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 La Révolution interdit le recours aux arts divinatoires.

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MessageSujet: La Révolution interdit le recours aux arts divinatoires.   Mer 11 Mai - 8:18



La Révolution interdit le recours aux arts divinatoires.


Comme le reste, la divination s'était adaptée au mode de vie urbain. La cartomancie, ou art de tirer les cartes, était très répandue. Elle se pratiquait avec un jeu de piquet 15 de trente-deux cartes. Les cœurs et les trèfles étaient des cartes heureuses et leurs figures représentaient des personnes aux cheveux blonds ou châtains. Les carreaux et piques annonçaient infortune et malheur. Vers la fin du xvIlle siècle, la cartomancie s'enrichit d'un nouveau jeu, le tarot.

La Révolution interdit naturellement le recours aux arts divinatoires.
« Il n'était pas possible d'exercer en public l'art de la cartomancie, de la chiromancie, ou de la nécromancie, ni de consulter ostensiblement les gens savants de ces sortes de sciences, de crainte de se voir dénoncé comme conspirateur ou du moins suspect aux terribles Comités de salut public; mais, en secret, les choses n'en allaient pas moins leur train. Les citoyennes savaient faire la cartomancie pour elles-mêmes et pour leurs amis; il fut cassé bien des oeufs dont le blanc ne servit d'aliment qu'à la curiosité : comme c'était le moyen le moins compromettant de consulter l'avenir, on en usa fréquemment, même de fougueux Conventionnels.

Et les songes! Heureux qui savait les interpréter, plus heureux encore celui qui trouvait un bon interprète ". »
Bien que tombant sous le coup de la loi de juillet 1791, les diseurs de bonne aventure n'avaient pas renoncé à exercer leurs talents; mais ils le faisaient en secret, et c'est pourquoi les modestes cartomanciens de cette époque, consultés par les seuls gens du voisinage, nous sont à peu près inconnus.




Néanmoins, un procès-verbal,
établi en l'an VI (1797) par la section du Pont-Neuf, à Paris, fournit à ce sujet quelques indications :

« L'an VI de la République française une et indivisible, le 11 brumaire, 4 heures de relevée, Lambert Bequet, commissaire de police, officier de police judiciaire du canton de Paris, division du Pont-Neuf.

« Passant sur le Pont-Neuf, nous avons remarqué sur le trottoir près du corps de garde un particulier tenant dans la main gauche une poignée de papiers imprimés et distribuant aux citoyennes qui pas-saient sur ledit pont. Ayant remarqué que le citoyen n'en présentait nullement aux hommes nous nous sommes approchés de lui et tendu la main pour en recevoir, à quoi ledit particulier ayant eu l'air de refuser se décida cependant de nous donner un imprimé intitulé : " Lisez-moi pour vous ou pour vos amis " annonçant que le docteur Champelle, chirurgien, guérit de la maladie vénérienne.

« Attendu que cet imprimé ne nous a point paru de même format que ceux que le citoyen distribuait aux femmes, nous avons acquis à son égard des forts soupçons, en conséquence nous l'avons invité d'entrer au corps de garde du Pont-Neuf. A cette invitation, le particulier déférant très lentement a sur-le-champ porté sa main gauche dans la poche du même côté et y a déposé les impressions qu'il tenait. Entré au corps de garde...

« Nous avons invité ledit particulier de nous présenter les imprimés qu'il tenait de la main gauche sur le pont les distribuant aux femmes Sur cette invitation il nous a représenté ce qu'il avait dans les poches à l'exception des imprimés que nous lui demandions, en conséquence du refus de nous représenter lesdits imprimés, avons retiré nous-mêmes de la poche gauche dudit particulier vingt exemplaires d'un imprimé intitulé : " Le flambeau de la Raison ou l'art de tirer les cartes à la manière des Egyptiens ", commençant ainsi : " Le citoyen Italien, élève de Pinetti, flatté de mériter la confiance du public " et finissant ainsi : " Il demeure rue d'Anjou n° 1773 en entrant à gauche par la rue Thionville, près le Pont-Neuf. "

« Interpellation faite dudit particulier, si ces imprimés ne seraient pas les mêmes qu'il tenait à la main gauche, sur le pont, les distribuant aux citoyennes seulement. A répondu : oui, qu'il n'en a point d'autres et que par conséquent il n'a pu en distribuer d'autres.

« Interpellé de nous dire si ce sont eux qu'il tenait de la main gauche et a déposés en sa poche du même côté lorsque nous l'avons fait entrer au corps de garde. A répondu : oui.

« Demande depuis combien de temps le citoyen Italien lui a remis ces imprimés pour les distribuer. A répondu qu'il y avait quinze jours et ensuite que les papiers étaient dans sa poche pour se " torcher le c... " (sic) quand il en avait besoin...

« Sur quoi, nous commissaire de police susdit et soussigné, examen fait de l'imprimé susdit, intitulé " Le flambeau de la Raison "; attendu que l'auteur y annonce connaître d'une manière sûre le présent, le passé et l'avenir, d'après les rêves que l'on fait, qu'il invite le public de s'adresser à lui pour cet effet et en son domicile, que plusieurs fois il a été traduit devant les tribunaux pour ce faire; comme prévenu de délit compris en la loi de juillet 1791, que le nommé chevalier ici présent, paraît être de société avec ledit Italien, en distribuant mystérieusement aux citoyennes seulement les susdits imprimés et attendu enfin l'absence du juge de paix de cette division... ledit chevalier sera sur-le-champ conduit par nous devant les citoyens administrateurs du bureau central du canton de Paris, à qui copie du présent procès-verbal ensemble les imprimés y mentionnés seront remis. »

Mais les autorités avaient d'autres chats à fouetter. La contre-révolution disposait de moyens bien plus redoutables que la vulgaire cartomancie et, dès la fin de la Terreur, les diseurs de bonne aventure se mirent à proliférer; certains d'entre eux s'étaient d'ailleurs acquis une réelle notoriété.

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