Cercle de Samsara
Il n'y a qu'un Dieu, mais Ses noms sont innombrables, et innombrables aussi les aspects sous lesquels Il peut être considéré.
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 Souvenirs d'un Indien Black-Feet

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dubuisson

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MessageSujet: Souvenirs d'un Indien Black-Feet   Ven 27 Mai - 15:01




Souvenirs d'un Indien Black-Feet




L’auteur de ces textes, Buffalo Child Long Lance, en langue Black-Foot : Tatonka Wahunkeza-honska, né vers 1890, pur Indien Black-Feet, ignorant tout des Blancs, et élevé jusqu’à l’adolescence dans la vie de plein air et d’aventures : « Une existence d’incertitudes… », dira-t-il, nous livre ici quelques souvenirs :


La partie la plus étrange, et la plus intéressante des activités de l’homme médecine, était les cérémonies stupéfiantes auxquelles il s’adonnait quand il entrait en contact avec les Esprits.
Quand il désirait avoir une prévision de l’avenir, connaître le résultat de quelque événement futur, ou soigner un malade à l’article de la mort, il tenait cette cérémonie dans la grande loge de la médecine, et la tribu entière était autorisée à y assister.

Je l’ai souvent fait quand j’étais adolescent, et même aujourd’hui, je reste encore complètement stupéfait de ce que j’ai vu. Et je n’ai jamais rencontré un vieil Indien capable de me l’expliquer.

Une heure environ avant l’une de ces cérémonies, le crieur du camp le parcourait, annonçant que le chaman se préparait à s’entretenir avec les Esprits. Ceci causait une grande animation dans le camp. La tribu entière allait à l’avance à la loge de la médecine, afin d’avoir des places, car il n’y en avait guère qu’une centaine à l’intérieur, et les autres devaient rester dehors, ne pouvant qu’écouter l’étrange cérémonie. Notre mère nous amenait et nous tenait serrés contre elle, du côté réservé aux femmes dans la loge.

Nous étions assis là, regardant, avec des yeux écarquillés, le chaman et ses assistants dresser quatre perches au centre de la grande loge, et les attacher ensemble dans le haut, comme ils auraient fait pour une tente ordinaire. Sous ces perches, la surface mesurait environ douze pieds dans chaque sens, et l’assistant, avec l’aide de quatre hommes, la couvrait entièrement de piquets pointus enfoncés dans le sol à des intervalles d’un pouce.

Les pointes en étaient si aiguës qu’elles auraient traversé le pied d’un homme qui l’aurait posé dessus. Au centre de cette surface d’une dizaine de mètres carrés, un petit espace libre avait été réservé, tout juste suffisant pour permettre à un homme de s’y tenir debout. La seule façon d’atteindre cet endroit au-dessus des piquets aiguisés était d’y bondir, et cela pouvait signifier une blessure sérieuse ou même la mort.

Le chaman entrait alors avec quatre hommes. Ceux-ci le déshabillaient en lui laissant seulement son pagne, et le couchaient sur le dos. Ils lui joignaient les deux mains paume contre paume, et avec une forte courroie de cuir brut liaient ensemble ses deux pouces d’une façon si serrée que parfois le sang coulait. Puis ils rapprochaient chaque paire de doigts et les liaient de la même façon. Ensuite ils passaient à ses pieds et liaient ensemble les deux gros orteils, tirant de toutes leurs forces pour les attacher aussi serrés que possible.

Ils prenaient ensuite une peau de la grandeur d’une couverture, et l’enroulaient très serrée autour de lui, de la tête aux pieds, comme l’enveloppe d’un cigare. Par-dessus cette enveloppe, ils l’entortillaient du cou aux chevilles avec une forte courroie de cuir, serrée autour de son corps à des intervalles d’un pouce sur toute la longueur de son individu, jusqu’à ce qu’il fût solidement attaché. Puis une autre peau était enroulée autour de lui, et une autre courroie de cuir serrée par-dessus cette forme immobile. Maintenant, étendu sur le sol, sans aucune possibilité de mouvement, il ressemblait à un énorme cigare brun. Il ne pouvait pas, à la lettre, remuer un doigt.

