Cercle de Samsara
Il n'y a qu'un Dieu, mais Ses noms sont innombrables, et innombrables aussi les aspects sous lesquels Il peut être considéré.
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 le pouvoir de Iktomi

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dubuisson

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MessageSujet: le pouvoir de Iktomi   Mar 7 Juin - 9:53

Le pouvoir de Iktomi


Iktomi : Mot lakota désignant une araignée ainsi qu’un héros folklorique. Iktomi est considéré comme un esprit de pouvoir pouvant être appelé lors d’une guérison, notamment pour soigner des problèmes nerveux.

Wallace Black Elk était un homme-médecine et un leader spirituel des Sioux lakota. Né en 1921 sur la réserve de Rosebud, Dakota du Sud, il a parcouru les Etats-Unis, voyagé en Europe et en Asie, pour transmettre l’enseignement traditionnel de son peuple et conduire des cérémonies de guérison.

Wallace Black Elk serait un descendant de Black Elk ( Hehaka Sapa ) cité sur ce site au chapitre Grands Initiés. Leur parenté cependant n’est pas prouvée ( White Bird in La quatrième génération )

Wallace Black Elk nous parle ici du pouvoir de Iktomi :

…..Ma voie est celle de la Chanunpa (Pipe Sacrée ). Ma voie est de guérir et d’aider les gens. Et nous en aidons beaucoup grâce à la Chanunpa.
C’est comme le cas de ce petit garçon. A la naissance, il était normal, mais au bout de quelques mois il ne pouvait plus boire, plus pleurer. Plus tard, il ne pouvait même plus se tenir assis ni marcher. Cela a duré quatre ans. Il est resté quatre ans à l’hôpital. Les médecins ne comprenaient pas ce qui n’allait pas. Pour le nourrir, ils étaient obligés de lui passer un tuyau dans la gorge. Il pouvait mâcher des biscuits mais se montrait incapable de les avaler. Ils ressortaient aux commissures de ses lèvres. Alors, dès qu’il essayait de manger, il pleurait en silence. De grosses larmes coulaient. Son père, sa mère, ses proches, tous avaient de la peine pour lui. Ils voulaient faire quelque chose pour l’aider, mais quoi ?

Nous avons fini par parler au médecin. Mais aucun membre de l’équipe médicale ne nous a écouté. En bons citoyens respectueux des lois, ils devaient obéir au règlement. Ils m’approuvaient, bien que ne pouvant modifier les lois. Il leur fallait suivre cette voie. Cependant, ils se sont dit qu’ils pourraient peut-être en parler au conseil d’administration, parce qu’ils ont un conseil au-dessus d’eux. Ils ont donc voulu demander à ce conseil l’autorisation pour moi de soigner ce garçon. Je les ai prévenus qu’il leur serait difficile de comprendre ce que je faisais et d’en établir le rapport.

Toujours est-il que le médecin à parlé aux gens du conseil et que ceux-ci ont accepté. Il ne lui a fallut que vingt quatre heures pour obtenir le feu vert. Nous avons donc fixé une date pour la cérémonie de guérison. Ce garçon se trouvait au Centre Médical Militaire Fitzsimmons de Denver, un grand hôpital. Il était au quatrième étage. Nous y sommes allés. Le médecin se trouvait là, ainsi qu’une infirmière diplômée assise sur une chaise. Il nous a expliqué que celle-ci nous servirait d’assistante parce que cela l’intéressait. Elle voulait savoir en quoi consistait une cérémonie de guérison et en voir une par elle-même.
Il nous a dit : « J’en ai assez et je suis fatigué de la routine que nous devons suivre ici. J’ai vu souffrir un nombre incalculable d’enfants comme celui-ci. J’en ai vu des milliers. Il y a dans ce service une quantité de gens qui souffrent, des enfants comme des adultes. Et on ne peut rien faire pour eux. Alors cette fois au moins, j’ai l’impression que des progrès vont être faits. »

