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 Bouddhisme - Thailande - Ecole de Forêt

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MessageSujet: Bouddhisme - Thailande - Ecole de Forêt   Mer 30 Mai - 16:21




Ecole de forêt


Nom donnée à la tradition des moines (bhikkhu) respectant la pratique des "austérités" (dhutanga)
Parmi ces treize pratiques "austères", on compte notamment le fait de "résider dans la forêt" (âraññikanga), par opposition aux bhikkhu résidant dans des monastères (vihâra) de village ou de ville.
Traditionnellement, les "moines de forêt" se vouent davantage à la pratique de la méditation (ou "culture mentale" - bhâvanâ) que les moines "citadins" qui, eux, ont pour activités principales la prédication et les rites.

Ajahn Chah opéra un retour au bouddhisme primitif en remettant à l'honneur la discipline monastique et une ascèse stricte. Il insistait sur la grande valeur de la vie communautaire pour parfaire la pratique des moines. Pour lui, il ne devait y avoir aucune séparation entre la pratique dans le temple et les activités de la vie quotidienne. Sa tradition est appelée la tradition des moines de la forêt. Il encourageait ses moines à se rendre seul dans les forêts infestées de serpents et de tigres pour y méditer au pied d'un arbre et surmonter ainsi la peur et l'attachement.

Ajahn Chah accueillait volontiers tous les Occidentaux qui acceptaient de se plier aux règles strictes qu'il avait établies. Mais il refusait tout accommodement et toute faveur à leur égard.

Il fonda de nombreux monastères dans la forêt et insista sur l'importance pour les moines de garder des vœux monastiques purs.

Le Bouddha est né sous un arbre, il a passé toute la partie de sa vie suivant son Eveil dans la forêt, et il est mort sous un arbre. La forêt se trouve donc au cour des premiers temps du bouddhisme, aussi bien en tant que lieu privilégié de pratique qu'en tant qu'esprit imprégnant toute la pratique, qu'elle soit monastique ou laïque.

Le Bouddha a toujours rejeté les pratiques ascétiques extrêmes telles qu’ils les avaient expérimentées avant son Éveil. Cependant il reconnaissait qu'un certain degré d'austérité était nécessaire dans la vie des moines. Par exemple, nous trouvons dans les "nissaya" (supports) récités par le moine lors de l'ordination qu'il est censé porter des toges fabriquées à l'aide de vieux morceaux de tissu sans valeur, se nourrir de ce qu'il reçoit pendant la tournée d'aumônes, s'abriter au pied d'un arbre, etc. En outre il ressort de la lecture des biographies de nombreux moines que ces pratiques étaient très courantes dans la Communauté originelle, la vie errante et méditative étant la norme. Deux grands exemples (parmi beaucoup d'autres) nous sont parvenus : Mahâkassapa, l'un des principaux disciples du Bouddha, excellait dans ce genre de pratique, et Añña Kondañña, le premier à avoir perçu la sagesse de l'Enseignement lors du premier enseignement exposé par le Bouddha, a passé sa vie au coeur des forêts.

Pendant plus de 2 500 ans cette existence sylvestre fut le lot quotidien de nombreux moines dans divers pays d'Asie. Peu de rapports existent sur leur vie car ceux qui pratiquent selon cet esprit ne sont généralement pas des écrivains et ne recherchent ni l'approbation publique ni la médiatisation. À l'époque actuelle on peut encore visiter nombre de temples où ce mode de vie est expérimenté sous la direction de Maîtres de valeur. La plupart préfèrent se tenir à l'écart des traumas de la vie urbaine, des distractions et du luxe qui est bien loin de l'idéal du moine de forêt.

La Communauté monastique évolue mais demeure...

Dès la fin de la vie du Bouddha déjà, ses disciples étaient passés du stade d'un petit groupe de moines errants à celui d'une large communauté parfaitement organisée, résidant, à l'invitation de riches donateurs laïcs, dans de vastes monastères répandus dans toute la région centrale de l'Inde. Cette situation résultant du fait que, bien que les moines acceptent avec joie ce qui est offert et se contentent de conditions parfois austères en termes de logement et de nourriture, l'évolution naturelle veut qu'ils soient toujours en mesure de répondre aux besoins spirituels de la communauté laïque.

La Communauté monastique a néanmoins survécu dans sa forme originelle à des siècles de bouleversements, à la naissance et à la disparition de nombreux empires. De l'Inde au Sri Lanka, à la Birmanie, à la Thaïlande et à travers toute l'Asie, elle s'est répandue et a prospéré. Dans toute société où des valeurs spirituelles florissaient la Communauté a pu trouver nourriture et soutien, et en retour a offert un sens à cette société.

La Thaïlande est particulièrement favorisée par la présence d'un certain nombre de Maîtres bouddhistes de grande valeur, l'un d'entre eux étant Ajahn Chah (1918 - 1992). Ajahn Chah faisait partie d'un mouvement destiné à restaurer la direction et l'austérité originelles de la vie du moine en établissant des communautés monastiques à la vie très simple, dans les forêts les plus reculées. Une telle communion directe avec les éléments favorisait la clarté du mental et renforçait le coeur.

À ce jour, plus d'une centaine de monastères de forêt ont été créés, inspirés de son enseignement. De très nombreux disciples d'Ajahn Chah résident à travers le monde, le noyau de cette Communauté en Occident étant constitué par le monastère de Chithurst et le centre bouddhique Amâravatî en Angleterre, ouvert en 1985, sous la direction du Vénérable Sumedho, l'un des premiers disciples occidentaux du Maître. D'autres monastères ont été par la suite créés en Australie, Nouvelle-Zélande, Italie, États-Unis et Suisse. Ils accueillent pour des enseignements et des retraites nombre de laïcs.
Par ses caractéristiques mêmes, situées aux antipodes des pseudo-valeurs de notre civilisation, la tradition de Forêt ne semble rien posséder qui puisse séduire l'homme contemporain et il est à craindre que, malgré son ancienneté et sa vitalité actuelle, elle ne disparaisse, avec beaucoup d'autres, dans le chaos des comportements contradictoires de notre modernité.

L'obéissance à tous les désirs prenant la prééminence sur l'esprit de pauvreté et le contentement, la recherche du superflu sur la culture de l'essentiel, la vitesse et la précipitation sur la lenteur et la circonspection, l'agressivité sur la douceur et la paix mentale, la conformité sociale sur la transcendance.

L'ouverture de l'esprit révèle toute chose dans sa véritable perspective...

Les pensées, le comportement d'autrui, les événements, sont reçus tels qu'ils sont. Une attitude de détente totale permet à toutes ces conditions d'exister, d'évoluer, puis de se résorber dans la paix.
Ajahn
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