Ses assistants le remettaient ensuite debout, et le maintenaient précautionneusement en équilibre sur la plante de ses pieds nus.

Il restait ainsi immobile pendant un certain temps, comme un poteau. Puis lentement, il commençait à plier légèrement les genoux, puis les redressait, et, peu à peu, chaque fléchissement des genoux devenait un léger saut.

Ces sauts croissaient en longueur jusqu’à ce que, finalement, il bondit étonnamment vite autour des quatre perches, paraissant un poteau fantôme qui sautait et retombait en l’air si rapidement que l’œil ne pouvait à peine le suivre.

Puis soudainement, d’un saut formidable, exécuté si vite que personne ne pouvait voir comment il faisait, il se lançait en l’air et atterrissait avec un bruit sourd dans l’espace d’un pied carré au centre du terrain hérissé de bâtons pointus. Il avait fait un saut de six pieds au-dessus de ces piquets dangereux, et atterri sans mal dans un petit espace juste assez grand pour recevoir ses deux pieds, exploit déjà extraordinaire en lui-même.

Mais la partie réellement la plus passionnante de la cérémonie n’avait pas encore commencé.
Debout au centre sous les perches, toujours lié solidement, il commença à entonner son chant de médecine, accompagné par le roulement sourd du grand tambour de médecine, aux mains de ses assistants.

Ce que je vais raconter maintenant va sembler extraordinaire, et pourtant c’est réellement ce qui s’est passé. Comment et pourquoi ? Personne ne le sait.

Soudainement, comme le chaman toujours debout psalmodiait son chant étrange adressé aux Esprits, des voix venues d’en haut s’entendirent, qui semblaient provenir de l’ouverture au sommet de la grande tente-médecine. Comme chacun pouvait le voir, il n’y avait rien d’autre que l’air de la nuit, et au-dessus les étoiles.
D’où provenaient ces voix ? Aucun Indien n’a jamais été capable de l’expliquer.

Mais, d’après le chaman, c’étaient les voix des Esprits, ces Esprits avec lesquels il aurait voulu s’entretenir. Le mystère est dans ce que personne n’a jamais été capable de donner une autre explication.

Ces voix parlaient dans une langue que nous ne pouvions comprendre. Le chaman lui-même ne pouvait pas en saisir la plupart des mots. Tout ce qu’il pouvait dire était qu’ils parlaient des langues étrangères, et que ce n’était pas les Esprits qu’il désirait. Il y avait seulement quatre Esprits que notre chaman White Dog pouvait comprendre. Je n’ai retenu que le nom de l’un d’entre eux, qui était « Premier Homme Blanc ». Et ce nom était connu de nos hommes-médecine des années avant que notre tribu sût qu’il existait des hommes blancs sur terre.

Comme ces voix continuaient à caqueter dans la tente, le chaman les rejetait une à une ; et persistait à appeler l’un des quatre Esprits qu’il pouvait comprendre. Parfois il lui fallait très longtemps.
Je me souviens qu’à une ou deux occasions il ne put en obtenir aucun, et qu’il dut arrêter la cérémonie, sans avoir réussi.

Mais quand il était entré en rapport avec l’un des Esprits qu’il cherchait, il s’excitait et parlait si vite que nous pouvions difficilement comprendre ce qu’il disait. Il semblait vouloir se hâter de dire ce qu’il désirait, de crainte que les Esprits ne s’évanouissent. S’il s’agissait d’une guérison, le malade mourant qui gisait dans la tente devenait également très nerveux, et nous en avons vu se lever et marcher. Si le chaman demandait des informations, il posait ses questions sous formes de courtes paraboles, et les Esprits lui répondaient dans les mêmes termes inintelligibles qu’il devait nous expliquer plus tard. C’était pourtant notre propre langue, mais les termes en étaient tournés de telle façon que nous ne pouvions rien y comprendre.
Et, de plus, c’était dans l’ancienne façon de parler, en usage il y avait bien longtemps, et dont les vieillards étaient seuls capables de comprendre quelques unes des expressions et des mots anciens.
Mais la partie de la cérémonie qui effrayait les enfants comme moi, était la fin de la conversation du chaman avec les Esprits.

