Cercle de Samsara
Il n'y a qu'un Dieu, mais Ses noms sont innombrables, et innombrables aussi les aspects sous lesquels Il peut être considéré.
Nommez - Le de n'importe quel nom et adorez - Le sous l'aspect qui vous plaira le mieux, vous êtes certain d'arriver à Lui.



 
PortailAccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 MLLE LENORMAND, CARTOMANCIENNE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
silence
Admin
avatar

Nombre de messages : 2186
Bonus : 4096
Date d'inscription : 18/03/2007

MessageSujet: MLLE LENORMAND, CARTOMANCIENNE   Mer 11 Mai - 11:27



MLLE LENORMAND, CARTOMANCIENNE

Marie-Anne Lenormand, née à Alençon en 1772, montra très tôt des dispositions de devineresse. Elle formula sa première prédiction dans sa ville natale, à l'abbaye des bénédictines, où elle était pen-sionnaire depuis la mort de ses parents. L'abbesse du couvent avait été destituée et Marie-Anne annonça avec exactitude l'identité de la remplaçante.

A la convocation des États généraux, en mai 1789, la jeune Lenormand prophétisa la chute de la monarchie et de nombreux malheurs pour la religion. Voyant ses oracles se réaliser, la jeune fille se mit à étudier toutes les branches de la magie, la cartomancie, la chiromancie, l'astrologie, la science des nombres...

En 1790, à l'âge de dix-huit ans, elle vint à Paris, espérant y trouver mari et fortune. Mais ses voeux tardant à être exaucés, elle exerça divers petits métiers, fut vendeuse dans une boutique de lingerie, puis lectrice auprès d'un vieillard royaliste, M. de La Sausotte, rue Honoré-Chevalier. Peu après, se décidant enfin à tirer profit de sa véritable vocation, Marie-Anne Lenormand se fit passer pour une jeune Américaine prédisant l'avenir, et s'associa à deux compères, la dame Gilbert, tireuse de cartes, et le sieur Flammermont, garçon boulanger, chargé de distribuer les annonces.


Les victimes de la Révolution, qui recherchaient avidement les secours des arts divinatoires, furent les premiers à proclamer le talent de la jeune prophétesse et les nobles se bousculaient à la porte de son hôtel meublé du quartier de Saint-Germain. Mirabeau, enfermé au donjon de Vincennes, lui écrivit pour l'interroger sur sa destinée. Marie-Anne Lenormand vit dans les cartes la mort tragique de sa consultante, la princesse de Lamballe, qui périt au cours des massacres de septembre 1792. A deux gardes-françaises ayant eu recours à son art, elle déclara, au premier : « Vous aurez une carrière courte, mais glorieuse et vous serez général et vous mourrez empoisonné, adoré cependant de vos soldats et de tous ceux qui vous entoureront »; au deuxième : « Vous serez duc et maréchal de France. » La devineresse venait de dévoiler l'avenir de Lazare Hoche qui, après s'être distingué dans les combats contre les Autrichiens et les Prussiens et avoir pacifié la Vendée, mourut en 1797, et de Lefebvre, qui devint maréchal sous l'Empire. Le comte de Provence, futur Louis XVIII, visita à son tour la cartomancienne et, le lendemain, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, il s’enfuyait de France et se réfugiait aux Pays-Bas autrichiens, tandis que la famille royale tentait la même nuit, avec moins de fortune, son évasion des Tuileries.