C’était bien ainsi. Nous avons obtenu dans l’hôpital une salle réservée aux malades contagieux. Il nous a fallu condamner toutes les fenêtres avec du plastique noir et de l’adhésif de plomberie pour que la cérémonie puisse être célébrée dans l’obscurité totale. Sous la porte du couloir, il restait un rai de lumière que nous avons également calfeutré. Pendant ce temps à l’extérieur, le personnel hospitalier déplaçait les malades, leur faisant quitter cette aile pour qu’ils ne soient pas dérangés par le bruit du tambour que nous avions apporté. Ils leur avaient dit que des Indiens sauvages allaient venir taper sur un tambour. Il allait y avoir beaucoup de bruit, alors, si vous voulez, on vous installe ailleurs.
Beaucoup ont dit au médecin, « Non, on ne veut pas bouger. On veut rester là. On veut entendre les Indiens. »
Ils ne souhaitaient pas partir. On nous a donné deux heures pour célébrer notre cérémonie. Elle devait se dérouler entre sept heures et neuf heures du soir. Après neuf heures, tout le monde devait être couché et dormir….

…..Pour finir, nous sommes entrés dans la salle des contagieux et avons disposé l’autel. Le petit garçon était présent dans un lit à barreaux. Il y avait là une bouteille d’oxygène ainsi que de nombreux appareils lumineux. Nous avons donc dû obturer chacun de leurs voyants avec de l’adhésif. Puis nous avons éteint les lampes pour faire un essai. Il n’y avait plus aucune lumière, c’était le noir complet.
Nous avons pu commencer. Avant cela, nous avions expliqué au médecin et à l’infirmière ce qui allait se passer, ce à quoi ils devaient s’attendre. Ensuite nous avons chanté le chant de préparation, le chant des Quatre Vents et le chant d’appel. C’est alors que nous avons entendu un coup de tonnerre. Un éclair a suivi et quelqu’un est entré. Cela ressemblait à un fantôme. Vous savez comme à Halloween, quand vous voyez un drap avec des bras qui sortent. Ce n’était pas exactement cela, mais il y avait une lueur. Elle avait la forme d’un homme. Elle s’est approchée de l’autel.
L’homme a dit, « Eh bien, pourquoi m’avoir appelé ? »
« Tunkashila » lui ai-je répondu, « Il y a ici un jeune garçon, quelque chose ne va pas chez lui. Personne ne sait ce que c’est. Il souffre dans cet hôpital depuis plusieurs années. Nous te demandons de nous aider à aider cet enfant. »

Il s’est approché du petit garçon. L’infirmière se tenait au près de son lit et le médecin derrière l’autel. L’esprit est allé jusque là-bas puis est revenu. Il a parlé du cerveau et de deux nerfs qui passent juste dans le cou. Le pouvoir inconnu avait pris une toile d’araignée et fait un nœud autour de l’un d’eux. A l’endroit de la gorge, il y avait un autre nœud. Là se trouvent des muscles dans un anneau. Ils se contractent quand vous avalez ou que vous utilisez vos cordes vocales. C’est à cet endroit là que tout s’était noué, ce qui empêchait toute contraction et tout relâchement. Ce nœud affectait le fonctionnement du système tout entier. C’était la raison pour laquelle ce petit garçon ne pouvait pas se tenir assis ni se retourner. Malgré ses cinq ans, il se comportait comme un bébé. Il restait toujours dans la même position. Il fallait le bouger, le retourner, l’installer sur le côté, etc. A l’heure des repas, on lui enfonçait un tube au fond de la gorge pour pouvoir verser du lait directement dans son estomac. Puis il s’endormait, et ainsi de suite ;