Ces entretiens se terminaient de nombreuses façons, toutes passionnantes, mais la scène finale s’accompagnait toujours d’un vent hurlant qui commençait à mugir à travers le haut de la loge, au moment où les Esprits cessaient de parler. La grande tente-médecine oscillait et tremblait sous la puissance de ce vent, et nous frissonnions de peur, comme il faisait grincer les perches en haut du tipi.

C’était un moment impressionnant. Un mélange confus de bruits descendait sur nous de l’ouverture ronde en haut de la loge, d’où les mats du tipi dépassaient : des voix étranges hurlaient dans un vacarme sauvage couvrant les gémissements du vent, accompagnés de vibrations et du tintement d’objets inconnus ; puis une secousse soudaine ébranlait toute la loge, les flammes vacillaient, et le chaman poussait un hurlement terrible…et puis…
Il disparaissait de nos yeux pourtant fixés sur lui…

Et au même instant, on l’entendait appeler à l’aide. Et en regardant dans la direction de la voix, nous l’apercevions accroché par un pied d’une façon précaire au sommet de la tente, nu comme au jour de sa naissance. La seule chose qui l’empêchait de tomber, et de se rompre le cou, était son pied qui semblait pris entre la peau couvrant la tente et l’une des perches inclinées qui la supportait.

« Kokenaytukiehpewow. Dépêchez-vous », hurlait-il frénétiquement. Comme il se balançait au sommet de la tente, les hommes se ruaient avec de longues perches pour le tirer de sa dangereuse position, et éviter qu’il tombe et se tue.

Comment était-il arrivé là ? Personne ne l’a su. Il disait que les Esprits l’y avaient laissé en s’en allant. Mais le plus grand mystère pour nous, les jeunes, était la façon dont il avait pu se dépouiller de tout ce qui le liait si solidement.




J’ai assisté à d’autres faits surprenants, réalisés par des chamans d’antan, qui ont aujourd’hui disparu et emporté avec eux leur dangereux savoir. Je les ai vu envoyer des messages allant jusqu’à des nombreux milles, simplement en se retirant dans leur tente, s’asseyant et pensant au message destiné à l’autre camp. Même à cette époque, il n’y avait que très peu de vieux Indiens capables de « recevoir » ces messages.
Je les ai vus guérir des mourants, et prévoir avec certitude des événements futurs.


Peinture du Chef Pied-de-Corbeau de la nation des Pieds-Noirs

Pour le cas où l’on croirait que je suis un peu trop crédule quand il s’agit de chamans, parce que je suis un Indien, je vais raconter un incident qui arriva au missionnaire de la réserve indienne des Pieds-Noirs, il y a quelques temps. Ce missionnaire, le révérend chanoine Stocken, qui est encore en activité (1928) à la mission indienne de la réserve à Gleichen, dans l’Alberta, avait toujours mis en doute les récits que lui faisaient les Indiens sur les étranges capacités de leurs hommes-médecine. Il avait prêché des années contre les pratiques de sorcellerie devant ces mêmes Indiens, et essayé de leur inculquer ses propres doutes, quant à la véracité qu’il fallait leur prêter. Mais devant moi et d’autres, ce révérend admettait loyalement qu’il était encore stupéfait de ce qui lui était arrivé dans sa propre maison.