Mlle Lenormand attribuait une part de son succès aux troubles de la Révolution : « Que d'émigrés, de bons royalistes, d'hommes probes et modérés ont eu à souffrir des orages de notre révolution! Ils craignaient tout du présent, et désespéraient de l'avenir : dans des moments de crise violente, j'ai vu d'estimables militaires, de bons pères de famille, errer de pays en pays... Le malheur était à son comble, et la persécution la plus raffinée à l'ordre du jour. »

Ardente royaliste, Mlle Lenormand tenta, en 1793, de sauver Marie-Antoinette. L'administrateur de la Conciergerie, Michonis, qui l'avait d'ailleurs consultée à plusieurs reprises, consentit à introduire la prophétesse dans la prison, lui conseillant même d'offrir à la reine captive sa voyance! C'est ainsi que, déguisée en commissionnaire et portant un panier de provisions, la jeune femme pénétra dans le cachot de Marie-Antoinette. Après d'inutiles efforts, la reine rejetant toute idée de fuite, la cartomancienne se préparait à s'en aller lorsqu'elle aperçut un jeu de cartes posé sur une table. Michonis lui confirma que la proscrite le consultait parfois pour connaître le sort de ses enfants.!


Certains révolutionnaires aussi s'en remettaient à la divination. Jacques Hébert, chef des enragés, était un des clients de Mlle Lenormand : « Je vis de loin l'ascendant de sa cruelle destinée : je l'en prévins longtemps à l'avance. J'ai tout fait en 1792 pour qu'il abjurât ses erreurs », écrit-elle dans ses Mémoires. On fit même d'Hébert son amant. Mais il ne pouvait être question de « mariage spirituel » entre le fougueux révolutionnaire et la royaliste passionnée, et une liaison amoureuse semble peu probable'. Hébert, prévenu de son sort, s'acharna au contraire à persécuter la cartomancienne, jusqu'à son exécution, ordonnée par Robespierre, en mars 1794.

Joseph Fouché, alors député de la Convention nationale, se rendit lui aussi, sur les instances d'un ami, chez la devineresse. « Vous vous êtes déjà élevé bien haut, lui prédit-elle, mais vous vous élèverez plus haut encore. » La première partie de la prédiction faisait allusion à un voyage en aérostat; la seconde annonçait le ministère de la Police qu'occupa Fouché sous le Directoire, le Consulat et l'Empire (de 1804 à 1809). Il devint aussi comte d'Empire en 1808 et duc d'Otrante en 1809.


Un soir, au plus fort de la tourmente révolutionnaire, trois hommes frappèrent à la porte de la prophétesse et la pressèrent d'opérer. Après quelques instants d'hésitation, elle communiqua le résultat de sa divination : « Puisque vous voulez le savoir, vous mourrez tous les trois dans l'année de mort violente. » Puis elle se tourna vers l'un d'eux : « Pour vous, Monsieur, vous précéderez vos deux collègues; mais le peuple vous décernera des honneurs divins, comme jadis le sénat romain en accordait aux empereurs; tandis que ces messieurs seront insultés et maudits par la populace. » Des rires incrédules accueillirent ces propos et les trois hommes prirent congé de la cartomancienne qu'ils tinrent désormais pour folle; pourtant Mlle Lenormand venait de dévoiler leur destinée à... Marat, Saint-Just et Robespierre.  La première partie de la prédiction se réalisa avec l'assassinat de Marat par Charlotte Corday, le 13 juillet 1793. Robespierre, après la mort de son compagnon de terreur, serait revenu plusieurs fois consulter Marie-Anne Lenor-mand « J'ai vu de bien près ce farouche Maximilien, confia-t-elle, et j'ai pu le juger. Il n'avait que l'audace du crime, mais livré à lui-même, c'était un homme sans caractère... superstitieux à l'excès, rapportant tout au destin, il croyait être vraiment un envoyé du ciel, pour coopérer à notre entière régénération; profondément hypocrite, il finissait par croire qu'il était inspiré. Je l'ai remarqué en me consultant, fermer les yeux pour toucher les cartes; frissonner même à l'aspect d'un neuf de pique. Oui, j'ai fait trembler ce monstre m. » Danton, Camille Des-moulins, Barère, Mme Tallien la consultèrent aussi ".