On avait tout essayé. On avait pris des radios et entrepris des recherches, mais on ne savait toujours pas ce qu’il avait. Alors l’esprit nous a dit comment le soigner. Il nous a demandé d’appeler un esprit araignée, un iktomi. Nous avons tout de suite chanté le chant d’appel de l’iktomi. L’araignée rouge, le chef de toutes les araignées est entré.
Il a demandé : « Que voulez-vous ? »
Je lui ai répondu : « Un pouvoir inconnu s’est servi de ta toile pour nouer ce jeune enfant. Il souffre beaucoup. La médecine est impuissante parce qu’elle ne sait pas ce qu’il a. Ils ne peuvent pas voir cette toile au microscope. Les rayons x passent à travers mais ne leur disent pas ou se trouve la douleur. Ils ne leur apprennent rien. Leur machine ne voit pas la toile. Après plusieurs années de recherche, ils ont aperçu de fines rainures autour du nerf. Alors ils ont tenté de les couper au scalpel, mais en faisant cela ils ont abîmé le nerf. Ils n’ont pas d’instrument assez précis pour couper cette toile. Ils n’ont pas de pince assez fine pour la défaire… »

L’araignée rouge a compris mes explications. Nous avons entonné un chant. Il s’est approché du petit garçon et a dénoué la toile autour de son cou. Il l’a fait très facilement. Il savait comment s’y prendre parce que c’était sa toile. Il pouvait y monter. Il connaissait très bien tout cela parce que c’était une partie de lui. Une partie de son ingéniosité.

En revenant, il a dit : « J’ai enlevé cette toile. Maintenant, il va falloir que cet enfant rééduque ses muscles pour pouvoir émettre des sons. Vous entendrez sa voix pour la première fois. »

Entre temps, l’enfant avait commencé à bouger. Lui qu’on avait jamais entendu parler ni pleurer a poussé un cri, une sorte de awwwk, awwwk. Il ne savait pas articuler, alors il émettait juste un son, tout heureux d’entendre sa propre voix. Il a poussé des awwwk awwwk de plus en plus fort. Parfois il criait en continu et haussait le ton progressivement. Il montait dans les aigus, descendait dans les graves, reprenait un ton normal, etc. Il a continué comme cela pendant un bon moment. L’esprit a ajouté, « Maintenant, ce ne sera plus compliqué de le nourrir. Laisser le manger et boire ce qu’il veut. Il s’arrêtera de lui-même. Il faut qu’il rééduque ses muscles. C’est tout voilà. »

Nous l’avons remercié, « Merci, merci », nous avons chanté le chant de la Pipe : « Oh, Tunkashila, les sachets de tabac et les robes, nous te les offrons. Alors, touche-les, ou même prends-les. »
L’araignée a répondu, « D’accord, je les prends. »
J’ai ajouté, « Très bien. Emporte-les. Je te remercie d’être venu aider cet enfant. Accepte ces offrandes. Voici de la nourriture. Merci encore. »

Il a donc pris la nourriture sacrée, les sachets et les robes en disant, « Je les prends et je m’en vais. » Alors nous avons chanté le chant du départ et l’esprit de Iktomi est parti.
L’infirmière a dit, « Docteur, je voudrais rallumer la lumière. » L’enfant était en train de crier, d’émettre toutes sortes de sons. Le lit à barreaux a commencé à bouger. L’infirmière a parlé au petit garçon. Quand nous avons allumé, le gamin était debout. Nous lui avons donné à boire dans une tasse. Avant, il lui était impossible de boire ainsi. Il a pris la tasse et s’est mis à boire longuement. Il aimait cela. Il en a redemandé. L’infirmière était un peu inquiète, « Non mon chéri, je crois qu’il vaut mieux y aller doucement. » Mais il continue et se sent de mieux en mieux. Des larmes coulent, il est vraiment heureux. Il se passe la langue sur les lèvres et en redemande encore et encore.