Il y a quelques années, Stocken préparait un sermon dans le bureau de la mission, quand on frappa un coup à sa porte. Il ouvrit, et vit le célèbre chef Pied-Noir, Crow Shoe, debout silencieux devant lui.
En langue Pied-Noir que le chanoine parlait couramment, il dit au chef :
« Hello. Qu’est-ce qui t’amènes ici ?
-Je désire que vous me photographiez », dit le chef.
Le chanoine fut étonné, car il n’avait jamais connu auparavant un Indien de ces régions qui ait consenti à se laisser photographier.
« Pourquoi ? Pour quelle raison ? Pourquoi veux-tu que l’on prenne une photographie de toi ? demanda-t-il très surpris.
-Je vais mourir, répondit nonchalamment Crow Shoe, et je désire que mon peuple ait un portrait de moi.
-Tu vas mourir ?
-Oui, mercredi matin.
-Qui a dit que tu allais mourir ?
-Je reviens juste d’une visite chez les Crees, au-dessus de Red Deer. Leur chaman a tenu un « Miteyamin », et m’a dit qu’un fantôme m’avait traversé d’une flèche empoisonnée, et que je devais mourir le prochain mercredi matin.
-Tu es ridicule de croire de telles sottises, le morigéna le chanoine. Retourne chez ton peuple, et oublie tout ceci. Tu n’es pas près de mourir.
-Si, je le suis, et je veux être photographié pour que mon peuple puisse garder un souvenir de moi. »
Il parlait avec une telle assurance que le chanoine Stocken en fut troublé. Il mit en oeuvre toute sa force de persuasion pour faire revenir le chef chez lui en oubliant la prédiction du chaman Cree, mais Crow Shoe ne démordait pas de son idée et refusait.

Finalement, pour lui donner satisfaction, le chanoine alla chercher son appareil, et pris une photographie de la magnifique figure debout dans l’encadrement de la porte de la mission : un splendide type d’Indien mesurant plus de six pieds dans ses mocassins, avec ses cheveux nattés descendant en deux tresses lustrées sur sa veste de peau de daim, et ses longs bras musculeux, croisés fièrement sur sa poitrine.
Quand ce fut fait, le chanoine lui prit la main et lui dit : « Maintenant, retourne chez toi, et oublie tout ce que tu m’as dit. J’irai te voir la semaine prochaine. »

Mais le chanoine ne vit plus jamais Crow Shoe, car il mourut trois jours plus tard, le mercredi matin.


La rivière Milk river


Un jour, alors que j’avais dix ans et que nous campions sur la Milk River, l’un des trafiquants métis qui avait coutume de faire du commerce avec les Indiens de fort Benton dans le Montana, entra dans notre camp et demanda notre chaman. Il lui dit que l’un des barils d’alcool qu’il transportait dans le nord pour les échanger contre des peaux de bison, avait été volé la nuit précédente, près de notre camp, et qu’il désirait savoir si notre homme-médecine pouvait lui dire quelque chose à ce sujet, lui offrant dans ce cas de l’argent.

Notre chaman, White Dog, tint une « loge de médecine » et, quand elle fut terminée, il dit au trafiquant de marcher neuf cent pas vers l’ouest, ce qui le mènerait à un bosquet.
Il tournerait dans ce bosquet, ferait trois cent pas vers la droite, et arriverait à un « vieil homme ». Entre les jambes de ce vieil homme, il trouverait son baril.
Le trafiquant fit ce qu’on lui avait dit et, à l’endroit indiqué, il arriva à un arbre dont deux énormes racines sortant de terre ressemblaient aux jambes d’un homme. Il chercha entre les racines, et trouva son baril d’alcool soigneusement caché là, sous terre.

La façon dont le chaman dépeignit l’arbre comme un « vieil homme », illustre la phraséologie étrange que je mentionnais quelques paragraphes plus haut. Le vieil homme était, dans ce cas, cet arbre très âgé, dont les deux énormes racines étaient, avec le temps, sorties de terre.


Source - Long Lance, ou l'éducation d'un jeune Indien- Long Lance- éd. librairie des champs-élysées.


Rappel : le mille vaut 1610m, le yard 94cm, le pied 30cm, et le pouce 25mm.


Sympathie à Toutes et à tous sunny
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MessageSujet: Buffalo Child Long Lance   Lun 30 Mai - 20:26


Buffalo Child Long Lance


Bonsoir et merci pour cet excellent article qui est certe très plaisant mais qui rejoint une partie de l’histoire américaine que les européens ne comprennent pas toujours et parfois en sont dupe malgré eux. Voici une histoire parmi tant d’autres qui ont fait rêver les lecteurs de ce genres d’épopée du fascinant far West !

