyables crimes. Les persécuteurs effectuent un travail de longue haleine et interfèrent sur la conduite mentale et morale de l'obsédé, au point d’interrompre le flux du raisonnement et de la logique pour mieux étourdir et dominer. Aussi pervers que dénaturés, certains de ces persécuteurs malheureux se valent de l'incapacité de réaction des malades pour s’approprier de leurs corps dans le but d’assouvir leur soif de vengeance contre ceux qui sont à leur portée. Grâce à leur invisibilité matérielle, ils enfoncent lâchement la dague de la haine dans leurs victimes sans défense, mais tombent plus tard dans leur propre piège, car ils n’échapperont pas à la justice divine, installée dans leur propre conscience. Cette justice vibre dans les lois cosmiques et rattrape inéluctablement les infracteurs.

—De même, les malfaiteurs désincarnés déclenchent des guerres entre groupes, peuples et nations dont les dirigeants se trouvent en syntonie avec leurs terribles programmations. De véritables légions se forment, qui s’affrontent dans des luttes acharnées qui visent à atteindre leurs malheureux objectifs. Ces causes sont inconnues des sociologues, des politiciens, des psychologues et des religieux ; ainsi, ils ne peuvent les déceler ; mais elles restent vives et actives dans les paysages terrestres. Grâce à la réincarnation, sous la sublime direction de Jésus, ces troubles disparaîtront. »

Pendant que l’orateur réfléchissait un instant, nous nous rendîmes compte de la gravité de l’obsession qui générait des troubles et des malheurs collectifs par le biais de ceux qui devenaient des instruments dociles sous la commande des ennemis de l’humanité. Le thème se présentait beaucoup plus profond et beaucoup plus grave que nous n’aurions pu l’imaginer, même si par déduction nous pouvions l’admettre.

Le temps était trop court pour de plus vastes conjectures et l’illustre orateur reprit la parole :
— À l’origine d’innombrables maux qui affectent la collectivité humaine, nous trouvons assurément les manifestations de l’influence spirituelle. Les obsessions dominent installant le désordre. Néanmoins, les créatures terrestres ne sont nullement livrées aux forces destructrices de l’erraticité inférieure. La miséricorde divine est omniprésente et invite au bien, à l’amour et à la joie de vivre. Pourtant, combien de créatures s’écartent de cette offre ! Ce qui facilite l’assimilation des idées ténébreuses qui leur sont adressées. En dépit de la préférence donnée aux terribles hallucinations, l'amour règne souverain et attend. Lorsqu’il n’est pas capté, c’est par la douleur que le récalcitrant est amené à se conduire droitement après un éveil opportun.

— Une fois achevées les batailles qu’ils ont eux-mêmes attisées, tous ces criminels désincarnés ressentent l’énorme frustration d’avoir perdu les objectifs qu’ils s’étaient donnés. Ils se voient alors naufrager dans des tourments profonds et découvrent qu’ils n’ont ni buts, ni raison d’être… Et parce qu’ils ne peuvent se soustraire à la vie, ils sont attirés contre leur gré vers des incarnations compulsives douloureuses où ils éprouvent les effets des hécatombes qu'ils déclenchèrent. Ils plongent alors dans la grande nuit terrestre de l'abandon, de la folie, des anomalies, cloîtrés dans des infirmités réparatrices et vivent de rudes expiations qui seront leur occasion bénie de retrouver le chemin de l’avenir…

—Jésus fut formel en affirmant : —Venez à moi, vous qui êtes fatigués et je vous soulagerai. Il compléta avec fermeté : —En vérité je vous le dis, personne ne sortira de là (de l'abîme) sans avoir payé le dernier centime. Il soulage tous ceux qui vont vers Lui portant le lourd fardeau de leurs afflictions. Cependant, il est nécessaire que la dette morale assumée à l’encontre de la vie soit rachetée jusqu'au dernier sou. Seulement alors, le débiteur se sentira en mesure de cohabiter avec celui qui a subi son impiété, il pourra être pardonné et se réconcilier avec sa propre conscience et avec son prochain. Ce n’est donc qu’au travers du pardon et de la réconciliation, de la réparation et de l’édification du bien incessant que le fléau de l’obsession disparaîtra de la terre d'aujourd’hui et de demain, ce à quoi nous devons tous nous engager dès maintenant.

Faisant preuve d’une émotion bien contrôlée, il conclut :
—L’amour est le bien éternel qui domine toutes les situations, même les plus calamiteuses ; il indique le chemin et ouvre les portes à la concrétisation du bonheur parfait. Vivre cet amour en plénitude est le devoir qui nous est imparti pour que la sublime énergie qui émane de Dieu puisse nous combler.
—Que cet amour, issu de notre Père, pénètre toutes nos pensées, paroles et actions, ce sont les vœux que nous formulons pour clore la rapide analyse de ce thème palpitant. »

Docteur Ignace conclut ainsi son exposé avec simplicité et profondeur. Le noble Euripide apparut à la tribune et transmit des paroles d’encouragement aux personnes présentes et mit fin à la réunion par une fervente prière qui nous réconforta tous.

Différents auditeurs s’approchèrent du docteur Ignace Ferreira pour lui poser quelques questions, nous en fîmes autant et il nous répondit avec bienveillance et gentillesse. Voulant approfondir mes connaissances sur le thème exposé et sur d'autres sujets, notamment les raisons motivant l’accueil des patients désincarnés à l’hôpital Espérance, je demandai à l’aimable directeur s'il m’autoriserait à faire un stage dans ce refuge d’amour et de récupération mentale et émotionnelle.

S’attendant à une telle sollicitation, le dévoué médecin eut une douce expression de joie et accepta d’emblée. Il proposa même de m’accompagner autant que ses engagements le lui permettraient et en cas d'impossibilité, je trouverai main-forte auprès d'un psychiatre éprouvé qui collaborait avec dévouement et abnégation.

Nous acceptâmes l’offre sans hésiter et prîmes congé de lui. Quelques amis s’apprêtaient au départ et nous nous joignîmes à eux, car des obligations nous attendaient.

Dehors, la nuit ornée d’étoiles et baignée par le clair de lune nous invitait à réfléchir sur l’amour du Créateur, si miséricordieux et sage.

Plongé dans la clarté quasi magique des astres, j’aperçus cette chère planète terre, d’où je venais, entourée d’ombres, qui exécutait l’immense giration autour de l’astre roi. Je ne pus retenir mon sentiment de gratitude et éprouver la nostalgie de ses paysages inoubliables.
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Tourments de l'obsession

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