En 1794, sur ordre de Robespierre, Mlle Lenormand fut arrêtée et conduite à la Petite-Force, sous l'accusation d'avoir fait des prédic-tions destinées à troubler la tranquillité des citoyens et amener la guerre civile : « Je ne me laissai point arrêter comme une sotte, ni sans le prévoir, ni sans le deviner; je n'ai pas eu à rougir des motifs qui ont pu déterminer mes diverses arrestations. La première date de 1794, je prédis à Robespierre et consorts que leurs crimes auraient un terme. A cette époque si malheureuse, j'ai rendu de grands et d'éminents services, j'étais le point de ralliement de ma prison; c'était sur l'escalier de la chambre qu'avait occupée l'infortunée princesse de Lamballe, que je rendais mes oracles et consolais mes malheureuses compagnes d'infortune. »

Plus loin, dans ses Mémoires, Mlle Lenormand ajoutait : « Il faut avoir été en prison sous le régime de la Terreur, pour pouvoir se faire une idée des craintes journalières qui agitaient sans cesse les malheureux détenus. Le moindre bruit nous rappelait les massacres affreux de septembre. Une visite nocturne était souvent à nos yeux l'avant-coureur d'un événement funeste. Chaque jour la mort moissonnait quelques-uns des nôtres, et l'on disait le soir : Demain sera mon tour. Comme j'étais arrêtée pour avoir prêché une contre-révolution, j'étais une femme bien précieuse aux yeux de mes infor-tunées compagnes. Nous faisions en secret des voeux pour que Pitt et Cobourg vinssent nous délivrer; mais, ô souhaits superflus! Nos armées triomphaient toujours... Il fallait en référer en dernier ressort aux cartes, et un jeu de piquet était souvent l'arbitre de nos destinées; j'employais mes faibles talents à nous distraire ". »

La prophétesse fit renaître l'espoir en prédisant la chute de la faction de Danton, puis de celle de Robespierre, et sauva de la mort Mlle de Montansier (Marguerite Brunet, actrice et directrice du théâtre des Variétés). Voyant dans les cartes qu'un transfert dans une autre prison conduirait celle-ci à l'échafaud, elle lui conseilla de s'aliter en prétextant un malaise. Le lendemain, quelques détenues furent emmenées et guillotinées, tandis que Mlle de Montansier, souffrante, restait à la Petite-Force.

Pendant cette détention, on fit parvenir à la cartomancienne un petit billet provenant de la prison du Luxembourg; une jeune prison-nière, Joséphine de Beauharnais, lui demandait son horoscope. Mlle Lenormand rendit son oracle : « Vous survivrez à votre époux. Un second hymen est annoncé avec un homme de guerre; cet homme devrait faire l'admiration de la France, devenir le régulateur du monde entier : vous serez appelée aux plus hautes dignités "! »

A la chute de Robespierre, Mlle Lenormand fut libérée avec ses compagnes. Sa clientèle s'agrandit. Les rescapés de la Terreur venaient nombreux la consulter. Ceux qui craignaient la réaction thermido-rienne recherchaient aussi ses conseils prophétiques : « Combien d'entre tous ces hommes égarés au moment de la réaction, de persécuteurs devenaient persécutés. Je les ai sauvés en leur faisant promettre que si jamais leur faible nacelle revenait à flot, ils ne se serviraient de leur nouvelle influence que pour réparer, par une conduite sage et modérée, leurs trop longues et trop funestes erreurs... Il en est plus d'un dont j'ai eu le bonheur de diriger et de fixer les opinions que l'incertitude semblait égarer... C'est en leur présentant le tableau fidèle de ce qu'ils avaient à espérer que je suis parvenue à dissiper leurs craintes, sans jamais essayer de troubler leur conscience 16. »

Joséphine de Beauharnais, devenue veuve comme la cartomancienne le lui avait annoncé, continua à la consulter : « C'est en voyant la main de Joséphine, en 1794, que je prophétisais qu'un jour elle jouerait le plus beau rôle en France. »