C’est un peu comme Alexandre Dumas, en France, qui disait qu’il avait écrit un roman alors que c’est sont majordome, négrier de service, qui enfanté l’ouvrage littéraire…

Buffalo Child Long Lance, né Sylvester Long, écrivain, acteur et imposteur. D'origines amérindienne et blanche (et peut-être noire), il réussit à fuir le Sud ségrégationniste des États-Unis parce qu'il ressemble à un Amérindien. Se disant Cherokee, il est accepté à la célèbre Carlisle Indian School, en Pennsylvanie. Sous le nom de « Sylvester Long Lance », il combat dans l'armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale, puis s'installe à Calgary. Au début des années 20, il travaille pour plusieurs journaux de l'Ouest canadien.

Adopté par les Gens-du-Sang* sous le nom de « Buffalo Child » en 1922, il entame une carrière d'écrivain à la pige en signant de son nom de plume « Chief Buffalo Child Long Lance ». En 1928, il publie Long Lance (trad. fr. Long Lance, ou L'Éducation d'un jeune Indien), une autobiographie fictive qui est acclamée comme les mémoires d'un Pied-Noir ayant grandi durant les derniers jours de liberté dans les plaines.


En 1930, il est la vedette de The Silent Enemy, un long métrage sur les autochtones du Nord canadien avant l'arrivée des Européens. Sa chance tourne lorsque des rumeurs sur ses véritables origines commencent à circuler et, le 20 mars de l'année 1932, il s'enlève la vie en se suicidant.

Source : L'Encyclopédie canadienne



Les Gens-du-Sang

*les Gens-du-Sang, ou Kainahs, forment une des trois tribus qui composent la NATION DES PIEDS-NOIRS. Dans leur langue, ils se nomment Kainahs, une déformation du mot a-kainah, signifiant « plusieurs chefs ». Ils sont de souche linguistique algonquienne et parlent la même langue que les Pieds-Noirs et les PEIGANS, avec de légères variations dialectales.

Les Gens-du-Sang occupaient jadis les territoires de chasse compris entre les rivières Red Deer et Belly, mais, au milieu du XIXe siècle, ils se déplacent plus au sud, dans les régions du lac Pakowki et des rivières Belly et Teton. Ils pénètrent souvent loin à l'intérieur du Montana et commercent aussi fréquemment avec l'American Fur Co. qu'avec la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON. Nomades et chasseurs de bisons, ils ont des sociétés religieuses complexes et la réputation d'être de redoutables guerriers.

Leurs ennemis comprennent les tribus CRIES, KOOTENAYS, shoshonies et crows. Pendant la période nomade, la population des Gens-du-Sang compte de 2500 à 3500 âmes, tombe à 1750 après l'épidémie de variole de 1837 et, en 1996, remonte à 8338.

À la fin du XVIIIe siècle, le grand chef de la tribu est Bull Back Fat, auquel succèdent deux descendants portant le même nom. Le second Bull Back Fat fait la paix avec les Américains en 1831, leur permettant d'ouvrir des postes de traite dans la région de la rivière Missouri supérieure. En 1855, sous Father of Many Children, Bull Back Fat et Seen From Afar, les Gens-du-Sang signent un traité avec les Américains. En 1877, RED CROW, neveu de Seen From Afar, est le chef signataire du traité n° 7 avec le gouvernement canadien et demeure le leader de la tribu jusqu'à sa mort, en 1900.