Alors l’infirmière a eu peur. Elle a cru que son estomac, surchargé, allait éclater. C’était ce qu’elle craignait. Jusqu’alors, elle ne lui donnait à manger que 120à 240 grammes répartis en plusieurs fois. Et là, l’enfant boit, boit, boit. Ce qu’avait dit l’esprit se vérifiait. Il avait raison. On lui a donné des biscuits et des aliments pour bébés, parce qu’il ne savait pas encore vraiment mâcher, voyez-vous. Mais il mangeait, mangeait, et buvait et mangeait et mangeait sans répit. On lui a donné de la soupe et encore à boire. Il a continué comme cela jusqu’au moment où il s’est arrêté.

Il a roulé sur le dos et a saisi ses pieds. Ensuite, il s’est balancé d’avant en arrière. Puis il s’est levé.
J’ai dit, « Mettez-le par terre, il va courir partout. »
Alors ils l’ont sorti du lit. Il s’est mis à marcher en se balançant et en riant sans cesse. Il faisait toujours le même bruit –awwwk, awwwk – et riait en même temps. Il lui fallait apprendre à rire. Il allait et venait, s’agrippait, repartait, se balançait à nouveau. Il se baissait et touchait ses pieds. Ensuite, il roulait sur lui-même, se redressait et se remettait à marcher. Pendant ce temps, nous étions assis là à le regarder.
J’ai oublié de vous dire quelque chose. Quand on a rallumé les lumières, la nourriture sacrée, les robes et les sachets de tabacs avaient disparu. L’esprit avait emporté ces offrandes. Le docteur a été très intrigué.
« Comment toutes ces choses ont-elles franchi les murs ? Comment l’esprit a-t-t’il fait ? »
En regardant l’autel, nous nous sommes aperçus que les seuls objets qui restaient étaient les petits bâtons sur lesquels étaient attachées les robes. Le médecin a noté tout cela par écrit. Il est resté debout à noircir sont carnet de notes. Ensuite, il a cessé d’écrire pour jouer avec l’enfant. L’infirmière elle aussi a joué avec lui. Il y avait vraiment une bonne ambiance.

Ensuite viennent les problèmes. Le médecin prend des notes car il va devoir faire son rapport écrit. C’est là que tout se complique ! Car il ne pouvait pas dire qu’il nous avait vus tout d’abord fermer la porte, puis entonner des chants, et qu’ensuite un fantôme était entré, etc, etc. C’est difficile pour un médecin d’écrire de telles choses. D’écrire que le fantôme s’est approché et nous a dit que le nerf avait été coincé dans une toile d’araignée. Et la suite est bien pire ! Que ces anneaux, ces cercles, lui serraient tellement la gorge que nous avons appelé une araignée, et qu’une araignée rouge est apparue ; que celle-ci s’est précipitée pour dénouer la toile. Comment donc ce médecin allait-il pouvoir faire un rapport au monde médical ?
Il a dit, « J’ignore comment je vais raconter tout cela. Je ne sais pas si on va me croire. Je ne sais même pas quoi écrire. Je n’en sais rien. »


Après cela, nous avons ouvert la porte. Tous les patients étaient debouts dans le couloir. Parmi eux, certains ne s’étaient jamais levés avant. Il fallait redresser leur tête de lit pour les installer en position assise. C’était l’œuvre de l’esprit. En entendant le tambour ; l’esprit était venu et nous avait dit également, « Je vois tous ces gens allongés. Je vais aller les trouver et je les éventerai pour leur donner un peu d’air pur, un peu d’oxygène. Ils le respireront, et l’eau circulera dans leur corps. Cela chassera tous les poisons.
Tous ces gens attendent donc dans le couloir. Certains poussent devant eux leur perfusion à roulettes qui ne semble pas vouloir venir à bout de leurs bactéries. Mais voici que l’esprit leur donne de l’eau et que celle-ci chasse le poison et neutralise les bactéries. D’autres dont les muscles n’étaient plus entraînés, envoyaient en vain à leur cerveau l’ordre de remuer ou d’ouvrir les bras. Leurs muscles ne répondaient pas, leurs mains et leurs pieds ne répondaient pas. Dans la tête, la petite boite de leur mémoire était tellement abîmée qu’ils avaient du mal à se souvenir de quoi que ce soit. Ils ne se rappelaient rien.

