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 Idries Shah - Maitre Soufi

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MessageSujet: Idries Shah - Maitre Soufi   Dim 1 Juil - 11:47


Idries Shah


Idries Shah est né à Simla, en Inde, d'un père indo afghan et d'une mère écossaise. Son enfance s'est déroulée en Angleterre (Londres et Oxford), mais son éducation fut comme un pont jeté entre l'Est et l'Ouest. Il fut éduqué, tel son père avant lui, par des précepteurs privés, en Europe et au Moyen-Orient, et lors de nombreux et vastes voyages - toute une série de périples qui, en fait, caractérisent l'éducation et le développement Soufis. En accord avec la tradition soufie, sa vie fut essentiellement dédiée au service. On comptait parmi ses amis et associés des soldats, des scientifiques, des artistes, des auteurs, des penseurs, des hommes d'affaires, des êtres accomplis, des célébrités, des rois et des reines.

Les écrits d'Idries Shah ont considérablement accru la connaissance des enseignements soufis en Occident. Il a eu une influence profonde sur plusieurs intellectuels, notamment Doris Lessing. Sa définition du Soufisme était ouverte dans le sens où il pensait que le Soufisme avait précédé l'Islam et ne dépendait pas uniquement du Coran, mais que sa source, sa portée et sa pertinence était universelle. Il soutenait l'idée que les enseignements spirituels devaient être présentés sous des formes et en des termes familiers à la communauté où ils doivent prendre racine. Il pensait que l'on devait donner aux étudiants un travail en fonction de leurs capacités individuelles et rejeter les systèmes qui appliquent les mêmes exercices à tous. Dans son propre travail, il a utilisé des histoires enseignements et l'humour avec de très bons résultats.

Les connaissances et les activités de Shah portaient sur un nombre de secteurs spécialisés si différents et se déployaient dans un tel nombre de pays, que ses amis, et parfois même sa famille, n'avaient conscience de ce qu'il faisait qu'à partir de ce qu'il était "utile qu'ils sachent". Shah lui-même, et son entourage, étaient passés maîtres en désinformation.

Idries Shah a créé les éditions Octagon Press afin de pouvoir publier et diffuser les livres sur le Soufisme sans risquer qu'ils soient épuisés. Il voulait que ces derniers soient toujours disponibles à chaque nouvelle génération. Le registre de ces livres va des manuels soufis traditionnels aux ouvrages contemporains.

Plusieurs livres avec le personnage du Mulla Nasrudin y figurent également. Ces histoires-enseignements pleines d'humour constituent une partie fondamentale dans l'observation de soi, si nécessaire à la progression sur la Voie.

Il a également créé "L'Institut pour la recherche culturelle" (Institute for Cultural Research) actuellement basé à Londres, qui accueille des cours et des conférences sur des sujets liées aux aspects de la nature humaine. L'institut n'offre pas d'approche religieuse. Davantage basée sur la psychologie, il inclut également "la psychologie traditionnelle". Il laisse la question de la religion et de Dieu à l'aspirant.

Shah s'est marié avec Cynthia (Kashfi) Kabraji en 1958 et a eu un fils et deux filles. Une des filles, Saira Shah a réalisé un reportage sur les droits des femmes en Afghanistan avec son documentaire "Sous le voile" ('Beneath the Veil'). Le frère de Shah, Omar Ali-Shah, était également un auteur et un maître Soufi.

Le best-seller d'Idries Shah, Kara Kush, est basé sur des faits et son expérience sur le terrain de l'extraordinaire courage du peuple afghan et des atrocités effroyables qu'il a subies. Environ un an après sa dernière visite en Afghanistan, vers la fin du printemps 1987, Shah a souffert successivement de deux crises cardiaques foudroyantes. Il est mort à Londres en 1996. Selon la nécrologie écrite par ses sympathisants, Idries Shah était membre fondateur du Club de Rome, fondateur des éditions "Octagon Press", soutien des Mujahiddin dans la guerre russo-afghane, directeur d'études de "L'Institut pour la recherche culturelle" et administrateur de la "Royal Humane Society" et de "L'hôpital et centre royal pour Incurables", entre autres réalisations.





Le soufisme (arabe : تصوف [tassawwuf]) désigne le côté ésotérique de l'islam qui existait de manière ineffable aux premiers temps de l'Islam et a fini par être désigné par le mot "tassawuf", lequel est rendu par "soufisme" en français. L'essentiel des confréries soufies sont d'obédience plutôt sunnite (elles reconnaissent la légitimité des quatre premiers califes de l'Islam). Cependant il existe en pays chiite aussi certaines manifestations du soufisme ; dans le Chiisme, le terme irfan désigne la discipline de la connaissance mystique dans l'enseignement religieux, ce qui le rapproche considérablement du soufisme.

Le mot soufisme a été forgé à partir du mot "el-soufiya" qui désigne en arabe l'homme qui a réalisé pleinement sa spiritualité et qui est arrivé au terme de la Voie. Tous les gens qui suivent le chemin du "tassawuf" ne sont pas des "soufis" mais des "aspirants" à la voie spirituelle, guidés par des "soufis", ou encore des maîtres spirituels.

Le tassawwuf consiste à pratiquer l'Islam, tout d'abord comme tous les autres musulmans, et à en faire plus tant au niveau des prières, que du jeûne... On retrouve aussi des pratiques ascétiques pour purifier l'ego et surtout le "dhikr", qu'on pourrait traduire par "rappel", qui consiste à se remémorer Dieu notamment en répétant des noms divins, seul ou à plusieurs. Il est à noter qu'il existe plusieurs modalités de "dhikr". Une autre pratique régulière que l'on retrouve dans le "tassawuf", c'est la récitation de bénédictions sur le Prophète Muhammed. Le tassawuf a pour but de conduire au degré de l’excellence de la foi et du comportement (al-ihsân) qui, par la purification du cœur, conduit à la sincérité spirituelle (ikhlâs) permettant d’accueillir la Lumière divine, par laquelle on connaît, par laquelle on voit ; mais peu arrivent à ce but. Celui qui arrive au but - le soufi -, après avoir mené le grand combat, dépouillé de son individualité (ego) et délivré de toutes les visions partielles et illusoires qui y sont attachées, prend vie en Dieu, et n’agit que par Lui ainsi qu’Il l’a dit : « Mon Serviteur ne s’approche pas de Moi par quelque chose que J’aime davantage que par les actes que Je lui ai prescrits, Il ne cesse de s’approcher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis l'ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il saisit… » (Hadith qoudsi rapporté par Al-Bokhari)

Les gens du tassawuf, souvent critiqués par ignorance ou par envie, produisirent un certains nombre de versets ou de hadiths pour confirmer leur pratique, du dhikr par exemple par ce verset coranique, quoiqu'il y en ait d'autres qui aillent dans le même sens :

« Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant sa Face. »
(Coran XVIII ; 28)

Voici le propos d'un maître spirituel actuel:

« L'islam est la religion de l'unicité de Dieu, de l'amour et de la paix. Il symbolise l'effort permanent, le combat incessant pour l’excellence du comportement, et la sincérité du culte ; le soufisme en est le cœur. C'est la voie de la connaissance de Dieu, et de la sérénité de l'âme. »
(Hamza al Qâdiri al Boutchichi)

Le soufisme n'a rien à voir avec le courant monastique chrétien, car le Coran récuse clairement la vie monastique.

« Ils (les chrétiens) ont inventé la vie monastique – que Nous n’avions nullement prescrite – poussés par le désir de plaire à Dieu. »
(Coran LVII ; 27)
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