À l'origine, les Gens-du-Sang reçoivent une réserve adjacente à celle des Pieds-Noirs (Siksikas) sur la rivière Bow. Mais, en 1880, ils déménagent dans un nouveau lieu situé entre les rivières St. Mary et Belly, où ils établissent la plus grande RÉSERVE INDIENNE au Canada. Au cours des années 1890, ils lancent une industrie d'élevage prospère et deviennent, au tournant du siècle, des agriculteurs d'importance. Au fil des ans, ils acquièrent la réputation d'être un peuple fier et travailleur qui a conservé bon nombre de ses valeurs culturelles. Comme les autres tribus, ils ont subi les tensions de l'intégration et de la rupture sociale, mais semblent avoir mieux réussi à composer avec ces problèmes que d'autres peuples des Premières nations.

lien : http://www.glenbow.org/blackfoot/FR/html/how_we_lived_with_the_land.htm


Néanmoins, je vous remercie de ce rappel « historique » qui nous plonge véritablement dans une Aventure parmi les plus excitantes de ces derniers siècles !
Cordialement !


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chief_Buffalo_Child_Long_Lance
cheers cheers

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MessageSujet: re: Long Lance   Mar 31 Mai - 8:25

Bonjour Silence, je suis désolé, apparemment l'européen que je suis s'est bel et bien laissé abuser par la lecture de ce livre. Il est bien que vous rétablissiez la juste vérité. J'étais heureux d'avoir sorti cet article; il y abien longtemps que j'avais lu ce livre, et je suis déçu. Les propos de l'auteur ressemblent à s'y méprendre à d'autres articles lus sur les nations amrérindiennes, il était doué.

J'espère ne plus me tromper lors de l'écriture de mes prochains messages.

Sympathie à toutes et à tous pale
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'un Indien Black-Feet   Mar 31 Mai - 9:11

Bonjour,
Je suis ravi de lire ces lignes de ce roman !!!
Il est vrai que c’est fascinant d’être en présence de situations conté comme si nous y étions …
Tien, cela me fait pensée à ce fameux Lobsang Rampa, dont le pseudonyme complet est Tuesday Lobsang Rampa, né Cyril Henry Hoskin (8 avril 1910 – 25 janvier 1981), était un écrivain qui prétendait être né au Tibet où il serait devenu lama. Plus tard, il aurait conclu un accord avec un Anglais qui désirait se suicider pour continuer de vivre dans son corps. Le nom Tuesday (Mardi) provient, selon ses dires, du fait que les Tibétains de la bourgeoisie recevaient le nom du jour où ils sont nés … de nombreux ouvrages a son actif nous parle de la spiritualité et reprennent des informations qu’il revendique comme du vécu mais héla ce n’est pas le cas !


Lobsang Rampa à son domicile en UK

C’est dommage bien sur ! Car toutes personnes souhaitant s’élever spirituellement ne sait pas comment le faire sans autorité ni encadrement propice a la matière et se trouve livrée a ses maigres recherches et n’est point à l’abri d’errance ou elle reçoit des informations et des enseignements tronqués !

Affection, Jelt
sunny
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MessageSujet: Enseignements lors des épreuves d'éxpériences   Mer 1 Juin - 10:53

Citation :
Bonjour Jelt,
c'est un petit peu de mon château de cartes spirituel qui vacille; J'ai lu presque tous les ouvrages de rampa. C'est l'un des auteurs qui m'ont permis d'évoluer un peu sur le plan spirituel. Je ne savais pas que ses oeuvres étaient inventées de toutes pièces, wikipédia n'existait pas. Je n'avais pas pris toutes ces lectures au pied de la letttre, mais quand même; je trouvais que c'était une bonne base d'instruction. Je suis bien naïf. Je pense avoir su garder mon âme d'enfant et parfois cela me joue des tours. Je ne peux pas comprendre, et cela est hors de ma pensée que l'on puisse à ce point s'avilir et se détruire moralement pour amasser de l'argent. Ce n'est plus un intellect mais un égout putride, quelle noirceur d'âme.

Que penser alors d'autres auteurs, comme par exemple Daniel Meurois. J'aime ce qu'il écrit ou ce qu'il dit mais j'ai toujours un léger doute aprés ces lectures. Et pour d'autres auteurs.

Heureusement, il reste à chacun de nous la connaissance de ses propres expériences. Au moins de ça, chaque individu est sûr.