En 1795, un jeune soldat s'adressa à la cartomancienne. Mlle Lenormand examina sa main, qu'elle qualifia de chef-d'oeuvre chiromancique, et prédit des victoires militaires et une brillante destinée à ce consultant qui portait un nom si peu commun : Napoléon Bonaparte! Quelque temps plus tard, alors que ce dernier songeait à quitter la France pour s'engager dans l'armée du sultan de Constan-tinople, il revint voir celle qui lui avait promis un si bel avenir. « Vous n'obtiendrez pas de passeport, lui dit-elle; vous jouerez un grand rôle en France. Une dame veuve vous rendra heureux, et vous parviendrez à un rang très élevé par son influence; mais gardez-vous d'être ingrat envers elle; il y va de votre bonheur et du sien. »


En 1796, le mariage de Napoléon et de Joséphine illustra brillamment une partie de la prédiction et couronna la réputation de la jeune cartomancienne, que visitaient chaque jours des magistrats, des militaires et les femmes de la haute société, de même que Garat et le directeur Barras.

Vers cette époque, Mlle Lenormand ouvrit un cabinet de consultation dans un appartement de la rue de Tournon, n° 5, au fond d'une cour. Dissimulant ses activités derrière une pancarte d'« écrivain public », la prophétesse exerçait désormais seule, mais avait gardé à son service le fidèle et loyal Flammermont. Ce dernier introduisait le consultant en annonçant invariablement : « Mademoiselle est occupée, veuillez attendre», puis le conduisait dans la salle d'attente, à l'aménagement baroque. Une colonne portant un buste ornait chaque coin de la pièce dont les murs disparaissaient sous une débauche de tableaux et de gravures rappelant, pour la plupart, l'Antiquité. Un portrait de la maîtresse des lieux et un tableau représentant les derniers moments de Louis XVI ornaient également les lieux. Une grosse pendule ornée de candélabres trônait sur une cheminée tandis que, sur un petit guéridon, des cartes de visite manuscrites annonçaient : « Mlle Lenormand, auteur - libraire, rue de Tournon, n° 5. »

Le consultant prenait place sur l'un des fauteuils ou l'une des chaises du salon. Enfin, une porte s'ouvrait et la cartomancienne se présentait :
« Femme d'une taille moyenne, un oeil rond à fleur de tête et presque privé de sourcils; cet oeil myope vous pénètre pourtant : c'est lui qui vous frappe d'abord. Après cela, vous remarquerez la figure joufflue, impassible, au teint clair; vous apercevez sa grosse tête, son vaste et beau front, surmonté d'un béret en hiver et d'une perruque blonde en été. Du reste, la mise est toujours simple et même souvent un peu négligée »

Le visiteur pénétrait alors dans la chambre à coucher de la maîtresse de céans, où l'avenir allait lui être dévoilé. Cet antre était à l'image du salon d'attente; des tableaux surchargeaient les murs; des livres de magie, parmi lesquels les Centuries de Nostradamus, des manuels de physiognomonie et les traités d'Etteilla, s'entassaient sur les bibliothèques. Enfin, les deux personnages prenaient place de chaque côté d'un petit bureau recouvert d'un tapis vert, sur lequel, au milieu d'un enchevêtrement de cartes ordinaires, de tarots et de tables cabalistiques, se dressait fièrement le miroir magique que la prophétesse prétendait tenir du célèbre astrologue de la cour de Catherine de Médicis, Luc Gauric.