Toujours est-il que ces gens étaient debouts dans le couloir. Le personnel de l’hôpital leur disait, « Hé, vous êtes censés être au lit. Que faites-vous là ? » Certains prétextaient, « Oh, j’ai oublié ma canne », ou bien « Oh, j’ai oublié mon fauteuil roulant. »

En réalité, ils avaient tous oublié qu’ils étaient malades. Pourtant, les gens qui travaillaient là leur répétaient inlassablement, « Bon, tout le monde rentre. Retournez vous coucher. Allez. Allez-y. » Voilà comment ils leur parlaient. Alors ils retournaient tant bien que mal dans leur chambre à l’écart. Mais ils se sentaient mieux.

Nous avons quitté la pièce en compagnie du jeune garçon. Le médecin et l’infirmière l’ont montré aux autres docteurs. L’enfant se déplaçait en marchant.

Ils ont demandé, « Que lui avez-vous fait ? Comment avez-vous réussi à le rendre comme cela ? »
Le médecin à expliqué, « Hé bien, je n’ai rien fait. Ce sont eux, les nigauds d’Indiens, qui sont venus. Ils ont apporté un morceau de bois et une pierre. Ils ont demandé quelque chose, et ce quelque chose est venu. Il a diagnostiqué le problème et soigné la cause. Et maintenant ce garçon marche, émet des sons, entend tout. Il ne nous reste plus qu’à lui apprendre à articuler des sons. »

C’était difficile pour lui. Ce n’est pas évident pour un médecin de devoir établir un rapport de ce genre devant les sommités d’un hôpital. C’était d’autant plus dur qu’ils n’avaient pas assisté eux-mêmes à la cérémonie. Ils étaient donc comme saint Thomas, « Il faut le voir pour y croire. Prouvez-nous ce que vous dites. » Et même s’il y parvenait, il lui faudrait ensuite écrire à l’échelon supérieur, aux administrateurs régionaux. Et ce serait plus difficile encore. Voilà pourquoi il a eu tellement de mal à faire son rapport…..


Wallace Black Elk – Les voies sacrées d’un Sioux lakota – Wallace Black Elk et William S. Lyon . éd. Le mail
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MessageSujet: Thich Nhat Hanh et Wallace Black Elk   Jeu 9 Juin - 8:36

Bonjour Dubuisson, voici quelques explications complémentaires conceant ce qu'est "Iktomi" qui va bien plus loin que le sens blagueur, farceur, etc ...

Parmi les Américains autochtones Lakota, Trickster est Iktomi, ce qui signifie araignée. Iktomi est le pire d'entre nous: stupide, indigne de confiance, sans aucun respect pour la langue, paresseux et gourmand. Iktomi est un métamorphe.
Il peut se transformer en une forme humaine. Lorsque quelque chose va mal dans un village, Iktomi est souvent reproché, grondé.
Iktomi, ce sont des histoires uniques en ce sens qu'il n'existe pas de versions authentiques des contes.



Je vous propose aussi une photo exceptionnel :
Vous pouvez voir sur cette photo qui date de 1897, dans l'ordre, Thich Nhat Hanh*, Grace Spotted Eagle, et Wallace Black Elk. Hé oui, Wallace Black Elk connaissait le vénérable moine boudhiste d'origine viet- namienne !


* En 1942, il entre au monastère zen de Tu Hieu. Il est ordonné moine en 1949. Il quitte son monastère peu après pour s'installer dans un temple abandonné de Saïgon. De 1960 à 1963, il étudie les religions comparées à l'Université de Princeton (États-Unis). En 1964, il fonde l'Université bouddhique de Van Hanh. 1966 : Exil en occident. Son combat pacifique, entamé durant la guerre du Viêt Nam, lui vaudra d'être proposé par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix en 1967. Refugié politique en France depuis 1972, il dirige une branche du bouddhisme zen qui prône la pleine conscience de l'être. Dans les années 1976 à 1978, il apporte de l'aide aux boat people.

Par des invitations concrètes comme la marche de la Pleine conscience, Thich Nhat Hanh enseigne l'art de vivre pleinement et met l'accent sur la vigilance et l'attention. Il réside au centre bouddhique du village des Pruniers en Lot-et-Garonne, qu'il crée en 1982, avec la moniale Chân Không. Il donne également des enseignements à travers le monde.

Cordialement, Silence cheers
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MessageSujet: re: Iktomi   Jeu 9 Juin - 13:32

Merci Silence pour ces informations.

Je peux rajouter quelques lignes à propos d'Iktomi, elles sont tirées du livre expliquatif accompagnant mon tarot sioux.

Iktomi s'appela d'abord Ksa, le sage, ou celui qui sépare. Mais ses mauvais penchant en firent l'araignée. Il est le fils du Rocher (Inyan), comme l' oiseau tonnerre (Wakinyan); et comme celui-ci encore, il est à l'ouest. Il est un heyoka, un contraire. Il est dit le premier être qui vint sur terre...
Iktomi est le démiurge. Il nomme les animaux, et se plait à leur jouer les pires tours. Il crée la zizanie "à la cour des Dieux" et est responsable de l'intrigue entre le soleil et sa femme, qui suscita le temps...
Il est associé au chien, au loup, au coyote, animaux gardiens comme lui de l'inframonde, dont le lieu est aussi l'Ouest, (la nuit ou le soleil s'engloutit). Il se rend coupable de toutes sortes de transgressions. Cependant sa geste drôlatique est souvent contée.

La carte de ce tarot sioux représentant Iktomi est une araignée. Sa signification est : le chaos, la peur.

Merci également pour cette photo (je pense qu'il y a eu inversion de chiffres et qu'il faut lire 1987 au lieu de 1897)

Sympathie sunny
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MessageSujet: le pouvoir de Iktomi.   Ven 10 Juin - 10:43

Bonjour Dubuisson.

J'ai lu avec attention votre commentaire fort intéressant.

Je lis entre autre que vous vous servez du tarot sioux. (ne le connaissant pas, pouvez vous si vous le souhaitez évidemment ) mettre quelques images. et où on peut se le procurer.

Bien à vous.

Sourire.
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dubuisson

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MessageSujet: re: tarot sioux   Ven 10 Juin - 11:30

Bonjour Sourire, il y a longtemps que je voudrais ajouter des images à mes textes, malheureusement je n'y arrive pas. J'arrive à faire des "copier coller" avec les textes mais cela ne marche pas avec les photos. L'ordinateur est pour moi une petite boite curieuse.

Bref, je peux par contre vous donner le lien de l'éditeur : editions-tredaniel.com
Là vous trouvez Guy Trédaniel éditions 2011, plan du site en haut à droite, chamanisme et page 3.
Le livre de la Divination chamanique Sioux - avec les 50 cartes divinatoires du Tarot Sioux.
Les auteurs sont : Archie Fire Lame Deer et Hélène Sarkis (sur le site, il y a une faute de frappe, on lit Pire Lame Deer au lieu de Fire).

Voilà, je ne peux malheureusement pas faire plus. Croyez bien que j'en suis désolé.

Sympathie sunny

dubuisson
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MessageSujet: le pouvoir de Iktomi.   Ven 10 Juin - 11:44

Merci beaucoup Dubuisson.

Pour vos photos, ne desespérez pas. Un jour la magie va opérer et se sera pour vous un jeu d'enfant.

Sourire.
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