Je vais de ce pas faire un tri dans mon armoire. J'ai encore tous les livres de rampa quelquepart. J'y ajouterai celui de long lance, je vais les donner à un copain brocanteur qui sera heureux de les vendre et d'en tirer un petit pécule.

Sympathie
.


Bonjour Dubuisson,

Je suis sincèrement désoler que l’eau du ruisseau charrié du bois mort …
Bah, cela fera du bois en plus pour le barrage du castor et permettra au barrage de participer à l'élimination des pollutions de l’eau et par le même principe du barrage, que l’eau cette eau puissent se répande dans les sols avoisinants afin que les récoltes puissent croître ainsi que les arbres dont les feuillages abriteront des nuées d’oiseaux …
Cet exemple que je propose, nous renvoi vers la représentation de nos expériences de vie qui ne sont pas à considérée comme une ultime étape d’apprentissage mais qui au contraire sont comme des morceaux d’un puzzle géant qui ne prend quelques significations qu’avec le temps du recul.

Je comprend aussi… j’avoue que ma déception fus grande, enfant de 8 ans, de comprendre que Tarzan était un mythe, que les parents de Moogli avaient été dévorer par un tigre, que Lancelot et ces copains étaient déjà les pieds nickelés de l’histoire, m’apercevoir « qu’il y avait un problème » aux lectures de Rampa dans ses écrits, être déçu d’avoir mis tout mon argent de poche pour recevoir une méthode infaillible pour développé la mémoire par le Dr. Filou, m’enrager que Lord Jesus ne pouvait réciter les tables de multiplication à ma place, voyez vous, je suis comme vous un être ordinaire et mes expérience m’on fait grandir car je le souhaite ainsi et cela me permet de sourire, ce qui me rend d’excellente bonne humeur !

Je n’ai pas de chance. Vous me parler aussi de quelque chose qui me « dérange », ce Daniel Meurois … Que je n’ai jamais rencontré me dérange car malgré que j’ai pris connaissance de quelques uns de ses ouvrages, je suis dubitatif.
Pourquoi ? Il me semble que ses ouvrages sont des romans fictions qui se base sur la spiritualité, ok jusque là. Malheureusement, il nous donne des informations qui ne sont pas uniquement « new age » dans ses romans mais des « copier-coller » des enseignements, des instructions, et autres littératures spirites mondiale et plus particulièrement provenant du Brésil … Alors, qu’en ai t il au juste, faut il glorifié l’individu et accrédité son héritage où bannir plagiat et art pompier de la société humaine ? Je n’en ai pas la réponse définitive, juste le sentiment que la plus infime partie négative de l’univers œuvre néanmoins dans un plan d’ensemble de construction positif !

Avec votre autorisation, nos échanges seront mis en ligne sur le forum a la suite du message sur « longue Lance » afin que l’enseignement de cette conversation puisse être source de réflexion pour d’autre membre...

Affection Jelt




Citation :
Je suis tout à fait d'accord Jelt, le négatif, tout comme le positif, doit nous servir de marche et d'instruction pour notre progression spirituelle. Néanmoins il y a toujours une petite déception à encaisser. Parfois ce sont réellement de lourdes épreuves, mais à chaque fois, si nous savons en tirer une leçon, nous grandissons.
C'est le but de nos passages sur cette belle planète.

Merci de votre réponse poétique; je suis bien entendu d'accord pour en faire profiter les autres membres de ce cercle.
sunny
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manureva83

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'un Indien Black-Feet   Mer 1 Juin - 20:01

bonsoir !

et bien justement j'ai vue se livre récemment il y a une semaine ou un mois et j'ai été pousser a le prendre a voulant savoir bien sur comme vous le dites '' points de vue spirituel''
et en lisant , j'ai remarqué que les journalistes dans le livre essai de savoir certaines questions sur
T.lobsang Rampa !
et je me suis dit exactement la même chose en lisant !
c'est vrai que c'est assez anciens et attire l'œil '' les titres!
et je vous remercie a vous deux jelt et dubuisson d'en discuter !
comme quoi il n'y a des coïncidences qui mènent au savoir !

amitiés !
sunny
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