(Luca Gaurico, ou Luc Gauric, ou Lucas Gauricus)

Différents systèmes divinatoires étaient proposés au numéro 5 de la rue de Tournon : la cartomancie, la chiromancie, la divination par le blanc d'oeuf (« Ayez un oeuf frais, portez-le sur vous, en extraire le blanc, au moyen d'une certaine préparation où vous joindrez du sel. Vous y remarquerez des choses curieuses et singulières »), par le marc de café (« Prenez de la poudre de café, portez-la sur vous M'espace d'une heure, il est nécessaire que la liqueur n'ait aucune ébullition, mettez du sel. Vous y découvrirez des nombres certains de mathématiques et même des portraits ») et par le plomb fondu (« Faites fondre un morceau de plomb neuf; au bout de cinq à sept minutes, vous pouvez y voir des choses curieuses que vous pourrez expliquer »). Les prix variaient entre trois et vingt francs; l'horoscope coûtait quatre cents francs et, pour sa rédaction, la devineresse demandait, outre le mois et le quantième de la naissance, la couleur, la fleur, l'animal préféré et l'animal détesté. « Tout le temps que vous causez avec Mlle Lenormand, vous la voyez occupée tantôt à rapprocher le bouton et la bride de sa manche de robe qu'elle ne boutonne jamais, tantôt à tortiller les bouts du foulard qui lui sert de fichu. »

C'est ce même cérémonial que devaient connaître de nombreux personnages de la fin de la Révolution et que connaîtraient encore ceux de l'Empire et de la Restauration. Mlle Lenormand proposait aussi à son visiteur un abonnement à un journal intitulé Le Mot à l'oreille, ou le Don Quichotte des dames, dans lequel on trouvait diverses nouvelles de la situation politique et des prédictions générales comme celle-ci : « Le froid se fera sentir de bonne heure : Parisiens, faites vos provisions. Le vin tiendra son prix; la farine éprouvera une légère diminution; la campagne prochaine commencera sous des auspices très heureux, ce qui nous assure d'avance le triomphe de nos armées. »

Mlle Lenormand était-elle déjà célèbre sous la Révolution? La plupart des consultations rapportées sont extraites de ses Mémoires. Parmi ses nombreux biographes, beaucoup soutiennent que, dès la période révolutionnaire, les prédictions de la cartomancienne étaient recherchées et ses relations avec la future impératrice Joséphine semblaient accréditées.

Néanmoins, certains auteurs assurent que Mlle Lenormand n'était pas encore connue sous le Directoire : « Tous ces récits, faits après coup, sont des contes sans ombre de fondement... C'était en 1796 une grosse fille d'une éducation très négligée, d'une fortune assise sur les brouillards de la mer, qui, voulant un mari pour avoir une position quelconque, le cherchait dans les cartes, comme font, à Paris, tant de jeunes filles incomprises. A force de remuer le jeu de piquet, de lire nuit et jour les livres variés qui expliquent le jeu de cartes, les horoscopes et les songes, d'étudier les rêveries publiées par Alliette, concernant la cartomancie et l'art de trouver les choses cachées dans les tarots, elle était parvenue à se faire un babil qui en imposait. »

Cellier du Fayel, qui reçut les confidences de la cartomancienne, déclarait que celle-ci n'avait surtout vécu, de 1793 à 1798, que grâce « aux soins du garçon boulanger ».
Si la célébrité de Mlle Lenormand sous la Révolution n'est donc pas chose certaine, à partir du 18 Brumaire, en revanche, et sous l'Empire, elle fut à coup sûr la plus grande cartomancienne de France, tant par le nombre que par la qualité de ses consultants.
(source : Magie et superstitions de la fin de l'ancien régime a la restauration)



Lien vers LA BOUTIQUE ESOTERIQUE SAMSARA

Revenir en haut Aller en bas
 

MLLE LENORMAND, CARTOMANCIENNE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» quelques livres sur le grand jeu de mlle Lenormand
» Tarot de Mlle Lenormand
» Jeu du Destin Mlle Lenormand
» L'origine des cartes de Mlle Lenormand...
» Grand jeu Mlle LENORMAND
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cercle de Samsara :: Votre Divination par vous même :: Les Jeux d'ORACLES :: Melle LENORMAND-
Sauter vers:  
Le Cercle de Samsara vous apporte des satisfactions,faites un don!
Le Cercle de Samsara vous apporte des satisfactions,faites un don!
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit